Canal-U

Mon compte
Santé, maladie, malheur (SMM) : centre de productions multimédias UMR 7206 CNRS, USM 104 MNHN Paris

Ebola is not a laughing matter


Copier le code pour partager la vidéo :
<div style="position:relative;padding-bottom:56.25%;padding-top:10px;height:0;overflow:hidden;"><iframe src="http://www.canal-u.tv/video/smm/embed.1/ebola_is_not_a_laughing_matter.13709?width=100%&amp;height=100%" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height: 100%;" width="550" height="306" frameborder="0" allowfullscreen scrolling="no"></iframe></div> Si vous souhaitez partager une séquence, indiquez le début de celle-ci , et copiez le code : h m s
Contacter le contributeur
J’aime
Imprimer
partager facebook twitter Google +

Ebola is not a laughing matter

For a humanized response to Viral Hemorrhagic Fever epidemics

Comment parer à une urgence médicale tout en respectant les coutumes et les croyances d'une population ? Et comment sensibiliser des familles en détresse aux dangers d'un virus meurtrier ? Retour au Congo sur les lieux d'une épidémie effrayante. 

Ebola : un virus redoutable qui tue 85 % des personnes infectées. En 2003, l'épidémie de fièvre hémorragique dont il est le responsable a fait cent cinquante-sept victimes, dans les villages isolés du nord du Congo, avant d’être contrôlée. 

C’est dans cette région, à plusieurs journées de piste de la capitale Brazzaville, que la caméra de Frédéric Brunnquell entraîne le téléspectateur, quatre ans après la catastrophe, "pour comprendre comment une épidémie foudroyante bouleverse une société et donner la parole à des gens qui n'existent habituellement que sous la forme de statistiques dans les bulletins épidémiologiques". 

Mais, sur place, rien n'a changé et les langues ne se délient pas facilement. Les habitants pensent toujours que le virus est une arme utilisée par de puissants sorciers pour les tuer. L'évocation même de la maladie risque d'attirer le mauvais sort. 

L’arrivée des Blancs ravive les mauvais souvenirs, d’autant plus que l’équipe médicale venue combattre l’épidémie en 2003 a été accusée, tout comme les soignants et les bénévoles de la Croix-Rouge locale, de répandre la maladie. 

Devant le fossé des cultures et l'incompréhension de la population - qui ont coûté la vie à quatre personnes considérées comme des sorciers et lynchées -, l’OMS avait fait appel à un anthropologue pour essayer d'adapter les pratiques médicales aux coutumes des autochtones. 

Pendant toute la durée de son séjour, le Dr Alain Epelboin n’a jamais cessé de filmer. Ce sont ses images qui permettent de revenir en arrière, de replonger dans le contexte douloureux et terriblement complexe de l’époque, de comprendre les peurs et les motivations des villageois, mais aussi de suivre le travail délicat des soignants.

Les films du chercheur donnent également la possibilité aux bénévoles africains de s'exprimer, d'affirmer leurs convictions, de se rassurer sur le bien-fondé de leur action, eux qui sont encore aujourd'hui confrontés chaque jour à l’hostilité de ceux qu’ils ont contribué à sauver. 

Images
Alain Epelboin & Frédéric Brunnquell
Son
Michel Thoret & Alain Epelboin
Montage
Anne-Marie Sangla
Etalonnage
Bertrand Dargent
Mixage
Cristinel Sirli
Assistants vidéo 
Jeremy Laval & Pierre sudre

Remerciements
- Les acteurs du film et la population de la Cuvette ouest du Congo
- Les volontaires de la Croix-Rouge congolaise
- Les autorités régionales congolaises
- Le CNRS MNHN Paris
- Le Ministère de la santé congolais
- OMS Afro
- OMS Congo
- OMS Genève
- Le réseau international anthropologique de réponse aux FHV

Les images des épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola sont extraites des films « Ebola au Congo 2003 » 
www.ecoanthropologie.fr

