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La pensée de Xun zi
À défaut d’être le plus célèbre, Xun zi (~298-~235 ?) est le plus profond et le plus fécond des héritiers de Confucius. Rude polémiste, il batailla contre les lettrés de tous poils pour préserver la pureté d’une doctrine qu’il n’imaginait qu’exigeante. Pour lui, les rites constituent la colonne vertébrale des individus comme des groupes sociaux. Avec les devoirs moraux, ils forment une sûre barrière à la méchanceté native de la nature humaine. Car on ne naît pas bon, on le devient.
C’est ce qui l’opposa à d’autres penseurs et principalement à Mencius, le fils prodigue de Confucius. Son œuvre touche à bien des aspects de la connaissance de son temps, préfigurant les savoirs encyclopédiques du début de l’Empire. Il élabora une doctrine socio-politique, composa des poésies, forgea un art de la guerre, imagina le premier traité de linguistique, s’interrogea sur le Ciel et la divination, les rites, la musique ou la physiognomonie…
Equipe technique : Directeur de la production: Christophe Porlier, Responsable des moyens techniques: Francis Ouedraogo, Image: Sébastien Boudin, Son: Xavier comméat, Montage: Mathias Chassagneux, Diffusion Web: Jean-Claude Troncard
11/05/2007
Durée du programme :47 minute(s) et 14 secondes
Classification Dewey :Philosophie et psychologie, Chine et territoires adjacents
Autres
Niveau :niveau Licence (LMD)
Disciplines :Philosophie des sciences et des techniques - Epistémologie
Fiche LOM-FR :Français
Générique :
Producteur(s) :
UOH - Université Ouverte des HumanitésENS-LSH
Réalisateur(s) :
ENS-LSH / UOH / CERIMES / CANAL PHILO / SCAMMATHIEU Rémi
Rémi Mathieu, directeur de recherche au CNRS, Directeur de recherche, Centre de recherche sur les civilisations chinoise, japonaise et tibétaine (UMR 8155), CNRS, chargé de cours à l’ENS LSH . Il travaille sur la mythologie et la philosophie de la Chine ancienne. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à ces domaines et codirigé le volume d œuvres des Philosophes taoïstes II, • dans la Pléiade, collection dans laquelle il codirige la traduction à paraître du corpus confucianiste ancien.
Travaux :
« Élégies de Chu», attribuées à Qu Yuan, Song Yu et autres poètes chinois de l’Antiquité, IVe siècle av. J.-C. - IIe siècle apr. J.-C., traduites, présentées et annotées par RM, Paris, Gallimard, coll. «Connaissance de l’Orient», 2004, 306 p.
« Note: Le sujet dans le Chu ci Cahiers du centre Marcel Granet, Cahier 2, Paris, PUF, Institut de la pensée contemporaine, août 2004, p. 3-20.
«La première version connue du de Lao zi (~IVe s.). Une origine du “taoïsme”», hiver 2004-2005, p. 5-24., Paris, Entrelacs, coll.
«Sagesses éternelles», 2006, 272 p. Approches critiques de la mythologie chinoise, sous la dir. de Charles Le Blanc et Rémi Mathieu, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2007, 280 p.
Le Daode jing, « Classique de la voie et de son efficience », Nouvelles traductions basées sur les plus récentes découvertes archéologiques (trois versions complètes : Wang Bi, Mawangdui, Guodian), Paris, Entrelacs, 2007.

