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Chaude, froide ou salée, de l’eau à profusion. Thermes et sanctuaires de l’agglomération antique de Balaruc-les-Bains (Hérault)


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Chaude, froide ou salée, de l’eau à profusion. Thermes et sanctuaires de l’agglomération antique de Balaruc-les-Bains (Hérault)

Au nord-est de l’étang de Thau, la presqu’île de Balaruc, située aux confins occidentaux de la cité de Nîmes, présente dès l’époque romaine une configuration urbaine originale, avec deux agglomérations distantes de moins de deux kilomètres. On laissera de côté la première, à l’emplacement du village de Balaruc-le-Vieux, qui est la moins bien connue. Elle est occupée dès l’âge du fer et sera le siège d’un castrum à l’époque médiévale. La seconde, à Balaruc-les- Bains, a fait l’objet depuis une quarantaine d’années de plusieurs fouilles de sauvetage et aujourd’hui encore d’interventions régulières au titre de l’archéologie préventive, motivées par le développement de la station thermale et balnéaire.

A partir de ce dossier archéologique sans cesse enrichi, il est possible d’estimer la taille de l’agglomération antique qui ne devait pas atteindre une dizaine d’hectares, mais la partie la mieux connue reste encore le quartier monumental couvre environ un hectare, dans le secteur de la principale résurgence d’eau chaude. Ces monuments sont édifiés dans la continuité de la trame urbaine, aux limites de zones basses caractéristiques ici du rivage lagunaire.

Cet ensemble public qui va connaître de multiples transformations au moins jusqu’au IIIe siècle est déjà en place dans le deuxième quart du Ier siècle après J.-C. et certainement dès l’époque augustéenne. Malgré le caractère encore incomplet des principales constructions reconnues, une spatialisation des fonctions peut être avancée, comme l’a proposé J. Scheid pour d’autres complexes bâtis autour d’une source ; un espace à vocation cultuelle, dont on connait le dernier état sous la forme d’une vaste salle à exèdre et galerie de façade, est séparée d’un secteur profane occupé par des thermes, des bâtiments d’ampleur construits à l’origine en appareil réticulé. Une grande salle à hypocauste fait partie des adjonctions les plus récentes.

L’eau est omniprésente dans chacune des composantes de cet ensemble et son utilisation, son origine doivent être discutées pour préciser l’interprétation des différents secteurs envisagés. Certainement sous pression, elle est mise en scène dans le sanctuaire avec des bassins en vis-à- vis de niches où devaient prendre place les représentations de la ou des divinités. Dans le secteur des thermes, le captage de la résurgence naturelle d’eau chaude est accessible grâce à une construction maçonnée de plan hémicirculaire, qui est accompagnée de bassins ou piscines. Des canalisations amènent de l’eau pour réguler le niveau de la source plutôt que pour la refroidir ou bien pour l’alimentation ou l’animation des bassins. L’apport de l’aqueduc qui utilise une source située à environ 5km de Balaruc-les-Bains apparaît déterminant pour le fonctionnement de ces équipements et sa mise en service datée de l’époque de Claude a dû représenter une étape décisive dans le déploiement de l’agglomération durant le Haut Empire.

Cet ensemble cultuel qui prend place dans un environnement si particulier où se mêlent les eaux thermales et saumâtres, enrichi par l’apport d’eau douce d’un source vauclusienne éloignée, a été attribué à Neptune associé aux Nymphes (CIL XII, 4186). L’étude iconographique d’un élément de fontaine découvert dans les années 80 a été reprise à l’occasion de cette communication et permet d’identifier ce buste comme une représentation d’Oceanus. Le paysage cultuel de l’agglomération apparaît cependant bien complexe, avec l’existence d’un sanctuaire à une divinité locale, un Mars indigène, distinct du centre monumental et distant du culte officiel pratiqué dans le secteur de la source.


Communicants

  • Iouri Bermond (SRA-DRAC Occitanie)
  • Cécile Carrier (Ville de Nîmes, Musée de la Romanité)
  • Christophe Pellecuer (SRA-Occitanie, ASM)



Comité d'organisation

  • Sandrine Agusta-Boularot (UPVM et ASM)
  • Maryline Bovagne (Inrap Midi Méditerranée)
  • Stéphanie Raux (Inrap Midi Méditerranée)
  • Grégory Vacassy (Inrap)
  • Ghislain Vincent (Inrap)

Réalisation - Lambert Capron

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    Date de réalisation : 26 Mai 2021
    Lieu de réalisation : Montpellier, Université Paul-Valéry, Montpellier III
    Durée du programme : 0 min
    Classification Dewey : Archéologie et préhistoire
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    Catégorie : Colloques
    Niveau : niveau Licence (LMD), niveau Master (LMD), niveau Doctorat (LMD), Recherche
    Disciplines : Archéologie
    Collections : Lieux de culte en Gaule du Sud (IIe s. av. J.-C. - Ve s. ap. j.-C.)
    ficheLom : Voir la fiche LOM
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    Langue : Français
    Mots-clés : culte
 

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