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Conférences

le (3h27m17s)

A-t-on enterré l'espace public ? Partie 3

Journées d’études organisées par Publislam et le réseau Pratiques Politiques locales (Iris), Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris. Le concept d’espace public – concept générique, analytique ou normatif – a occupé, pendant plusieurs décennies, une place centrale dans la pensée du politique. Mais aujourd’hui son usage connaît à la fois des décentrements et une certaine relégation. D’une part, sa fécondité heuristique semble s’étioler : dans les sociétés occidentales contemporaines des notions voisines, mais alternatives, prétendent s’y substituer, conduisant à une sorte de disqualification qui mérite d’être analysée. D’autre part, il est enrôlé pour analyser des situations ...
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Entretiens

le (26m34s)

Prospective sociale et prospective urbaine (Pierre Veltz)

Dans les mouvements de la mondialisation, comme dans les turbulences de la crise, les villes vivent plus dangereusement, car elles sont soumises non seulement aux grandes tendances prévisibles de l'économie, mais à une multitude d'aléas résultant du grand dégroupage des chaînes d'activité. Pourtant, dans le même temps, les villes sortent également renforcées de ces processus, dans la mesure où elles parviennent à constituer des polarités qui constituent d'irremplaçables bases d'appui, mutualisant les ressources et activant des potentiels de solidarité et de confiance. Au-delà du modèle concurrentiel qui organise le développement local autour de la lutte pour les ressources mobiles (capitaux, ...
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Entretiens

le (31m11s)

La vulnérabilité urbaine mondiale (Michel Lussault)

Quoi que nous fassions, notre horizon urbain est celui de la vulnérabilité. Celle-ci n'est pas un dysfonctionnement, mais le régime normal du système urbain. Agir dans un monde incertain (Lascoumes), appréhender les catastrophes (Dupuy), c'est accepter de rompre avec l'idée d'arraisonnement et de maîtrise du monde comme totalité. Loin d'opposer une prise de contrôle à ce qui serait du désordre, il s'agit d'observer les régulations spontanément à l'œuvre : des événements locaux mettent parfois leurs interactions en échec, rendant perceptible leur limitation. Les sociétés urbaines ne sont pas contrôlées car elles ne sont pas contrôlables. Il s'agit d'intégrer la vulnérabilité ...
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Entretiens

le (32m58s)

La ville de l'après-pétrole (Cyria Emelianoff)

L'analyse des modes de vie est indispensable car ils sont à la source de toute évolution en matière environnementale. Les modes de vie sont un objet de préoccupations montantes du côté de la société civile comme des pouvoirs publics, par exemple dans le cadre des plans Climat, des agendas 21 locaux ou de certaines expériences d’éco-quartiers. Plusieurs pistes sont à analyser : les impacts environnementaux des territoires, liés aux modes de vie des leurs habitants d’une part, les modes de vie comme objet politique et les inégalités des répartitions des ressources et richesses d’autre part. La durabilité ne serait pas ...
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Entretiens

le (35m35s)

La ville de la pantoufle (Philippe Madec)

« À chaque projet, se coltinant le réel au plus près du local, les architectes avancent vers la ville durable, sans théorie préconçue ni Charte d’Athènes. « La ville durable sera celle de la proximité, une ville de la pantoufle 1 ! » assure Philippe Madec. Au cœur de ce qu’il nomme le « bio- îlot », tous les aspects du quotidien seront à portée de pieds, dans une sobriété du déplacement qui mesurera l’espace urbain en minutes plutôt qu’en kilomètres. Solliciter une proximité de l’architecture, voilà une revendication particulière pas si répandue. »www.philippemadec.eu/
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Entretiens

le (29m15s)

Istanbul, la ville du "passage" (Christiane Garnero-Morena)

Istanbul conserve la mémoire de la ville, et la nôtre, la mémoire de l’Occident. Mais cette ville vit au jour le jour tant ses changements sont rapides, drastiques. Trop occupées par la quête vers la modernité, et à digérer les cohortes de migrants anatoliens, ou à satisfaire la demande des investisseurs privés, les autorités ont négligé le centre d’Istanbul. Depuis peu, cette expansion excessive et incontrôlable fait sentir que la péninsule historique risque de devenir un simple lieu pour touristes, une parodie de Paris en vis à vis d'un nouveau Dubaï attirant des capitaux étrangers.
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Entretiens

le (29m18s)

La mondialisation centrifuge (Saskia Sassen)

L'opposition du global et du local est trop simple. Une troisième sphère est plus difficile à théoriser que les grandes organisations mondiales. Nous manquons de mots pour parler des petites transformations qui introduisent de réelles innovations politiques. Deux institutions sont proprement « mondiales » : la Cour internationale de Justice (encore à peine fonctionnelle) et les règles de la propriété intellectuelle de l'OMC. La Cour pénale internationale peut être saisie par les citoyens de n'importe quel Etat, et l'OMC s'applique directement aux firmes sans passer par des transpositions juridiques. Des lois globales peuvent parfois être transposées localement sans passer par ...
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Entretiens

le (31m51s)

Le migrant connecté (Dana Diminescu)

Partons de l'univers-maison d'une famille philippine de Paris : l'écran d'ordinateur donne accès à leur maison de Manille. D'où un paradoxe : au cœur du « déracinement », on trouve des attaches et des liens préservés. Le programme « TIC et migrations » montre que migrer n'est plus incompatible avec la conservation de liens et de contacts ! Nouvel enfermement communautaire ? Possible, mais s'accompagnant alors d'une manière nouvelle de vivre ensemble.
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Entretiens

le (27m17s)

Consentement, autonomie, égalité des sexes

La construction de la pensée de l’émancipation n’est pas seulement un acte de résistance et de subversion, mais aussi un raisonnement, une logique, une stratégie discursive. Les termes d’« autonomie », de « consentement » et d’« égalité » permettent d’éclairer la forme du débat actuel sur la controverse des sexes.L’autonomie (être source de sa propre loi) est l'aboutissement du « devenir sujet » des femmes à la fin du XXe siècle. Pourtant, ce devenir sujet dans l'autonomie économique et civique, par la maîtrise de la fécondité, le droit à l’avortement... ne supprime pas les relations qui font des femmes ...
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