Direction de la Production
Isabelle Fuhrmann & Nadia Lhassen
Attachée de presse Capa
Michèle Sebbag
Producteur Exécutif
Jean-Paul Billault
Producteur Délégué
Hervé Chabalier
Une production CAPA avec la participation de France 5
Unité documentaires
Carlos Pinsky
Hervé Guérin Philippe Le More
et le concours du Centre National de la Cinématographie
© CAPA – mai 2007

COMMENTAIRES
1 27
En février 2007 nous nous sommes rendu au nord du Congo. Au niveau de l’équateur à plusieurs journées de pistes de la capitale Brazzaville. 
Le but de notre expédition était de retourner dans les villages touchés, il y a 4 ans par l’une des maladies les plus virulentes pour l’homme : la fièvre hémorragique à virus ébola qui tue 85% des personnes infectés. 
1 54
Nous sommes allés dans ces villages isolés pour comprendre comment une épidémie foudroyante bouleverse une société. Et donner la parole à ces gens qui n’existent habituellement que sous forme de statistiques dans les bulletins épidémiologiques.
2 05 
Dans cette région, baptisée la cuvette ouest, la maladie se cache toujours au plus profond de la forêt équatoriale. Elle provoque des épidémies terrifiantes chez les singes, puis se transmet à l’homme par l’intermédiaire des chasseurs qui rapportent dans les villages les cadavres d’animaux contaminés. 
2 25
Les deux épidémies de 2003 ont fait 157 morts. Elle sont restées limitées à ces villages enclavés de la cuvette ouest du Congo et n’ont pas gagné de grandes villes. 
Depuis la dernière épidémie, rien n’a changé dans ces villages. 
Il n’y a toujours que 3 médecins pour les 10.000 habitants de cette région grande comme la Belgique. A l’hôpital de Mbomo, petite sous préfecture de quelques milliers d’habitants, Catherine Atsangandoko est le seul médecin. Elle se souvient qu’au moment de l’épidémie, lutter contre la maladie était presque impossible tant l’incompréhension de la population balayait le discours médical. Les habitants pensaient que le virus était une arme utilisée par de puissants sorciers pour les détruire.
4 11
Quand le virus est sorti de la forêt en 2003, les autorités congolaises ont vite été débordées par l’épidémie. Les habitants de ces villages effrayés, n’écoutaient pas les consignes sanitaires, ils dissimulaient les malades et manipulaient les cadavres infectés sans précautions. 
L’Organisation Mondiale de la Santé décida d’intervenir à la demande du ministère de la santé congolais. Mais devant le fossé des cultures et l’incompréhension de la population, L’OMS décida de faire appel pour la première fois, en pleine épidémie, à un anthropologue : le docteur Alain Epelboin, chercheur au CNRS.
Il allait dans l’urgence devoir comprendre les gens et surtout adapter les pratiques médicales et, en cinéaste ethnographe, il a filmé. 
5 01
En arrivant, nous trouvons une population traumatisée refusant les explications et les mesures sanitaires. 
Dans certains villages, je constate que les autorités sanitaires locales dépassées par l’épidémie ont brûlé inutilement les maisons où des gens étaient morts. Personne n’ose récupérer quoi que ce soit !
6 37
Les consignes sont strictes : aucun contact physiques avec les autochtones et le moins possible entre nous. Je ne peux toucher la main de quiconque ! Je dois refuser d’être effleuré, même par un enfant ! 
Comment puis-je, dans l’urgence, entendre correctement ces gens, moi le soi-disant experts, traducteur de la pensée autochtone, le décrypteur des médecines traditionnelles.
7 21
Dans ce contexte d’épidémie d’Ébola, tout est bouleversé, tout le monde a peur : et la population, et les soignants,… et moi aussi. Peur du virus ! Peur des uns et des autres !
Je ne connais pas le Congo ! Mais depuis 1980, je travaille régulièrement chez des Pygmées de République centrafricaine : je retrouve vite des repères dans ces villages de forestiers, amateurs de tubercules et de viande de chasse. 
Nous sommes en pleine épidémie et nous constatons avec horreur, qu’en dépit des interdictions, la circulation de viande de chasse potentiellement contaminée continue.! Que ferais-je, moi-même, en tant que père de famille, si je n’avais pas d’autres ressources protéiques pour nourrir mes enfants ? 
