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	<title>Canal-U - Lettres, Arts, Langues et Civilisations</title>
	<link>http://www.canal-u.tv</link>
	<language>fr-FR</language>
	<description>Les fils RSS Canal-U - Lettres, Arts, Langues et Civilisations</description>
		
                    
		
				<item>
			<title><![CDATA["Qui êtes-vous Robert Mulligan ?"]]></title>
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            			<description><![CDATA[
<p>
<b>Conférence de Jean-Pierre Berthomé</b>
</p>

<p>
Une première approche de l’oeuvre pour mieux entrer ou s’immerger ensuite dans la rétrospective qui commence.
</p>

<p>
 
</p>

<p>
<b>Jean-Pierre Berthomé</b> enseignait à l’université de Rennes. Spécialiste des décors de cinéma, il a aussi publié des ouvrages sur Jacques Demy, Max Ophuls et, en collaboration avec François Thomas, <i>Citizen Kane</i> (Flammarion, 1992) et <i>Orson Welles au travail</i> (Cahiers du cinéma, 2006). Il collabore régulièrement à la revue <i>Positif</i>.
</p>
]]></description>
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		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Les plaques de lanterne magique "Life Models"]]></title>
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            			<description><![CDATA[
<p>
A partir des années 1870 apparaît en Angleterre un nouveau genre de plaques pour lanterne magique : les &quot;Life Models&quot;. Ce sont des plaques photographiques sur verre transparent et rehaussées de couleurs à la main. Les prises de vues ont été réalisées dans des studios vitrés anglais, avec des acteurs et figurants. Chaque série de plaques raconte une histoire, mimée par les comédiens sur fond de toile peinte. Les vues étaient accompagnées de commentaires de musique et, parfois, de chansons. Ces plaques sont importantes pour l'histoire du cinéma, comme le souligne dès 1963 l'historien Olive Cook : il y a non seulement une &quot;mise en scène&quot; avec toile peinte, accessoires, acteurs, mais aussi des différences de plan, des intertitres, des effets de &quot;montage&quot;, des flash-back, des ellipses narratives... Après une présentation historique du fonds exceptionnel conservé par la Cinémathèque (quelque 2 300 plaques), on projettera avec une double lanterne magique plusieurs séries originales ; on abordera aussi l'influence de ces plaques sur les premiers pas du cinématographe, en projetant quelques films des années 1900. 
</p>

<p>
<i>Laurent Mannoni est le commissaire, avec Donata Pesenti Campagnoni, de l'exposition &quot;Lanterne magique et film peint&quot;, et co-auteur du catalogue publié à cette occasion. Il est directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque française, est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur les débuts du cinéma, et a réalisé plusieurs expositions (sur Marey, L'art trompeur, Méliès...).</i>
</p>
]]></description>
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		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[La peinture animée depuis Emile Reynaud]]></title>
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            			<description><![CDATA[
<p>
En 1880 avec son Praxinoscope à projection, Emile Reynaud parvient à coupler la synthèse graphique du mouvement avec la lanterne magique, créant une nouvelle technique de peinture animée lumineuse, distincte des formes antérieures de projection et qui précède le cinéma photographique. Inventeur et artiste accompli, il crée ensuite le jeu expressif des personnages peints et animés dans ses Pantomimes Lumineuses, puis la Photo Peinture animée. De toutes ces inventions on peut retrouver des développements au fil des évolutions du cinéma, des films absolus au dessin animé narratif, en passant par les films coloriés et les hybridations graphiques et photographiques. Cependant la peinture animée en tant que technique « directe » va principalement se développer dans le cinéma expérimental, notamment avec les films de Len Lye et McLaren à partir des années 1930.
</p>

<p>
<b>Une conférence de </b><b>Dominique Willoughby</b>
</p>
]]></description>
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		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - L'écran de nos pensées - Table ronde ]]></title>
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            			<description><![CDATA[
<p>
<b>Un philosophe, des cinéastes : adapter, lire et mettre en scène une philosophie </b>
</p>

