Canal-U

Mon compte
Centre d'histoire Sociale - CHS - UMR 8058

Shoah par balles - Statut du témoignage et du témoin (2)


Copier le code pour partager la vidéo :
<div style="position:relative;padding-bottom:56.25%;padding-top:10px;height:0;overflow:hidden;"><iframe src="https://www.canal-u.tv/video/chs/embed.1/shoah_par_balles_statut_du_temoignage_et_du_temoin_2.36091?width=100%&amp;height=100%" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height: 100%;" width="550" height="306" frameborder="0" allowfullscreen scrolling="no"></iframe></div> Si vous souhaitez partager une séquence, indiquez le début de celle-ci , et copiez le code : h m s
Contacter le contributeur
J’aime
Imprimer
partager facebook twitter Google +

Shoah par balles - Statut du témoignage et du témoin (2)

Danielle Rozenberg, sociologue associée à l'institut des Sciences Sociales du Politique et membre du conseil scientifique de Yahad-In-Unum, après une présentation des travaux de Yahad-In-Unum, décrit la démarche du Père Desbois, président de Yahad, et leur approche, qui consiste à localiser, inventorier les sites, interviewer les derniers témoins et à restituer le processus d'extermination des juifs, par balles.

La chercheuse montre en quoi le recueil de ces témoignages constitue une passerelle vers les sources archivées, et souligne qu'il s'agit d'une approche historienne qui emprunte à l'anthropologie et dans une moindre mesure à l'archéologie.

L'analyse de Danielle Rozenberg porte sur les témoins de proximité. Le recueil des témoignages confirme globalement les éléments contenus dans les archives mais va au-delà : identification de nouveaux sites, matériaux nouveaux concernant la logistique, l'enfermement, les exécutions, le traitement infligé à d'autres groupes de victimes comme les tziganes, etc.

Par ailleurs, les témoignages recuillis par Yahad dévoilent des éléments qui ne sont pas du tout dans les archives - parce qu'à l'encontre de l'idéologie officielle nazie. Par exemple le principe selon laquelle il ne pouvait pas y avoir de relations sexuelles entre aryens et juifs conduisait à ne pas faire mentionner, dans ce qui devint les archives, l'existence de fosses de femmes juives qui étaient des esclaves sexuelles et qui ont été exécutées au départ des unités mobiles (Einsatzgruppen) ou à ne pas faire apparaître tout ce qui avait trait aux assassinats d'enfants demi-juifs.

Enfin Danielle Rozenberg ouvre la réflexion sur le statut des mémoires individuelles qui sont sollicitées pour écrire une histoire locale de la Shoah : Les historiens ont été très longtemps réticents à considérer le témoignage comme une source légitime, mais ce statut du témoignage a évolué. "Trois témoignages, séparés, concordants, sont estimés nécessaires pour établir un fait", témoignages auxquels s'ajoutent parfois des preuves matérielles (douilles, experts ballistiques...).

Que faire de ces matériaux pour écrire une histoire locale de la Shoah ?


 

commentaires


Ajouter un commentaire Lire les commentaires
*Les champs suivis d’un astérisque sont obligatoires.
Aucun commentaire sur cette vidéo pour le moment (les commentaires font l’objet d’une modération)
 

Dans la même collection

FMSH
 
Facebook Twitter Google+
Mon Compte