8 05
Que ce soit pour ma sécurité ou pour être en retrait, afin de mieux observer, je mets mes pas dans ceux de Pierre Formenty, le virologue et épidémiologiste expérimenté de l’OMS qui m’a fait venir. 
La rencontre avec les notables du village du Mbanza révèle le désarroi de ces chasseurs qui ne comprennent pas la mise en cause de la nature nourricière. 
J’observe aussi l’organisation sociale, les femmes et les Pygmées derrière, tenus à l’écart des causeries.
9 33
A Kellé et autour de son hôpital, la maladie a été très meurtrière. Notre arrivée, probablement la première d’étrangers depuis l’épidémie, a ravivé les inquiétudes de la population. Le Docteur Kunku en poste au moment de l’épidémie : lui, il nous accueille volontiers…..
Visite de l’hôpital…
11 03
À Kellé avant notre arrivée, l’épidémie a été gérée par le docteur Kunku. Il s’est débrouillé avec les moyens du bord :c’est-à-dire pas grand-chose. Pas de gants, pas d’eau de Javel, pas de tenues de protection !
11 20
La ville est déserte, les habitants sont enfermés chez eux ou ont fui dans leurs plantations en forêt. 
Pas un malade à l’hôpital, comme si Ebola abolissait les autres maladies.
Il faut assurer la désinfection des zones de l’hôpital qui ont pu être contaminées, mettre en place un pavillon d’isolement. 
Il faut mobiliser les autorités, former les volontaires locaux de la Croix-Rouge congolaise
11 48
C’est eux qui font une grande part le boulot dangereux, la manipulation des malades et des cadavres, celui de la désinfection et la surveillance des personnes ayant été en contact avec un malade ou un mort. 
12 15
Au début de l’épidémie, les gens mourraient chez eux, entourés de leur famille, contaminant ainsi un maximum de personnes. Ensuite, souvent seuls, agonisant, abandonnés de tous. 
L’hôpital est considéré comme un mouroir et, la population apeurée cache ses malades.
On ne veut pas transporter les cadavres contaminés avec les brancards du dispensaire : alors on improvise, mal ! Cette fois ci, un lit déglingué 
12 58
Au départ, j’observe sans oser intervenir, mais très vite, je corrige des erreurs d’asepsie,je suggère des modifications : par exemple, que ce qui doit être brûlé ne le soit pas au milieu d’un chemin, mais à l’écart, dans des lieux qui ne seront pas piétinés ultérieurement.
Je me demande tout de suite si on a réellement besoin de brûler autant de biens matériels ? Comment éviter de rajouter de la ruine à la tragédie ?
13 20
Aujourd’hui les volontaires de la Croix rouge sont toujours à Kellé. Ils avaient été formés rapidement lors d’une brève apparition du virus en 2002. La lutte de 2003 contre Ebola les a exposés, en première ligne, au contact avec le virus. Le paradoxe est que ces volontaires, à peine indemnisés, au lieu d’être traités comme des héros, ont été et sont encore confrontés à l’hostilité de la population. 
15 19
L’épidémie est arrivée à Kellé depuis la forêt par ce pont que les villageois consolident. Un axe de circulation vital pour la ville que tous les jours les habitants empruntent pour se rendre à leur champs.
16 26
Pendant ce type d’épidémie, la consigne est de ne plus circuler, de ne pas rentrer en contact physique avec autrui sans protection. 
Tous les fluides humains comme la salive, la sueur et le sang transmettent la maladie. La vie du village était paralysée, et la maladie se transmettait à l’intérieur des familles. Les malades contaminaient leurs parents ainsi que certains personnels médicaux, les plus dévoués. La maladie se propageait au cœur de la vie intime des gens.
16 49
Pierre Akira du village de Mbomo a contracté ébola en s’occupant de sa fille. Il est un des rares rescapé, sa femme et deux de ses enfants sont morts.
« Pourquoi ne voulez-vous pas que je parle !
Vous avez peur de quoi ?
Ca va, ca suffit. 
C’est moi qui ai perdu beaucoup de famille. 
Si je meurs est-ce que ça fait un problème ? 31 07
C’est mes fils. Ils ont peur. Il pense que je vais mourir. 
Comme les autres à cause de la caméra. »
19 32
