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GUZMAN Camila

Le Paradis. Tel est le pays où Camila Guzmán Urzúa dit avoir grandi : Cuba, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, alors que le régime castriste triomphait.

Née au Chili en 1971, ses parents fuient la dictature de Pinochet alors que Camila n'a que deux ans.
Jusqu'à son départ de l'île à l'âge de 19 ans, Cuba est son pays, le seul dont elle se souvient.

En 2002, après avoir vécu en Espagne, en Angleterre, au Chili et à Paris, où elle réside désormais depuis sept ans, Camila Guzmán revient à Cuba tourner son premier film.

Dans ce documentaire autobiographique, réalisé dans des conditions artisanales, la fille du cinéaste chilien Patricio Guzmán raconte son enfance à Cuba, son paradis donc, difficile à imaginer pour nous aujourd'hui.

Elle montre pourtant l'évidence du bonheur de sa génération : du travail et un toit pour tous, le confort matériel, l'absence de la valeur argent, la solidarité.
L'école pourvoit à tout, des stylos aux livres en passant par les loisirs au vert ou encore ces goûters faits de biscuits, de chocolat, de bonbons, de glaces et de boissons à volonté.
L'alphabétisation à fond de train pour mieux réaliser un idéal : bâtir la société de demain.
Camila et ses contemporains étaient des Pionniers qui avaient pour père Che Guevara. Tout leur semblait possible. Il faisait chaud, ils n'avaient pas faim ; ils n'avaient qu'à rêver.

En grandissant, des choses ont commencé à les "gêner" (le manque de tolérance, les fiches, la délation).
Camila Guzmán est partie voir ailleurs.
Entre-temps, le mur de Berlin était tombé. L'île n'a plus été approvisionnée par l'URSS. Les Cubains ont connu la faim, les soucis quotidiens, le besoin d'argent.
Beaucoup ont émigré. Certains sont restés. Aujourd'hui, ils se souviennent et racontent sous l'oeil d'une caméra amie.


 
FMSH
 
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