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L'art et la science - Jacques Morizot

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L'art et la science - Jacques Morizot

Le clivage qui régit les rapports entre science et art est profondément lié à notre histoire culturelle. De nombreux processus ont modifié au cours du temps l’image du savant et de l’artiste : le romantisme, la spécialisation des sciences, la vulgarisation scientifique...

Retour sur des siècles d’histoire culturelle

Une conférence de l'UTLS au lycée. Avec Jacques Morizot (philosophe, Université d’Aix-Marseille 1). Lycée Pierre Mendès France (13 Vitrolles)
Date de réalisation :

27/11/2008

Durée du programme :

49 minute(s) et 29 secondes

Classification Dewey :

Philosophie et théorie des beaux-arts et des arts décoratifs

Catégorie :

Conférences

Niveau :

niveau Licence (LMD)

Disciplines :

Arts : critique et théorie

Fiche LOM-FR :

Obtenir la fiche

Langue :

Français


Générique :

Producteur(s) :

UTLS au lycée

Réalisateur(s) :

UTLS au lycée

MORIZOT Jacques

Jacques MORIZOT

Jacques Morizot : Enseignant, Professeur des universités, Directeur du département d'Arts plastiques de l'université Paris VIII, Directeur de l'équipe de recherches EA 2301 "Esthétique, histoire et pratiques des arts plastiques et de la photographie"

Domaines de recherche :

Esthétique philosophique ; émergence de l'esthétique du XVIIIe en Angleterre et en France ; naissance et grands courants de l'esthétique analytique

Théorie sémiotique, philosophie du langage et philosophie cognitive appliquées à l'analyse des arts
Ecrits d'artistes et théorie de l'art.

Orientation :

Après une longue période tournée vers l'épistémologie et l'histoire des sciences, il s'est recentré depuis les années 90 sur l'esthétique. Le pivot de ce tournant est constitué par la traduction de Langages de l'art de Goodman, bientôt suivie d'une présentation générale des thèses de ce dernier. Il ne s'agissait pas d'en proposer une interprétation personnelle mais d'éclairer les arrière-plans de son entreprise en rendant accessibles des références peu familières au public francophone et en faisant le lien entre le livre et le reste de l'œuvre. L'objectif plus général, dans un second temps, a été de le resituer dans l'horizon de l'esthétique anglo-saxonne qui a connu depuis les années 50 un véritable renouveau, avec une diversification considérable des approches sur la définition de l'art et le fonctionnement des œuvres.

Avec un peu de recul, les deux tâches qui lui semblent prioritaires aujourd'hui sont :
- d'une part, de réélaborer la notion d'exemplification que Goodman a caractérisée en logicien davantage qu'en théoricien des arts, ce qui demande de la faire travailler dans le cadre de pratiques artistiques spécifiques (par exemple les papiers collés) ;
- d'autre part, de contribuer à la réflexion sur la théorie de l'image généralisée qui est au cœur de nombreuses recherches et travaux contemporains. La dimension sémiotique n'y occupe qu'une place marginale, alors que les contributions en provenance de l'analyse de la perception et de la cognition ont renouvelée nombre d'approches classiques. De plus, il est difficile de sous-estimer les développements considérables relatifs aux media numériques et à la simulation.