Une des premières actions consiste à aménager un pavillon d’isolement. Plutôt que de le dissimuler derrière une barrière de bâches étanche aux regards, nous choisissons de signifier la dangerosité par une simple barrière à claire-voie. Cette barrière est de fait symbolique : elle doit rester la plus transparente possible pour montrer à la population que rien de secret ne s’y déroule. Des rumeurs circulent, qui accusent les équipes médicales de voler du sang ou même de trafiquer des organes.
20 05
Ce jour-là, nous enterrons Maman Justine, une sage femme de l’hôpital, très appréciée pour son dévouement : sans procession funéraire, sans pleurs, sans les rituels coutumiers, en l’absence de sa famille car les rassemblements sont interdits pendant l’épidémie.
Cette femme qui pleure et danse, terriblement seule, arrive d’un village voisin pour la cérémonie de l’enterrement : elle vient trop tard ! Et découvre la tombe fraîche, entourée d’étrangers et d’homme masqués de blanc
20 45
Une des principales difficultés à laquelle nous sommes confrontée est de faire admettre la réalité de la maladie à la population. Les proches des victimes conteste que les leurs aient pu attraper ébola et craignent que les médecins ne se trompent de diagnostic. 
23 02
À Kellé, 2 jours avant notre arrivée, une foule, manipulée et effrayée par quelques guérisseurs et politiciens, a lynché à mort 4 enseignants du collège en les accusant d’être les sorciers responsables de la propagation de l’épidémie. Trois d’entre eux ont été tués à proximité de la sous-préfecture et les corps ont été abandonnés sur place avec les bâtons qui les ont frappés.
Quelques jours après le massacre, j’avais retrouvé Serge Aboro professeur de sciences naturelles, un survivant de cette chasse aux sorciers. Il avait fui le village pour échapper à ses poursuivants. 
25 11
Durant toutes les grandes épidémies, il y a toujours une recherche de bouc émissaire : en Europe, au cours des pestes du moyen âge, c’étaient souvent les Juifs qui étaient massacrés. Ici, cela aurait pu être les commerçants, musulmans et étrangers, ou des volontaires de la Croix rouge, des membres des équipes médicales.
Le meurtre des enseignants a effrayé tout le monde et paralysé l’action de contrôle de l’épidémie. 
En réponse, le gouvernement congolais a envoyé un bataillon de militaires pour assurer la sécurité nous assurons leur information.
26 52
Après le massacre des professeurs, les gens pensent s’être débarrassé des sorciers et du coup, en être quitte avec Ebola. Ils s’étonnent que la mortalité ne baisse pas et accusent tout le monde : les responsables européens de la réserve animalière voisine d’avoir contaminé les gorilles par l’usage de vaccins ou de colliers émetteurs, … Jusqu’au pape Jean Paul II.
Une fois la situation sécurisée, il nous faut relancer la surveillance épidémiologique, la prise en charge correcte des malades et des morts, la sensibilisation par tous les moyens, et en particulier par les crieurs publics coutumiers.
27 42
Travailler dans ce contexte, où certains contacts humains peuvent être mortels, est épuisant. Il faut faire attention à chacun de ses gestes, tout le temps. 
L’angoisse de la maladie est telle que les équipes intervenantes, d’un coté accumulent les précautions, parfois à l’excès, et par ailleurs, parfois prennent des risques inutiles, pour ne pas avoir réfléchi d’où pouvait provenir réellement le danger. Par chance, il n’y aura aucun mort parmi elles.
28 11
L’OMS a décidé de payer les cercueils. Mais préparer des cercueils ou faire des listes de noms à l’avance est perçu comme une façon de provoquer la mort. Il faut faire attention.
Quand il n’y a plus de planches, les morts sont enterrés sans cercueil seulement dans des sacs mortuaires.
28 40
Cet homme de 22 ans habitait à Mbomo, il est mort en trois jours à l’hôpital. Il a attrapé la maladie en s’occupant de son frère. 
29 00
Ce jour-là, on enterre aussi un enfant. Une fillette de 5 ans du même quartier, contaminée au contact de son père décédée 6 jours plus tôt. La petite est morte en trois jours elle aussi. 
29 16
Les rites funéraires habituels indispensables au travail de deuil sont toujours écrasés par l’urgence. 
Il faut veiller, au moins, à ce que les corps soient enterrés, dans le bon sens et avec le minimum d’égard et douceur. 