<p>
<b>Table ronde animée par Élise Domenach.</b>
</p>

<p>
<b>Avec Pascal BONITZER, Arnaud DESPLECHIN.</b>
</p>

<p>
<i>Projection d’extraits de films</i>
</p>

<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202115_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - La fabrique cavellienne des genres ]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_la_fabrique_cavellienne_des_genres</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1784505_1" id="eztoc1784505_1"></a><h2><b>Penser les genres cinématographiques </b><b>Présidence : Sandra Laugier </b></h2>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202114_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - Mettre  en  images  la  parole  des  femmes]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_mettre_en_images_la_parole_des_femmes</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b>mélodrames au planning familial </b>
</p>
<a name="eztoc1784180_0_1" id="eztoc1784180_0_1"></a><h3><b>Penser les genres cinématographiques Présidence : Sandra Laugier </b></h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202113_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell -  Leibniz, Cavell: la pensée sensible ]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_leibniz_cavell_la_pensee_sensible</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1784150_0_1" id="eztoc1784150_0_1"></a><h3>Penser les genres cinématographiques Présidence : Sandra Laugier </h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202112_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - Écrans, cartes et estampes]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_ecrans_cartes_et_estampes</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b>les nombres de la &quot;vie moderne &quot; (Baudelaire, Emerson, Cavell) </b>
</p>
<a name="eztoc1784123_0_1" id="eztoc1784123_0_1"></a><h3><b>La pensée et l’expression à l’écran </b><b>Présidence : Anne Sauvagnargues </b></h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202111_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell -  "Facing Reality:   some remarks ]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_facing_reality_some_remarks</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b>on recognition, betrayal, and the photographic field of expression&quot; </b>
</p>
<a name="eztoc1784096_1" id="eztoc1784096_1"></a><h2><b>La pensée et l’expression à l’écran </b><b>Présidence : Anne Sauvagnargues </b></h2>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202109_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell -  L’éthique transformée par la pensée du cinéma.]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_l_ethique_transformee_par_la_pensee_du_cinema</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b> L’importance de l’importance.</b>
</p>
<a name="eztoc1784069_0_1" id="eztoc1784069_0_1"></a><h3><b>Éducation, morale et cinéma</b></h3><a name="eztoc1784069_0_2" id="eztoc1784069_0_2"></a><h3><b>Présidence : Jean-Loup Rivière </b></h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202108_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell -  Ce qu’un certain cinéma sait de la démocratie]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_ce_qu_un_certain_cinema_sait_de_la_democratie</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1784042_0_0_1" id="eztoc1784042_0_0_1"></a><h4><b>Cavell, Hollywood et Rawls </b></h4><a name="eztoc1784042_0_1" id="eztoc1784042_0_1"></a><h3><b>Éducation, morale et cinéma </b><b>Présidence : Jean-Loup Rivière </b></h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

 <br />
L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
 <br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />
d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création <br />cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202107_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell -  A propos de quelques mystères laïcs]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_a_propos_de_quelques_mysteres_laics</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b>notes sur le « Supplément à La Projection du monde »</b>
</p>
<a name="eztoc1784015_0_1" id="eztoc1784015_0_1"></a><h3><b>Éducation, morale et cinéma</b></h3>
<p>
<b>Présidence : Jean-Loup Rivière </b>
</p>

<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

 <br />
L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
 <br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />
d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création <br />cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202106_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - The Double Existence of Cavell’s Philosophical Prose.  ]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_the_double_existence_of_cavell_s_philosophical_prose</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1783988_0_1" id="eztoc1783988_0_1"></a><h3><b>Mythe, fiction et autobiographie</b></h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

 <br />
L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
 <br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />
d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création <br />cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202104_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - Cristal de temps : Cavell et Deleuze ]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_cristal_de_temps_cavell_et_deleuze</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1783961_0_1" id="eztoc1783961_0_1"></a><h3> Mythe, fiction et autobiographie </h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

 <br />
L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
 <br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />
d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création <br />cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202103_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell -  La « vérité du scepticisme » au cinéma ]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_la_verite_du_scepticisme_au_cinema</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1783934_0_1" id="eztoc1783934_0_1"></a><h3><b><b>Le cinéma à l’Université, 40 ans après La projection du monde (1971) Présidence : Éric Dayre </b></b></h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202102_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - The Melodramatic Reality of Film and Literature ]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_the_melodramatic_reality_of_film_and_literature</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1783625_0_1" id="eztoc1783625_0_1"></a><h3><b>Cavell and Diamond, Coetzee and Hughes </b></h3><a name="eztoc1783625_0_2" id="eztoc1783625_0_2"></a><h3><b>Le cinéma à l’Université, 40 ans après La projection du monde (1971) Présidence : Éric Dayre </b></h3>
<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
<b> </b><br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
]]></description>
			<guid isPermaLink="false">202101_theme</guid>
		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Hommage à Stanley Cavell - l'écran de nos pensées : Philosophie et cinéma]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_du_spectacle_cinema_audiovisuel_theatre_danse/hommage_a_stanley_cavell_l_ecran_de_nos_pensees_philosophie_et_cinema</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b>Présentation du colloque par Elise Domenach</b>
</p>

