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Auteur(s) :
LAURENS Camille

Producteur Canal-U :
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Le labyrinthe et le kaléidoscope

Cet entretien a été donné en clôture du premier colloque international entièrement consacré à Camille Laurens, où il s'agissait de participer à une cartographie de son œuvre tout autant qu’à discerner la place qu’occupe l’écrivain dans le paysage littéraire de l’extrême contemporain.

Sylvie Loignon est maîtresse de conférences en littérature française (Université de Caen - Normandie). Isabelle Grell est professeur, auteur et critique.

Comme  Camille  Laurens  l’affirme  elle-même,  le  labyrinthe  et  le  kaléidoscope  sont  «  deux  images qu[’elle]  cultive ». D’abord  parce  que  le  labyrinthe  construit  ses  œuvres  :  avec  cette  structure  où  la perte se conjugue à la trouvaille et à la révélation, ce sont les influences du polar et du romanesque qui s’entremêlent. Quant au kaléidoscope, Camille Laurens en parle de la façon suivante : « Le kaléidoscope, c’est l’ensemble de mon travail depuis le début, ce sont des morceaux de couleur que je bouge pour en faire des romans différents. Toujours les mêmes fragments sont agencés. C’est toujours moi, toujours une fiction à partir d’obsessions personnelles. »

Au-delà des mots de l’écrivain, au-delà du fil d’Ariane qu’elle veut bien tendre à ses lecteurs, ces deux figures du kaléidoscope et du labyrinthe semblent pouvoir rendre compte des enjeux de l’écriture de Camille Laurens car elles tendent, d’une part, vers une structure non pas seulement narrative, mais cognitive : le mythe. Avec le labyrinthe est ravivé le mythe du Minotaure – dont on ne sait quelle entité il figure dans l’œuvre : l’écrivain ? le lecteur ? la mort ?  la folie ? etc. D’autre part le kaléidoscope fait signe vers un instrument d’optique, instrument de perception offrant une prise en charge particulière du réel. Il témoigne à la fois des obsessions propres à l’auteur, et de cette obsession particulière à l’écrivain véritable : l’ajointement des mots au réel. C’est encore l’articulation du fantasme et du réel qui détermine l’œuvre de Camille Laurens, tout comme celle entre le réel et le virtuel. Son écriture kaléidoscopique a d’ailleurs la spécificité d’allier variation et répétition, questionnement au cœur du travail de l’écrivain.

 

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