Lorsqu’il y a trop de morts en trop peu de temps, il arrive même que des tombes ne soient pas identifiées. 
29 52
À quelques heures de route de Mbomo nous sommes allés jusqu’à Mbanza un village bantou et pygmée au nord de la région touchée par l’épidémie. Le chef du village s’appelle Roger Marcel Wellengé.
30 16
La fièvre ébola est arrivée ici du fait d’une équipe de 4 braconniers de Mbomo dont deux sont tombés malades en forêt après avoir dépecé un singe atteint par le virus. 
En venant chercher de l’aide à Mbanza ils ont contaminé le village.
30 30
Notre venue aujourd’hui replonge les habitants dans ces moments terribles de l’épidémie. Depuis 4 ans, ils n’avaient jamais parlé de la maladie à un étranger. 
Roger Marcel Wellengé ignorait tout de la fièvre hémorragique ébola quand il soignait ses proches malades
33 20
Enfin une avancée médicale.
Pour la première fois, sur le terrain, des tests sanguins et salivaires nous permettent d’assurer un diagnostic en quelques heures. C’est un progrès considérable pour l’action sanitaire, pour séparer les malades d’Ebola des autres, pour la sécurité des soignants et des soignés
34 11
Les échantillons de fluide potentiellement contaminés sont traités dans un laboratoire de fortune installé à proximité du pavillon d’isolement. 
34 20
Normalement, ils ne se sont manipulés que dans des laboratoires de haute sécurité dit P4.
Dans l’urgence, on se contente du strict nécessaire. Un ruban adhésif rouge sur le sol marque la zone dangereuse. Les procédures sont respectées, et il n’y a pas de contact possible avec le virus immédiatement neutralisé.
Les analyses de Nadège et de sa petite sœur se révèlent négatives. 
34 47
Toujours pas de vaccin, ni de médicaments anti Ebola, mais des traitements contre la douleur, la fièvre, la diarrhée, la déshydratation.
35 11
Adèle Mvou’o a développé la maladie, elle a survécu. Potentiellement encore contagieuse durant trois semaines, elle reste sous surveillance dans pavillon d’isolement et du coup elle aide les médecins à soigner les autres malades.
36 23
Adèle la survivante vit à Kellé. Elle est guérisseuse et s’occupe de son champ à l’écart du village. Dès qu’elle a senti la fièvre, elle s’est rendu d’elle-même au pavillon d’isolement. 
37 07
Quand je me suis sentie mal je me suis rendue à l’hôpital, j’ai trouvé l’infirmière de garde, la mère Justine, celle qui est morte depuis. Elle a constaté mes symptômes et m’a dit de filer directement dans le pavillon d’isolement rejoindre les autres malades. Et j’y suis allé toute seule.
3
Quand je me suis installé dans la salle d’isolement, dans l’heure suivante, deux malades sont tout de suite morts. Parmi eux il y avait un prêtre de la région du Pool.
4
Quelques heures après, ils ont introduit un autre malade qui revenait du village de Yembelengoe. Il est mort là à mes pieds.
6
Dans la salle, il y avait un sceau en plastique qui appartenait à l’un des morts. La nuit vers une heure, il n’y avait personne, pas d’assistance. J’ai dû utiliser ce sceau souillé comme pot de chambre. J’avais une soif intense. 
Et de l’autre coté de la pièce, il y avait un sceau plein d’eau et j’ai été obligé de puiser dedans pour boire.
(Chez elle…)
Quand les gens mourraient, c’est moi qui prévenais les infirmiers. Je leur demandais de retirer les corps ; je ne pouvais pas vivre avec ces cadavres à côté de moi. Alors ils me changeaient de salle. Et pendant leur tour de garde de l’après-midi, ils venaient retirer les corps et les mettaient dans les sachets. 
8 = (9 Kelle)
Quand j’ai commencé à aller mieux, les médecins me remettaient les médicaments pour que je les donne aux malades. 
Et les villageois m’ont accusé de les avoir gardé pour moi et d’avoir laissé mourir les autres. Pour les habitants, c’est pour cela que j’ai survécu.
39 12
Cet enterrement d’une parente d’un membre de la Croix-Rouge est pour moi un tournant dans la réponse anthropologique à l’épidémie. 
Nous avons fini par faire admettre que les procédures devaient êtres humanisés pour ne pas rajouter du drame au malheur et gagner la confiance indispensable à la maîtrise de l’épidémie..
Plutôt que de brûler les effets préférés du mort d’ébola, nous proposons de les disposer dans le cercueil ou dans la tombe, pour qu’ils accompagnent le défunt dans l’au-delà.
