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Institut Français d'Études Anatoliennes Georges Dumézil



Cappadoce, terre d'histoire et de culture

La Cappadoce, surtout connue pour ses paysages féériques et ses monuments rupestres est, comme le soulignait X. de Planhol, « un concept géographique étonnamment éphémère et mobile » dont la définition des frontières va évoluer au cours de l’histoire. Dès la période perse, la Cappadoce est identifiable dans les textes. Elle s’étend alors de la mer Noire au Taurus et du lac Salé à l’Euphrate.

Ses frontières circonscrivent les zones taurique et pontique comme le souligne Strabon, mais elles semblent ensuite se rétrécir, à partir du Xe siècle en un thème du nom de Cappadoce qui se développe du Taurus au sud à l’Halys (Kızılırmak) au nord et du Lac salé (Tuz Gölü) à l’ouest à Kayseri à l’est. Cette région répartie, actuellement, entre les départements d’Aksaray, de Nevşehir, de Kayseri et de Niğde, n’est pas reconnue administrativement, faisant aujourd’hui partie de la région d’Anatolie centrale (Iç Anadolu).

Malgré ses frontières mobiles, la Cappadoce ne demeure pas moins un espace central dans l’histoire de l’Anatolie. Au cours de l’histoire, cette région a été un foyer de production culturelle (en matière de cultes, langues, pratiques, techniques, d’architecture, etc…) au rayonnement très large. Cela s’explique par le fait que cette région a été un espace d’attraction et de circulations migratoires important au cours de l’histoire. Les populations que cet espace a abritées, aux langues et aux cultures variées, ont marqué par leur présence le territoire et ont contribué à l’exportation et la diffusion de pratiques culturelles nées en Cappadoce vers d’autres espaces. Aujourd’hui, la région qui a hérité des ce passé prestigieux, est au cœur des préoccupations de conservation et de valorisation du patrimoine de la région.

Le séminaire a pour objectif d’étudier en quoi la région de Cappadoce a été, au cours de l’histoire, un espace de circulations et de confluences migratoires, un foyer de productions culturelles majeur pour les différents empires qui s’y sont succédé. Ce séminaire constitue une sorte de préambule à un colloque que nous souhaitons organiser l’année suivante, sur ce même thème. Afin de restituer à ce territoire sa profondeur historique et pour tenter de saisir sa complexité, le séminaire aura une dimension transversale et interdisciplinaire. L’archéologie, l’histoire et la sociologie peuvent apporter, chacune avec son axe d’approche et ses méthodes d’analyses, des éclairages aussi bien différents que complémentaires dans une perspective temporelle de longue durée. Nous avons donc choisi d’inviter des conférenciers travaillant sur des périodes allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine.

Ce séminaire mensuel, qui se déroulera à l’Institut Français d’Etudes Anatoliennes, débutera en novembre 2011 par une séance introductive et s’achèvera en juin 2012 par une séance de conclusion. Les conférences seront réalisées en français, en turc ou en anglais. Ce séminaire est co-organisé par Aude Aylin de Tapia (doctorante en histoire ottomane à l’EHESS et à l'université de Boğaziçi), Anaïs Lamesa (doctorante en histoire de l’Antiquité tardive à Paris IV et en archéologie à Montpellier III) et Lisa Deheurles-Montmayeur (doctorante en sociologie à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble).

 
 
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