Canal-U

Mon compte
Université Toulouse-Jean Jaurès (Toulouse II-le Mirail)

Épistémologie féministe : le mirage de la connaissance objective / María Luisa Femenías


Copier le code pour partager la vidéo :
<div style="position:relative;padding-bottom:56.25%;padding-top:10px;height:0;overflow:hidden;"><iframe src="http://www.canal-u.tv/video/universite_toulouse_ii_le_mirail/embed.1/epistemologie_feministe_le_mirage_de_la_connaissance_objective_maria_luisa_femenias.34765?width=100%&amp;height=100%" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height: 100%;" width="550" height="306" frameborder="0" allowfullscreen scrolling="no"></iframe></div> Si vous souhaitez partager une séquence, indiquez le début de celle-ci , et copiez le code : h m s
Contacter le contributeur
J’aime
Imprimer
partager facebook twitter Google +

Épistémologie féministe : le mirage de la connaissance objective / María Luisa Femenías

Épistémologie féministe : le mirage de la connaissance objective / María Luisa Femenías. Conférence organisée par le Réseau Arpège sous la responsabilité scientifique de Michèle Soriano (Centre d'Etudes Ibériques et Ibéro-Américaines (CEIIBA), Université Toulouse Jean Jaurès, 10 février 2017.
Conférence traduite en français par Solange Hibbs (traduction simultanée).
>
Voir la version originale en espagnol ici.

Dans cette comunication, María Luisa Femenías se propose de montrer que « la quête épistémologique constitue une pratique éthique qui surgit et, pour reprendre les termes d'Ana de Miguel, "dans la mesure où la vision structurelle est constituée de la réalité, la vision construite à partir de la simple acceptation du regard hégémonique devient irrationnelle".  La théorie permet d'appréhender, de voir les objets et par conséquent le féminisme implique la création d'un réseau conceptuel que l'on peut appeler "filtre" pour restituer sa propre construction de la réalité. C'est pour cette raison que nous devons abandonner le regard ingénu qui nous pousse à considérer que la réalité est là, telle que nous le percevons, et devons mettre l'accent sur le sujet connaissant. Ce qui ne veut pas dire que si toutes les femmes acceptent une vision féministe de la réalité, les résistances face à l'acceptation de nouvelles approches constituent des réponses collectives à des conflits collectifs, résultats des inégalités structurelles et des processus de socialisation hégémonique qui consolident les codes culturels ancestraux et universels struturés à partir de ce qu'il est convenu d'appeler "l'idéologie patriarcale". Par conséquent, l'idéologie patriarcale s'érige en filtre parfait des modes de construction des objets -au sens large du terme- et des faits culturels que nous considérons naturels, structurellement cohérents et ontologiquement légitimes. Tous ces éléments expliquent l'importance d'une épistémologie féministe capable d'ôter toute légitimité aux filtres théoriques traditionnels, filtres qui confirment l'infériorité des femmes -et d'autres groupes d'ailleurs- qui considèrent ces femmes comme assujéties ou incompétentes.
Si le féminisme remet en cause la légitimité de ces cadres et de ces filtres, c'est d'abord en tenant compte de la dimension sociale, éthique et politique de la situation générale des femmes qu'il doit le faire car il s'agit d'une véritable problématique, injuste de surcroît. C'est aussi pour identifier les causes de cette situation culturelle, historique, psychologique et économique et déterminer ce que l'on a appelé "attribution de responsabilités". Ensuite, c'est également  pour pouvoir élaborer des propositions théoriques alternatives . Il ne suffit pas de qualifier la situation d'injuste, il faut aussi démontrer qu'elle n'est pas naturelle ni dépendante d'une ontologie et il faut proposer des alternatives susceptibles de transformer les structures sociales et de les rendre moins conflictuelles. Finalement, il faut rendre cette prise de conscience universelle , ce qui incite à développer une imagination féministe, théorique et pratique, qui rende incontournable la construction d'une société dans laquelle tous les êtres humains puissent bénéficier, sans exception, d'égalité. 
A la lumière de ce que nous venons de dire, il convient d'illustrer brièvement ces propos avec trois exemples de différentes époques et de différents domaines de recherche mais de grande importance universitaire et celui de la vie quotidienne. Dans ces trois cas, le regard féministe critique induit des changements profonds.
Le premier exemple correspond à un cas précis de la philosophie aristotélicienne, le second s'appuie sur la recherche collective à laquelle nous participons et où étaient comparés des tests de Rorschach. En troisième lieu, nous nous s'intéresserons à l'hypothèse de Thomas Lequeur concernant le corps humainsles et qui met en avant l'importance du regard féministe. Dans tous ces cas, notre analyse est fondée sur des métalectures critiques dans une perspective de genre et sur des bases épistémologiques féministes. » (María Luisa Femenías).

 

commentaires


Ajouter un commentaire Lire les commentaires
*Les champs suivis d’un astérisque sont obligatoires.
Aucun commentaire sur cette vidéo pour le moment (les commentaires font l’objet d’une modération)
 

Dans la même collection

 Visualisation, analyse et évaluation automatique de la prosodie de la parole / Daniel Hirst
 Traduire les images du Goulag : problème de fidélité et d'opacité / Liuba Jurgenson
 Les métamorphoses de la fiction / Jacques Rancière
 Escribir en comunidad en tiempos de violencia / Cristina Rivera Garza
 Les sociétés littorales face au défi du changement climatique / Virginie Duvat
 Les excès du genre : concept, image, nudité / Geneviève Fraisse
 Sur les traces de "Little Foot" / Laurent Bruxelles
 Jacques Lordat (1773-1870) ou la naissance de la neuropsycholinguistique cognitive. Du vitalisme au cognitivisme ? / Jean-Luc Nespoulous
 Réussir son apprentissage en FOAD : poids de l’intuition / Jean Frayssinhes
 Propriété intellectuelle et plagiat / Stanley Claisse
 Singapour : tête de pont chinoise ? État des lieux des relations diplomatiques et culturelles / Louis Borer
 De la peur à l'espérance / Jean Delumeau
 Apprendre pour transmettre. L'éducation contre l'idéologie managériale / François Rastier
 Épistémologie ou diététique de la recherche interdisciplinaire ? / Yves Michaud
 Histoire des traductions, histoire culturelle / Yves Chevrel
 Nouveaux modes de gouvernance des universités. Quand la fusion s'impose : la (re)naissance de l'université de Strasbourg / Christine Musselin
 Interroger la politique, interroger le commun / Jean-Luc Nancy
 Renouer avec la chaîne vertueuse de l'alimentation / Carlo Petrini
 La France de 2012 a-t-elle encore une identité géographique ? / Armand Frémont
 La géographie des conflits / Yves Lacoste
 Pouvons-nous construire des universités ? / François Dubet
 Le monde et la diversité des langues / Claude Hagège
 La théorie des opérations énonciatives / Antoine Culioli
 Les formations de l'inconscient : le séminaire V de Lacan / Jacques Alain Miller
 Le rôle historique des institutions dans le progrès des sciences / Jacques Blamont
 La néolithisation de l'Europe : questions ouvertes / Jean Guilaine
 La sociologie peut-elle prévoir ? / Edgar Morin
 La laïcité dans l'Union européenne (1) / Jean Baubérot
 Construction, crise et renouveau de la morale laïque en France face à l'Europe (2) / Jean Baubérot
 Le jugement esthétique / Gérard Genette
FMSH
 
Facebook Twitter Google+
Mon Compte