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La mondialisation centrifuge (Saskia Sassen)
L'opposition du global et du local est trop simple. Une troisième sphère est plus difficile à théoriser que les grandes organisations mondiales. Nous manquons de mots pour parler des petites transformations qui introduisent de réelles innovations politiques. Deux institutions sont proprement « mondiales » : la Cour internationale de Justice (encore à peine fonctionnelle) et les règles de la propriété intellectuelle de l'OMC. La Cour pénale internationale peut être saisie par les citoyens de n'importe quel Etat, et l'OMC s'applique directement aux firmes sans passer par des transpositions juridiques. Des lois globales peuvent parfois être transposées localement sans passer par ... Voir la vidéole (29m15s)
Istanbul, la ville du "passage" (Christiane Garnero-Morena)
Istanbul conserve la mémoire de la ville, et la nôtre, la mémoire de l’Occident. Mais cette ville vit au jour le jour tant ses changements sont rapides, drastiques. Trop occupées par la quête vers la modernité, et à digérer les cohortes de migrants anatoliens, ou à satisfaire la demande des investisseurs privés, les autorités ont négligé le centre d’Istanbul. Depuis peu, cette expansion excessive et incontrôlable fait sentir que la péninsule historique risque de devenir un simple lieu pour touristes, une parodie de Paris en vis à vis d'un nouveau Dubaï attirant des capitaux étrangers. Voir la vidéole (32m58s)
La ville de l'après-pétrole (Cyria Emelianoff)
L'analyse des modes de vie est indispensable car ils sont à la source de toute évolution en matière environnementale. Les modes de vie sont un objet de préoccupations montantes du côté de la société civile comme des pouvoirs publics, par exemple dans le cadre des plans Climat, des agendas 21 locaux ou de certaines expériences d’éco-quartiers. Plusieurs pistes sont à analyser : les impacts environnementaux des territoires, liés aux modes de vie des leurs habitants d’une part, les modes de vie comme objet politique et les inégalités des répartitions des ressources et richesses d’autre part. La durabilité ne serait pas ... Voir la vidéole (35m35s)
La ville de la pantoufle (Philippe Madec)
« À chaque projet, se coltinant le réel au plus près du local, les architectes avancent vers la ville durable, sans théorie préconçue ni Charte d’Athènes. « La ville durable sera celle de la proximité, une ville de la pantoufle 1 ! » assure Philippe Madec. Au cœur de ce qu’il nomme le « bio- îlot », tous les aspects du quotidien seront à portée de pieds, dans une sobriété du déplacement qui mesurera l’espace urbain en minutes plutôt qu’en kilomètres. Solliciter une proximité de l’architecture, voilà une revendication particulière pas si répandue. »www.philippemadec.eu/ Voir la vidéole (31m11s)
La vulnérabilité urbaine mondiale (Michel Lussault)
Quoi que nous fassions, notre horizon urbain est celui de la vulnérabilité. Celle-ci n'est pas un dysfonctionnement, mais le régime normal du système urbain. Agir dans un monde incertain (Lascoumes), appréhender les catastrophes (Dupuy), c'est accepter de rompre avec l'idée d'arraisonnement et de maîtrise du monde comme totalité. Loin d'opposer une prise de contrôle à ce qui serait du désordre, il s'agit d'observer les régulations spontanément à l'œuvre : des événements locaux mettent parfois leurs interactions en échec, rendant perceptible leur limitation. Les sociétés urbaines ne sont pas contrôlées car elles ne sont pas contrôlables. Il s'agit d'intégrer la vulnérabilité ... Voir la vidéole (26m34s)
Prospective sociale et prospective urbaine (Pierre Veltz)
Dans les mouvements de la mondialisation, comme dans les turbulences de la crise, les villes vivent plus dangereusement, car elles sont soumises non seulement aux grandes tendances prévisibles de l'économie, mais à une multitude d'aléas résultant du grand dégroupage des chaînes d'activité. Pourtant, dans le même temps, les villes sortent également renforcées de ces processus, dans la mesure où elles parviennent à constituer des polarités qui constituent d'irremplaçables bases d'appui, mutualisant les ressources et activant des potentiels de solidarité et de confiance. Au-delà du modèle concurrentiel qui organise le développement local autour de la lutte pour les ressources mobiles (capitaux, ... Voir la vidéole (34m41s)
À propos de Spinoza (Jacqueline Lagrée)
Spinoza et le débat religieux :Après avoir rappelé comment, à partir de l'étude de la religion naturelle au 17ème siècle, elle en est venue à la philosophie de Spinoza, Jacqueline Lagrée livre dans cet entretien sa méthode de lecture de la philosophie spinoziste et revient sur les principaux thèmes développés dans son ouvrage, principalement autour de la position religieuse personnelle du philosophe. Voir la vidéole (1h19s)
Histoire(s) de l'ergonomie (6/7) - L’essaimage : La diffusion et l’internationalisation
« L’essaimage : la diffusion et l’internationalisation » constitue la sixième partie de la Grande Leçon Histoire(s) de l’ergonomie. Le développement de l’ergonomie en Europe (Suisse, Belgique, Pologne) est indissociable de l’ergonomie française et francophone. De grandes figures ont jalonné depuis plus de 50 ans les étapes de son évolution : Etienne Grandjean à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich ; Paule Rey à l’Université de Genève ; Jean-Marie Faverge et André Ombredane à l’Université Libre de Bruxelles ; et bien plus tôt, Wojciech Jastrzebowski à l’université de Varsovie. Le développement de l’ergonomie en Amérique du Nord et du Sud est au ... Voir la vidéole (1h20m14s)


