Partager sur Facebook Imprimer la page

Les biotechnologies

Rechercher un programme

Rechercher un programme
UNT Partenaires

Les biotechnologies

Les biotechnologies actuelles sont l'objet d'un vif débat de société. On examinera les fondements scientifiques et philosophiques des biotechnologies, fondements qui restent mal connus du public comme reste mal connu l'esprit des développements actuels des sciences de la vie. Les biotechnologies ne constituent pas une anti-nature ou une contre-nature, mais une nature possible et réalisable.

Les biotechnologies actuelles, qui ont été largement anticipées tout au long du vingtième siècle, résultent de la confluence des pratiques d'amélioration des espèces végétales et animales, phytotechnie et zootechnie et de transformation des produits agricoles (pratiques extrêmement anciennes) d'une part, et d'autre part des développements de la biologie moléculaire des années soixante qui ont mis en évidence les outils cellulaires (enzymes de restriction, trasncriptase réverse, et autres enzymes) utilisés par la suite dans les biotechnologies.

Les biotechnologies sont rendues possibles par un certain nombre de propriétés de la matière vivante, au premier rang desquelles la malléabilité et la stabilité. Elles ne font qu'étendre le "jeu des possibles" et le "bricolage moléculaire" , que François Jacob a établis comme caractéristiques essentielles de l'évolution biologique. Les biotechnologies représentent, comme l'a dit Manfred Eigen, une "évolution dirigée" reposant sur les mêmes mécanismes que ceux de l'évolution biologique, reproduite et prolongée in vitro.

Sur le plan philosophique, les biotechnologies sont fondées sur la réalisabilité du possible, caractère sur lequel les philosophes ont souvent insisté, et sur la proximité entre nature et technique, qu'ils ont également très souvent reconnue. Certain des plus notables des philosophes récents qui ont étudié les techniques ont insisté sur leur caractère humain.

En conclusion, les biotechnologies contemporaines en expansion posent certains problèmes qui ne pourront être résolus que par la discussion rationnelle fondée sur une information rigoureuse et non sur des jugements a priori. A cet égard, il convient de souligner que la philosophie ne va pas nécessairement dans le sens de l'opinion quelle qu'elle soit.

Date de réalisation :

22/01/2004

Durée du programme :

66 minute(s) et 45 secondes

Classification Dewey :

Sciences de la vie. Biologie, Epistémologie (théorie de la connaissance)

Catégorie :

Conférences

Niveau :

Tous publics / hors niveau

Disciplines :

Philosophie des sciences et des techniques - Epistémologie

Fiche LOM-FR :

Obtenir la fiche

Langue :

Français


Générique :

Producteur(s) :

UTLS - la suite

Réalisateur(s) :

UTLS - la suite

DEBRU Claude

Statut

Philosophe,
Professeur de philosophie des sciences à l'Ecole Normale Supérieure

Parcours

De 1991 à 1999 Directeur de recherche au CNRS
Professeur conventionné à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg
Responsable du Centre Européen d'Histoire de la médecine et du laboratoire d'Epistémologie des Sciences de la Vie et de la Santé
Professeur d'histoire des Sciences à l'Université Denis Diderot Paris 7
Depuis septembre 2002, professeur de philosophie des sciences à l'Ecole Normale Supérieure

Spécialités

Historien et épistémologue des sciences de la vie, Claude Debru a mené des travaux sur la biochimie, sur la neurophilosophie du rêve. Plus récemment il a proposé une réflexion sur la question des biotechnologies.

Particularités

Il a écrit de nombreux articles dans les revues nationales et internationales, et plusieurs ouvrages parmi lesquels :
L'Esprit des Protéines, Histoire et Philosophie Biochimiques, Hermann, 1983
Neurophilosophie du rêve, Hermann (collection Savoir/Science) 1990
Soi et Non-Soi (avec Jean Bernard et Marcel Bessis), Seuil, 1990
Philosophie de l'Inconnu. Le vivant et la recherche, PUF, 1998
Le possible et les biotechnologies, PUF, 2003

Associations

Membre correspondant de l'Académie des sciences
Membre de la Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina