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Coutume et critique : sortir du système rhétorique / Sophie Peytavin
Que vaut la notion de coutume sur le terrain épistémologique ? La philosophie a toujours posé que la pensée véritable consistait en un élargissement par rapport aux idées spontanées, à la pensée coutumière. Mais à la fin de la Renaissance, se joue une interrogation plus fine sur les habitudes de pensée, qui ne vise plus la doxa mais la coutume intellectuelle savante. En effet le système rhétorique apparaît comme une tradition structurante ; la pensée se développe par référence aux autorités, sur le mode du déploiement des lieux et des exemples. Cette coutume a même tendance à devenir nature (seconde nature), tel est ce qui résulte des principes de l'éducation humaniste ou de la réflexion sur l'imitation créatrice. Or au moment où ces thèmes ne sont plus déclinés mais interrogés, voire critiqués (soit théoriquement, soit par la pratique textuelle), la notion de coutume prend sens dans le champ théorique.
Communication donnée dans le cadre des 4e Rencontres internationales La Boétie de Sarlat organisées par la Société des amis de La Boétie au Centre culturel de Sarlat, du 26 au 28 novembre 2008, colloque "La coutume : formes, représentations et enjeux ".
26/11/2008
Durée du programme :46 minute(s) et 42 secondes
Classification Dewey :Littératures des langues romanes. Littérature française, Epistémologie (théorie de la connaissance)
Conférences
Niveau :niveau Doctorat (LMD)
Disciplines :Généralités, Littérature moderne et contemporaine
Fiche LOM-FR :Français
Générique :
Editeur(s) :
Université Toulouse II-Le Mirail SCPAMProducteur(s) :
Université Toulouse II-Le Mirail SCPAMRéalisateur(s) :
Jean JIMENEZPEYTAVIN Sophie
Ancienne élève de l’E.N.S. de Fontenay/Saint-Cloud, agrégée de philosophie, Sophie Peytavin enseigne actuellement dans le secondaire au lycée Albert Camus de Nantes. Elle a soutenu une thèse de doctorat intitulée « Montaigne, les Essais : critique de la raison rhétorique », sous la direction de P.-F. Moreau, en novembre 2007 à Paris IV-Sorbonne. Quelques articles publiés, dont : « Des corps mal unis » (Montaigne, Essais, III, 9, 265). D’un discours ambigu sur les affections sociales à l’essai de la douceur comme affection civique », dans Les affections sociales, sous la dir. de F. Brahami, Besançon, 2008 ; « Philosopher médiocrement : Gelli et Montaigne », dans Eloge de la médiocrité. Le juste milieu à la Renaissance, textes édités par E. Naya & A.-P. Pouey-Mounou, Paris, Editions Rue D'Ulm/Presses de l'Ecole Normale Supérieure, 2005 ; « Tabourot a-t-il écrit des essais ? Pour une analyse générique des Quatrièmes Bigarrures », dans Tabourot : pratique et critique des genres, RHR, 51-52, décembre 2000-juin 2001.

