Canal-U

Mon compte

Résultats de recherche

Nombre de programmes trouvés : 11518
Vidéocours

le (13m37s)

2.2 - Prisons et colonisation

L’implantation coloniale a coïncidé en Afrique avec une inflation des incarcérations qui, sous couvert de « mission civilisatrice », ont servi à assujettir et contrôler les populations locales. Dans les territoires colonisés par la France où le Code de l’indigénat favorisait l’arbitraire, comme dans les empires coloniaux où l’indirect rule était censé respecter les coutumes indigènes, la justice coloniale était une justice d’exception. La prison reflétait la ségrégation raciale des systèmes coloniaux et les conditions de détention favorisaient le dénuement, les problèmes sanitaires et les rébellions. De timides réformes après la Seconde Guerre ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (13m48s)

2.3 - Prison et travail pénal en colonie

Dans l’Afrique colonisée, la prison a permis de contrôler la population tout en fournissant une main-d’œuvre à bas coût pour les chantiers publics et privés de la « mise en valeur » des territoires. L’enjeu de la mise au travail a ainsi été articulé au déploiement carcéral comme mode d’assujettissement social : la prison a rempli un rôle économique important pour la production agricole et les infrastructures coloniales, elle a été une réserve de main-d’œuvre et un système de contrôle des corps. Les camps pénaux mobiles au Sénégal, où les détenus n’avaient aucun droit ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (12m14s)

2.4 - Prison et pouvoirs

Cette séquence traite des rapports entre prison et pouvoirs. L’emprisonnement « politique » n’est pas propre à l’Afrique, mais la représentation durable de l’enfermement des opposants sur le continent se rattache à des symboles et des pratiques répandues. Les antécédents coloniaux des usages politiques de l’emprisonnement sont robustes, depuis la période de la conquête jusqu’à celle des décolonisations, qui ont alimenté des pratiques brutales d’enfermement dans certains régimes autoritaires postcoloniaux. Ces pratiques ont marqué durablement les mémoires des sociétés africaines et une véritable « bibliothèque » de l’expérience carcérale s’est constituée avec la ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (9m53s)

2.5 - Prison et transitions politiques

Les transitions politiques sont souvent l’occasion de libérations massives de prisonniers. Au-delà des désengorgements carcéraux qu’elles impliquent, elles sont aussi des périodes où se déploient des réflexions sur le sens de la prison et des réformes pénales ou judiciaires. Ces développements peuvent avoir une efficacité immédiate, comme le montre l’exemple du Burundi au sortir de la guerre, ou des effets paradoxaux, comme en Afrique du Sud où la réforme pénale postapartheid a saturé des prisons qui venaient d’être désemplies. Il est toujours patent que la prison et ses usages sont soumis aux péripéties ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (6m57s)

3.1 - Ce que nous dit la prison

Cette séquence s’intéresse à la pensée de Michel Foucault. Il existe un décalage entre la réalité et ce qui semble être décrit par le philosophe dans Surveiller et punir. De facto, la prison est souvent et uniquement un lieu de relégation (peu ou pas d'activités de formation, d'enseignement, souvent inutiles, inefficaces). Or, les prisons africaines ne sont pas des avatars d'un modèle théorique. La boîte à outils foucaldienne doit nous aider à comprendre ce qu'est la prison, ce qu'elle nous dit d'une société et de comment elle punit. En étudiant les prisons, on doit ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (11m7s)

3.2 - Quel travail en prison ?

Cette séquence réfléchit aux formes et au sens du travail carcéral. Celui-ci irrigue le fonctionnement de la prison dès l’époque coloniale. Au fil des décennies, il oscille entre logique d’exploitation de la main-d’œuvre carcérale et projet de réinsertion au nom des droits humains. On remarque toutefois combien les initiatives sont rares et se heurtent à des impératifs, notamment sécuritaires. On peut aussi se demander quelles sont les perspectives de réinsertion dans maints contextes socio-économiques sur le continent. Finalement, il existe d’autres formes de travail, non reconnues, informelles, mais qui participent pleinement au fonctionnement ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (9m30s)

3.3 - Qui gouverne la prison ?

Cette séquence invite à déconstruire l'apparent désordre en prison. Dans les faits, il existe des logiques de placement. On assiste à une coproduction de l'espace de la part des détenus et des gardiens suivant un registre normatif informel. Des normes vont structurer le quotidien de la prison. Elles vont permettre de connaître les détenus, d'organiser la détention, de surveiller, de pacifier. Si l’on adhère à ces normes, on peut espérer avoir certains privilèges plutôt que de chercher à se révolter, quelles que soient les contraintes, la pénurie, la promiscuité. Il ne faut pas ignorer ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (12m48s)

3.4 - Qui incarcère-t-on ?

Cette séquence propose de réfléchir aux fonctions de la prison. Au fil des siècles, au gré des pays ou de prison en prison, on entend maintes critiques sur l’échec de la prison. Toutefois, suivant Michel Foucault, l'échec de la prison est consubstantiel au projet de la prison. Il est nécessaire de réfléchir aux logiques et aux fonctions sociales et politiques de la prison dans une société donnée, en lien avec le travail d'autres institutions (santé publique, police, justice). Qui sont les indésirables que l’on va mettre en détention préventive et que l’on va finalement ...
Voir la vidéo
Vidéocours

le (16m35s)

3.5 - La prison, une institution totale ?

Cette séquence revient sur la pensée de Erving Goffman pour discuter des réalités carcérales africaines. La dimension totale de l'institution, telle que le sociologue l’a théorisée, est un modèle. Ce n'est pas une réalité intangible qu'il faudrait chercher systématiquement, sur le terrain. Il s’agit surtout de réfléchir à la capacité qu'a l'institution carcérale d'obtenir un résultat dans ses objectifs et dans ses missions, alors qu'elle est prise entre des règlements officiels et des pratiques quotidiennes et informelles.
Voir la vidéo
Vidéocours

le (15m30s)

4a.1 - La santé en prison : une cible de la santé publique, un objet des sciences sociales

Pourquoi la santé en prison constitue-t-elle un lieu privilégié d'investigation pour les sciences sociales et comment la santé publique pense-t-elle la prison? Il importe de comprendre la pluralité des significations et des logiques d’engagement des acteurs dans le domaine de la santé en prison, des logiques épidémiologiques de contrôle de la contagion aux usages locaux de la santé comme ressources. La réalisation des soins en milieu carcéral repose sur un équilibre précaire entre ces di fférents paramètres qui sont discutés dans cette séquence.
Voir la vidéo

 
FMSH
 
Facebook Twitter
Mon Compte