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CNRS – Service audiovisuel de Cultures, Langues, Textes (UPS2259)   Campus de Villejuif

La parole du soufflet de forge en pays Gbaya


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La parole du soufflet de forge en pays Gbaya

Au cœur de l’Afrique centrale, en République Centrafricaine, vivent les Gbaya 'bodoe, qui sont des villageois vivant, à 900 mètres d’altitude, dans une savane arborée où ils s’adonnent à la chasse, à la cueillette et aussi aux cultures vivrières. Culture de tradition orale, ils accordent une très grande importance à la parole dont le maniement constitue un savoir très valorisé.

 Dans cette culture, un certain nombre de bruits, quelle qu’en soit l’origine, sont interprétés en terme de paroles. Souvent, lorsqu’un bruit est traduit en parole, il y a dans l’onomatopée même qui permet d’imiter ce bruit, un rythme qui fait croire à un énoncé. Il ne s’agit pas là d’une interprétation individuelle. Il y a consensus sur l’interprétation donnée. Ainsi les feux allumés pour les grandes chasse font entendre gɛ̀lɛ̀m báà qui signifie « promptement attrape [les herbes] » et est compris comme un encouragement que s’envoient entre elles les flammes qui brûlent les herbes sèches. Quant au bruit de la toux il est toujours rendu par ʔám tɛ́ ʔɔ́ hɛ̰̀ qui signifie « je vais dormir ici ». Il en va de même pour la simple reproduction des bruits sous forme d’onomatopées dont la forme, parfaitement figée,  renvoie toujours à la même référence. Ainsi la musique du balafon ou la sanza est exprimée par une suite de ʔílɛ́ŋ ʔílɛ́ŋ et celle du tambour par gìɗɛ̰̀ gìɗɛ̰̀. De même, le bruit des soufflets de forge qu’on peut entendre dans l’extrait suivant est rendu par une suite rythmée de tìkpìrí ou de tùkpùrú.

 Dans ce conte pour décrire l’activité de la forge, c’est la mention du bruit fort et régulier du soufflet tùkpùrú  tùkpùrú  qui est systématiquement utilisée.

 

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