39 29 
Pour la première fois, la famille, les équipes médicales et les volontaires de la Croix rouge se retrouvent ensemble à un enterrement.
39 45
Devant les assistants recueillis, le mari peut s’adresse à l’esprit de son épouse, puis la famille rebouche elle-même la tombe.
40 21
L’idée vient aussi de marquer la fin d’un enterrement en s’inspirant des ablutions rituelles pratiquées en temps normal. 
Je propose à la famille une pulvérisation d’eau de Javel diluée sur les mains et les pieds. Elle est adoptée avec enthousiasme, comme une communion purificatrice. C’est aussi l’introduction de la désinfection dans les coutumes funéraires. 
41 07
Bien sûr, on ne brûle plus les maisons, ni les meubles, ni les ustensiles, ou les stocks d’aliments.
La durée de vie du virus et ses processus de transmission ne le justifient pas : une désinfection, répétée deux semaines plus tard suffit largement. Le recours au feu purificateur, c’était de la part de la Croix-Rouge locale, appuyée par les autorités, comme un réflexe périmé, datant des épidémies de varioles. Nous ne brûlons que l’irrécupérable. Au-delà, de l’eau de Javel, le soleil, le vent et la pluie finiront la désinfection.
41 42
Et puis nous proposons aux parents de disposer dans le cercueil ou dans la tombe les vêtements qui doivent servir au défunt dans l’au-delà.
42 04
Lorsque l’épidémie est déclarée éteinte. Les autorités médicales congolaises réunissent tous les chefs de quartiers pour dresser un bilan. 
42 59
Nous avons ensuite célébré avec la population le retour à une vie normale. La fin de l’épidémie n’empêche pas de prolonger les actions de sensibilisation.
Kellé marque un tournant pour l’oms, un progrès. 
Les leçons d’ébola dépassent très largement le cadre congolais. Elles permettent de penser des interventions dans d’autres épidémies comme la grippe aviaire dans des contextes de déni de la population, au nom de sa culture ou de sa religion. 
43 20
Une des réussites de cette mission fut de comprendre qu’il fallait intégrer dans les protocoles l’accompagnement des gens et de leur douleur. La dictature de l’urgence ne doit jamais faire oublier qu’on a en face de soi des personnes, avec leurs croyances, leurs haines, leurs humiliations, leur deuil et que l’humanisation des pratiques médicales est essentielle. 
43 49
La plupart des tombes anonymes d’ébola se sont effacées depuis 2003, recouvertes par l’exubérante nature équatoriale. La coutume veut que le l’on dépose sur la tombe des défunts leurs objets préférés comme un cartable de cuir ou les sandales d’un bébé. Les défunts d’ébola sont partis sans rien. 
44 12
Les villages n’ont pas changés. Cette population de chasseurs vit toujours de la viande de la forêt et doute encore de la réalité de la maladie. 
Même si l’interdiction de toucher un singe trouvé mort semble à présent respecté.
Une part de l’explication scientifique manque. On ne sait toujours pas comment les singes contractent Ebola : les chauves-souris sont mises en cause depuis longtemps, mais sans guère plus de précisions. Dans ces inconnues, s’engouffrent et perdurent les fantasmes d’une vision magique des choses. Et tant qu’il n’y aura pas de vaccin, Marcel Okabe, le chef du quartier Ambéa à Mbomo devra rassurer sa communauté comme il le peut.
45 46
Sur ce terreau de doute et d’irrationnel prospèrent les religions. De nouveaux prêtres catholiques ont ré-ouvert les églises, les anciens abbés avaient fui devant ébola. 
Et une multitude d’églises ou de sectes du réveil se sont installées dans les villages meurtris.
47 35
Ces discours brouillent le travail de prévention que tentent les infirmiers des dispensaires. 
À Mbomo, l’hôpital en cas d’une reprise d’ébola ne pourra avertir le monde que par sa difficile liaison radio. 
49 40
Notre présence aura ravivé de grandes inquiétudes, jusqu’à déstabiliser le président de la Croix-Rouge de Kellé. Une preuve de la persistance du traumatisme qui en 2003 a bouleversé ces villages. 
50 26
Dans l’urgence, l’OMS a su adapter son combat contre la fièvre à virus ébola aux coutumes locales. Mais pour autant elle n’a pas changé les croyances.