<p>
<b>Un second souffle pour la philosophie du cinéma en France </b>
</p>

<p>

 <br />
L’ambition de ce colloque interdisciplinaire est de contribuer à la réception de la pensée du cinéma du <br />
philosophe américain Stanley Cavell, en interrogeant ses travaux dans une perspective croisant la théorie <br />
cinématographique et philosophique avec la création cinématographique. Ce colloque est porté par la section arts de <br />
l’École normale supérieure Lyon en collaboration avec la section philosophie. À cette occasion seront présentées au <br />
public une nouvelle traduction française et deux rééditions d’ouvrages de Stanley Cavell : Dire et vouloir dire (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Le Cerf, 2009), Qu’est-ce que la philosophie américaine ? De Wittgenstein à Emerson (trad. fr. C. <br />
Fournier et S. Laugier, Folio Gallimard, 2009), et Le cinéma nous rend-il meilleurs ? (éd. augmentée, éd. E. Domenach, <br />
trad. fr. E. Domenach et C. Fournier). Ces publications récentes constituent une avancée décisive dans notre <br />
connaissance de l’œuvre de Stanley Cavell, puisqu’elles permettront de découvrir en français un aspect méconnu de <br />
sa philosophie du langage (constitué de ses lectures d’Austin et de Wittgenstein), et de redécouvrir ses travaux sur les <br />
penseurs fondateurs de la philosophie américaine et la réflexion morale engagée à partir des films. Une séance de <br />
signature de ces livres, à l’issue du colloque, sera l’occasion de réfléchir à la diffusion de sa pensée en France, alors que <br />
ses ouvrages de philosophie de la connaissance (Les Voix de la raison), ses écrits sur Shakespeare (Le Déni de savoir <br />
dans six pièces de Shakespeare) et sur Thoreau (The Senses of Walden) sont désormais considérés comme des <br />
classiques. <br />
Une cérémonie de remise du Doctora Honoris Causa de l’ENS Lyon à Stanley Cavell, en présence de Monsieur <br />
le Directeur général de l’ENS Lyon, Olivier Faron, conclura le colloque, et permettra de nouer un dialogue pérenne avec <br />
sa pensée au sein de l’École. Cavell est reconnu outre-Atlantique depuis une trentaine d’années déjà pour son apport <br />
décisif au champ des études cinématographiques et à la philosophie du langage et de la connaissance, mais la <br />
dimension philosophique de ses travaux sur le cinéma n’a pas encore reçu toute l’attention qu’elle mérite, en France ni <br />
dans le monde. Promouvoir la philosophie de l’art de Cavell demande un décloisonnement des champs disciplinaires <br />
de la littérature, du cinéma, de la philosophie, et l’appropriation des grandes voix de la culture que cette œuvre <br />
incorpore ; de la philosophie du langage ordinaire d’Austin et Wittgenstein au transcendantalisme américain d’Emerson <br />
et Thoreau, en passant par Shakespeare, Kant, Nietzsche et Freud. L’ENS Lyon s’impose comme le lieu adapté pour <br />
créer un espace de pensée ouvert, au croisement des disciplines, pour la philosophie du cinéma. <br />
 <br />
<b>1999-2009 : les deux actes de la réception de la pensée du cinéma de Cavell en France </b><br />
 <br />
Dix ans après le premier (et, jusqu’à présent, unique) colloque consacré à la philosophie du cinéma de <br />
Stanley Cavell en France (à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle en 1999, organisé par S. Laugier et M. Cerisuelo. <br />
Stanley Cavell. Cinéma et philosophie, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001), ce colloque permettra de prendre en <br />
compte des dernières ressources de la recherche sur Stanley Cavell, en France et dans le monde. <br />
 <br />
Une telle recherche doit se faire dans l’optique d’une collaboration élargie entre laboratoires et institutions. <br />
C’est la raison pour laquelle nous mettons en commun les ressources distinctes et les spécialisations complémentaires <br />
des sections arts et philosophie au sein de l’ENS Lyon, mais aussi des deux laboratoires de l’École, le CEP, avec sa <br />
vocation d'expérimentation poétique et d'engagement dans la création contemporaine, et le CERPHI UMR 5037, avec <br />
ses méthodes d'histoire des idées, de contextualisation des textes et des débats qui structurent le champ intellectuel. <br />
