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Entre travail individuel et action collective.
Quel est le rapport entre le travail et l’action ? À quelles conditions les évolutions actuelles du monde du travail peuvent-elles être transformées ?« Individualisme et dynamiques collectives » rappelle une contradiction centrale de la théorie politique : la noblesse du politique serait du côté de l’action, alors qu’il conviendrait de se méfier de l’individu. Or, sous la loupe du travail, cette contradiction n’est pas antagonique. L’individu n’est pas un obstacle à l’action mais une exigence spécifique : penser ensemble l’action et la vie. Mieux, l’action (collective) pourrait gagner en rationalité si elle intégrait l’exigence de respecter la vie (individuelle). ... Voir la vidéole (32m56s)
Les métamorphoses de la légitimité.
Alors que la démocratie est considérée comme en panne, certains éléments de vitalité apparaissent. Notamment un décentrement des démocraties par rapport au champ électoral. Il faut alors analyser les différentes formes de légitimité en distinguant légitimité d’impartialité, de proximité et de réflexivité. Voir la vidéole (31m51s)
Le migrant connecté (Dana Diminescu)
Partons de l'univers-maison d'une famille philippine de Paris : l'écran d'ordinateur donne accès à leur maison de Manille. D'où un paradoxe : au cœur du « déracinement », on trouve des attaches et des liens préservés. Le programme « TIC et migrations » montre que migrer n'est plus incompatible avec la conservation de liens et de contacts ! Nouvel enfermement communautaire ? Possible, mais s'accompagnant alors d'une manière nouvelle de vivre ensemble. Voir la vidéole (41m7s)
La ville portuaire : modèle de productivité dans la mondialisation (Thierry Baudouin)
Les villes mondialisées ont besoin d'interfaces de plus en plus complexes : un port maritime, fluvial, aérien, routier, numérique... Disposer de beaucoup de ces ports dépend bien plus des stratégies des villes que de leur taille. La mondialisation est une opportunité à saisir et à construire par chaque acteur. Mais nos villes sont en général mal placées pour organiser les branchements sur les flux de la mondialisation. Le système fordien, jacobin et industriel ne favorise nullement la réussite des villes, parce que jouer la compétition classique entre territoires relativement à un centre permanent n'est pas pertinent dans la concurrence mondiale. ... Voir la vidéole (29m18s)
La mondialisation centrifuge (Saskia Sassen)
L'opposition du global et du local est trop simple. Une troisième sphère est plus difficile à théoriser que les grandes organisations mondiales. Nous manquons de mots pour parler des petites transformations qui introduisent de réelles innovations politiques. Deux institutions sont proprement « mondiales » : la Cour internationale de Justice (encore à peine fonctionnelle) et les règles de la propriété intellectuelle de l'OMC. La Cour pénale internationale peut être saisie par les citoyens de n'importe quel Etat, et l'OMC s'applique directement aux firmes sans passer par des transpositions juridiques. Des lois globales peuvent parfois être transposées localement sans passer par ... Voir la vidéole (29m15s)
Istanbul, la ville du "passage" (Christiane Garnero-Morena)
Istanbul conserve la mémoire de la ville, et la nôtre, la mémoire de l’Occident. Mais cette ville vit au jour le jour tant ses changements sont rapides, drastiques. Trop occupées par la quête vers la modernité, et à digérer les cohortes de migrants anatoliens, ou à satisfaire la demande des investisseurs privés, les autorités ont négligé le centre d’Istanbul. Depuis peu, cette expansion excessive et incontrôlable fait sentir que la péninsule historique risque de devenir un simple lieu pour touristes, une parodie de Paris en vis à vis d'un nouveau Dubaï attirant des capitaux étrangers. Voir la vidéole (32m58s)
La ville de l'après-pétrole (Cyria Emelianoff)
L'analyse des modes de vie est indispensable car ils sont à la source de toute évolution en matière environnementale. Les modes de vie sont un objet de préoccupations montantes du côté de la société civile comme des pouvoirs publics, par exemple dans le cadre des plans Climat, des agendas 21 locaux ou de certaines expériences d’éco-quartiers. Plusieurs pistes sont à analyser : les impacts environnementaux des territoires, liés aux modes de vie des leurs habitants d’une part, les modes de vie comme objet politique et les inégalités des répartitions des ressources et richesses d’autre part. La durabilité ne serait pas ... Voir la vidéole (35m35s)
La ville de la pantoufle (Philippe Madec)
« À chaque projet, se coltinant le réel au plus près du local, les architectes avancent vers la ville durable, sans théorie préconçue ni Charte d’Athènes. « La ville durable sera celle de la proximité, une ville de la pantoufle 1 ! » assure Philippe Madec. Au cœur de ce qu’il nomme le « bio- îlot », tous les aspects du quotidien seront à portée de pieds, dans une sobriété du déplacement qui mesurera l’espace urbain en minutes plutôt qu’en kilomètres. Solliciter une proximité de l’architecture, voilà une revendication particulière pas si répandue. »www.philippemadec.eu/ Voir la vidéole (31m11s)


