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Le cinéma à l'épreuve de la mondialisation
La politique cinématographique n'a jamais été objet de consensus international. Traité comme une marchandise ordinaire par une majorité d'Etats adeptes du libre échange, le film est considéré par une poignée d'autres, sous la pression d'une partie de leurs opinions, comme une oeuvre d'art dont il faut protéger l'élaboration et la circulation.
La France, championne de l'exception culturelle, a convaincu ses partenaires de mettre le cinéma et l'audiovisuel à l'abri de la libre concurrence. En même temps, au nom du principe de non discrimination, elle a dû étendre les bénéfices de son système d'aide aux ressortissants de l'Union européenne tout en valorisant les oeuvres d'expression originale française. Ces réformes ont accru la complexité du dispositif de soutien et le rendent inexportable. Cantonné dans une ligne défensive, les tenants de l'exception culturelle n'ont pas réussi à imaginer une politique qui garantit à terme la sauvegarde, voire le rayonnement de la création cinématographique européenne.
Le développement technologique fragilise le droit des auteurs et facilite une pénétration déjà écrasante des produits américains. Les Européens, animés sur le sujet de convictions très variables, mènent la bataille en ordre dispersé. On parle déjà d'abandonner la règle de l'unanimité pour traiter de ces questions. L'Europe et la France sont à la croisée des chemins pour tenter de définir une stratégie qui protège l'autonomie culturelle de l'Europe c'est à dire son identité.
24/11/2000
Durée du programme :62 minute(s) et 15 secondes
Classification Dewey :Cinéma
Conférences
Niveau :Tous publics / hors niveau
Disciplines :Arts du spectacle (cinéma/audiovisuel, théâtre, danse...)
Fiche LOM-FR :Français
Générique :
Producteur(s) :
Mission 2000 en FranceRéalisateur(s) :
Mission 2000 en FranceBONNELL René
Docteur en sciences économiques et diplômé de l’IEP d’Aix en Provence, René Bonnell occupe diverses fonctions dans l’enseignement supérieur de 1970 à 1986.
De 1978 à 1982, il dirige la distribution de Gaumont.
De 1982 à 1983, il est parallèlement Directeur Délégué aux éditions Ramsay.
A partir de 1983, il participe au lancement de Canal+ en tant que Conseiller du président d’Havas, André Rousselet, qui le charge des questions du cinéma.
Au sein de la chaîne cryptée, il occupe les fonctions de Directeur du cinéma de 1984 à 1996, avant de fonder en 1990 le Studio Canal Plus, filiale spécialisée dans la production et la distribution cinématographique qu’il dirige jusqu’en 1993 et dont il est nommé Vice-Président de 1993 à 1996.
En 1996, il est élu Président de l’institut de Formation et d’Enseignement pour les Métiers de l’Image et du Son (FEMIS) (1996-1998). Il se voit parallèlement confié par le Ministre de la Culture, une mission de réflexion sur l’aide et le financement de la production cinématographique.
De 1996 à 1999, il est Président Directeur Général de EOS Images.
En novembre 1999, il est réélu vice-président de l’Union des producteurs de films (UPF).
De janvier 2000 à décembre 2004, il est Directeur de la stratégie des programmes et Conseiller du Président de France Télévisions et de Président de France Télévisions Distribution, et de la Sofica France Télévisions Image 2
De mai 2006 à juin 2007, il exerce les fonctions de Délégué Général de la Chambre syndicale des Producteurs devenue l’Association des Producteurs de Cinéma.
Depuis cette date il produit des films (Octave Films).
Rapport Le droit des auteurs dans le domaine cinématographique : coûts, recettes et transparence (décembre 2008)
Livres parus :
Romans
Le Petit Kant (Gallimard)
Un jour de plus (Gallimard)
Grande vacance (Flammarion)
Silence on s’aime (Fayard)
Le cadavre d’en face (Fayard)
Essais
Le cinéma exploité (Seuil)
La vingt-cinquième image (Gallimard)
(quatre éditions)