Trois autres laboratoires français sont associés au colloque (et représentés au comité d’organisation) : le CURAPP de <br />
l’Université de Picardie Jules Verne qui associe sociologues, politistes et philosophes dans des travaux sur l’action <br />
publique, le politique, et deux laboratoires trans-artistiques, l’ARIAS de l’ENS Ulm/Paris III et le LESA de l’Université d’Aix-<br />
Marseille, qui travaillent en esthétique et théorie du cinéma. Enfin, il est décisif que ce colloque se tienne à Lyon, dans la <br />
ville du cinéma, et avec le soutien du Département du Rhône. <br />
 <br />
<b>L’écran de nos pensées </b><br />
 <br />
Considérer le cinéma comme écran de nos pensées implique de corréler la théorie avec la création <br />
cinématographique. C’est pourquoi nous sollicitons des cinéastes réalisateurs et scénaristes, lecteurs de Stanley Cavell ; <br />
soit qu’ils s’intéressent aux possibilités spécifiques d’expression du medium cinématographique (Luc Dardenne, Jacques <br />
Audiard, Agnès Varda), soit qu’ils s’inspirent directement de Stanley Cavell (Claire Simon, Emmanuel Bourdieu) ou <br />
ambitionnent d’« adapter » sa pensée à l’écran (comme aime à le dire Arnaud Desplechin). Nous souhaitons faire place <br />
à des projections de films et d’extraits de films d’Arnaud Desplechin et de Terrence Malick, tous deux « disciples » de <br />
Stanley Cavell, car on ne peut dissocier la pensée cinématographique, critique et philosophique, de l’expérience des <br />
films. Cette variété d’approches vise à explorer la manière dont le film devient l’écran de nos pensées. <br />
 <br />
Interroger cette dimension, c’est accepter avec Stanley Cavell une profonde rénovation critique du <br />
discours philosophique, l’ancrer dans notre expérience ordinaire du monde et des autres, et mettre en question notre <br />
expérience des films, sans préjuger de la clarté de nos pensées projetées, ni des difficultés que l’écran permet ou non <br />
de lever. C’est pourquoi nous voulons articuler ce colloque autour des concepts cavelliens de projection, d’éducation, <br />
de perception, de mythe pour examiner ce qu’il advient de nos pensées et de leurs objets lors de leurs projections ; ce <br />
que la perception cinématographique altère ou révèle de la nature de nos perceptions ordinaires ; ce qui distingue et <br />
lie l’expérience cinématographique à l’expérience ordinaire, et l’effet de retour de l’image projetée sur la pensée. <br />
 <br />
Si le cinéma hollywoodien nous fait rêver à la possibilité de réconcilier ses héros, d’éduquer le faible, de <br />
moraliser les vilains, c’est pourtant au cinéma que nous trouvons l’expression d’un sentiment d’exil du monde, <br />
d’étrangeté, que Cavell a appelé scepticisme, qui traverse nos vies ordinaires. Dans le mélodrame américain, Cavell a <br />
poursuivi une interrogation menée d’abord sur le terrain de l’étude des tragédies shakespeariennes, sur nos dénis du <br />
monde et des autres. Le cinéma devient ainsi l’écran de nos pensées, parce qu’il s’offre comme le miroir de nos doutes <br />
et incertitudes, tout en nous donnant les moyens d’en « guérir », dit Wittgenstein, et Cavell après lui. Il s’agira donc <br />
d’interroger ces rapports entre image, émotion, projection et pensée, sur le double versant de la création <br />cinématographique et de la réflexion philosophique. 
</p>
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		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Le monde et la diversité des langues / Claude Hagège]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/sciences_du_langage/linguistique/le_monde_et_la_diversite_des_langues_claude_hagege2</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b>Le monde et la diversité des langues</b>. Claude HAGÈGE (chercheur en linguistique, professeur au Collège de France). Conférence organisée par l'Institut de Recherche Pluridisciplinaire en Arts, Lettres et Langues (IRPALL), l'UFR des langues et le Conseil Scientifique de l'Université Toulouse II-Le Mirail, dans le cadre du programme &quot;Les mercredis de la connaissance&quot;. Université Toulouse II-Le Mirail, 5 mai 2010. [Suivi d'un débat avec l'auditoire, animé par Solange Hibbs, Jean-Louis Breteau et François-Charles Gaudard, professeurs à l'Université Toulouse II-Le Mirail].
</p>

