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Hydre verte, le développement précoce
L'ovocyte prêt à être fécondé se dégage de son enveloppe èpidermique et reste "collé" fortement au niveau de la cupule épidermique. La fécondation déclenche le développement embryonnaire qui débute par la période de clivage. Les spermatozoïdes contenus dans les ampoules testiculaires assurent la fécondation de l'ovocyte. Les stades de clivage se succèdent.L'embryon reste accolé à la cupule épidermique. Au centre de l'embryon, apparaît une cavité discrète, le blastocoele. A la fin de la période de clivage, l'embryon est une blastula. Des centaines de cellules forment l'embryon. l'embryon est prêt à se détacher pour évoluer en larve planula. Voir la vidéole (3m25s)
Hydres verte et brune, les cnidocystes
Les cellules urticantes des coelenthérés sont bien présentes chez les hydres d'eau douce. Elles sont portées par les tentacules et regroupées en boutons urticans. Les cnidocystes apparaissent comme des cellules de grande dimension et hautement spécialisées. Ils portent un cnidocil sensoriel. Ils contiennent un liquide urticant et un tube enroulé dans le cytoplasme, terminé par une pointe épineuse. Ces structures ne peuvent être discernables qu'à un plus fort grossissement. Une fois stimulé par une proie, le cnidocil sensoriel déclenche la dévagination soudaine du tube enroulé terminé par la pointe épineuse en forme de harpon. Ainsi, la proie est "harponnée" par ... Voir la vidéole (2m1s)
Hydre verte, le bourgeonnement
La reproduction asexuée consiste en une excroissance qui prend forme dans le dernier tiers du corps de l'hydre, près du pied. Elle est constituée des deux tissus fondamentaux de l'hydre, l'épiderme et l'endoderme. Le bourgeon apparaît comme une hernie de la paroi, largement ouverte dans la cavité gastrique. L'allongement du bourgeon fait apparaître les ébauches des tentacules ainsi que l'hypostome où s'ouvrira la bouche. Le bourgeon devient une petite hydre. La bouche s'ouvre entourée d'une couronne de tentacules. Voir la vidéole (2m10s)
Hydre verte, les ampoules testiculaires
Les ampoules testiculaires prennent naissance dans la partie antérieure de l'hydre, près de la couronne tentaculaire. Il peut y en avoir plusieurs. Leur maturité se signale par la formation d'une excroissance au sommet de l'ampoule et dans laquelle, à un fort grossissement, on distingue les spermatozoïdes matures mobiles prêts à être libérés dans le milieu aquatique environnant. Voir la vidéole (3m3s)
Le repas de l'hydre
Les hydraires capturent leurs proies à l'aide des tentacules péribuccaux. Ce sont principalement des crustacés copépodes et cladocères tels que les daphnies présentes en grand nombre dès le printemps. La capture s'effectue grâce aux cnidocystes, cellules urticantes armées d'un système de harpon à l'échelle cellulaire. La daphnie est ainsi retenue afin d'être entourée par les tentacules. Mais il arrive que la proie, trop vigoureuse, se détache et s'enfuie ou que la proie soit trop volumineuse. Après ingestion, la proie se retrouve dans la cavité stomacale où l'on reconnait les carapaces des différents crustacés, voire de larves d'insectes. Voir la vidéole (2m14s)
Hydre brune, le retournement
La fixation de l'hydre sur son pied peut n'être que transitoire. Pour changer d'emplacement, elle bascule sur sa bouche avec laquelle elle établit un contact sur le substrat, puis décolle son pied. Le corps se raccourci et bascule à son tour projetant le pied un peu plus loin où il établi un nouveau contact adhésif. Voir la vidéole (1m39s)
L'hydre à deux bouches
A ranger au rang des curiosités de la nature, cette hydre verte possède deux orifices buccaux. Chose rare sans doute mais pas inexplicable. En effet, le haut pouvoir bourgeonnant et régénérateur des tissus de l'hydre est connu depuis longtemps et on peut imaginer qu'une blessure ou une coupure aie pu endommager la région orale en provoquant une scission de part et d'autre de laquelle la bouche se soit dupliquée. Voir la vidéole (3m22s)
Chlorhydra viridissima, l'hydre verte
Parmi les cnidaires d'eau douce, les plus communs sont représentés par les hydres brune et verte. Elles vivent collées aux végétaux aquatiques où elles se nourrissent en capturant avec leurs tentacules, les crustacés de passage. Anatomiquement, l'hydre verte semble de constitution apparemment simple, soit un sac didermique (épiderme et endoderme) pourvu d'un seul orifice (la bouche) entouré de 8 tentacules. Les tissus mous de l'hydre possèdent la remarquable capacité de se contracter fortement en cas de stress. Voir la vidéole (2m19s)