<p>
<i>Selon les estimations, on compte, dans le monde contemporain, entre cinq mille et sept mille langues différentes, compte non tenu des dialectes et usages régionaux. Ces langues sont rangées en un certain nombre de familles, de l’indo-européenne à la sino-tibétaine, en passant par l’ouralienne, la sémitique, l’africaine, l’amérindienne, etc. Les langues appartenant à une même famille peuvent, néanmoins, être typologiquement très différentes. Certains esprits, hier comme aujourd’hui, prônent une unité linguistique, qui se réaliserait autour d’une langue unique, réputée faciliter les échanges à travers le monde. En réalité, aucune langue n’a jamais eu de diffusion mondiale, qui soit de nature à faire qu’elle supplante toutes les autres, et il ne semble pas, malgré ce qui est déclaré ici ou là, que l’anglais ait aujourd’hui cette vocation. En effet, face à sa présence sur les cinq continents, on voit s’affirmer des langues fortement promues par les pays où elles se parlent, de l’allemand au portugais, de l’espagnol au chinois, et de l’arabe au français, lequel prend tout naturellement sa place dans ce concert en faveur de la diversité linguistique du monde.</i>
</p>
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		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[Le rôle d'Alexis Josic et la cité artisanale des Bruyères à Sèvres /  Bénédicte Chaljub]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/architecture_art_du_paysage/le_role_d_alexis_josic_et_la_cite_artisanale_des_bruyeres_a_sevres_benedicte_chaljub</link>
            			<description><![CDATA[
<p>
<b>Le rôle d'Alexis Josic et la cité artisanale des Bruyères à Sèvres</b>. Bénédicte CHALJUB. In colloque &quot;<i>Conservation, restauration de l'architecture du Mouvement Moderne : l'exemple de l'Université de Toulouse-Le Mirail de Georges Candilis</i>&quot; organisé par l'Université de Toulouse II-Le Mirail en partenariat avec les universités de Rennes 2 et Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Université Toulouse II-Le Mirail / Musée Les Abattoirs, 8-10 avril 2010.
</p>
]]></description>
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		</item>
				
				<item>
			<title><![CDATA[New Year Prints from Yangliuqing during the 1930s]]></title>
                                    <link>http://www.canal-u.tv/themes/lettres_arts_langues_et_civilisations/arts/arts_visuels_et_plastiques/new_year_prints_from_yangliuqing_during_the_1930s</link>
            			<description><![CDATA[<a name="eztoc1781323_0_0_0_1" id="eztoc1781323_0_0_0_1"></a><h5>New Year Prints from Yangliuqing during the 1930s</h5>
<p>
 
</p>

<p>

This discussion will focus on a set of <i>nianhua</i> prints produced in Yangliuqing, Hebei during the early 1930s. At that time the <i>nianhua</i> industry was facing many challenges. Chinese visual culture was dominated by advertising genres such as <i>yuenfenpai</i> and other machine printed graphics produced in Shanghai and Japan, the ‘superstitious’ content found in older forms like <i>nianhua</i> had been denounced by Republican era political authorities, and many of the socially oriented narratives had been discredited by China’s newly emergent cultural elites. Nonetheless, the fashion and politics of China’s new urban elite were not all consuming, and at least as late as 1932 there continued to be a market for woodblock printed <i>nianhua</i> that were little changed from the late-Qing dynasty. <br /> I will explain the continuing popularity of these narratives in terms of the residual effects of a late-imperial cultural mechanism that promoted these narratives as part of a social code that implicitly supported imperial authority. Although the imperial sponsor and its value system had lost all relevance in China’s more progressive enclaves, these narratives of official success, social hierarchy, bucolic pastoralism and patriarchal familism continued as the mainstay of the <i>nianhua</i> industry and occupied a central position in Republican era popular culture.
</p>
]]></description>
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		</item>
				
</channel>
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