 

commentaires


Ajouter un commentaire Lire les commentaires
*Les champs suivis d’un astérisque sont obligatoires.
Aucun commentaire sur cette vidéo pour le moment (les commentaires font l’objet d’une modération)
 

Dans la même collection

 La lagune et l'usine
 A ria e a fábrica
 Le retour de Rabelais ?
 Baka Pygmies, the Turning point
 Los pigmeos Baka, el gran cambion
 ART, CULTURE, HÔPITAL
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Médecine légale et anthropologie - Odontologie / immature
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Médecine légale et anthropologie - identification d'un adulte
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Médecine légale et anthropologie - identification individus immatures.
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Médecine légale et anthropologie - introduction immature
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Médecine légale et anthropologie - Foetus
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Médecine légale et anthropologie-introduction
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Livre "Couleurs sur Corps"
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Anthropologie des Représentations du Corps
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Anthropologie du vieillissement
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Anthropologie funéraire
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Croissance osseuse et développement
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Ethnopsychiatrie et Anthropologie Phénoménologique / 2
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Ethnopsychiatrie et Anthropologie Phénoménologique / 1
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Anthropologie épidémiologique /2
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Modélisation Génétique et Démographie
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Paléo-Anthropologie
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Anthropologie épidémiologique /1
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Introduction à l'Anthroplogie Bio Culturelle
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Pourquoi ces films ?
 20 entretiens en Anthropologie Bio Culturelle : Anthropologie Génétique
 BAKA.mov
 L'idée de "Race"
 Le Dictionnaire
 Teinture des nattes pourpres à décor par réserve à Pentecôte (Vanuatu) / Dyeing of purple mats with resist patterns in Pentecost (Vanuatu)
 Autour de la peste, Marseille 1720 - 1722
 Le dernier supplice chinois
 Chronique du littoral gabonais 2006 : jeu de construction d’un fumoir
 Chronique du littoral gabonais 2006 : pièges à poissons en bambou
 Bande annonce: Une nuit au Caire avec le maître Ahmed Wahdan, Musiques et ambiances urbaines
 Kawat Kamul
 Les enfants d'abord : action faxeman
 Parle moi de mam
 Mam danse
 Karum kassara, case sacrée, Royaume de Babok, Guinée Bissau
 « What will happen in my future? » : consultation d'un marabout, décembre 2016, Mount Barclay, banlieue de Monrovia, Liberia
 « Anything I do… Is in the book» : exhibition et consultation d'un devin illusionniste, décembre 2016, marché de Redlight, Paynesville, banlieue de Monrovia, Liberia
 Chronique aka avril 1987, rivière Gouga, Lobaye, RCA : deuxième contact avec Gbédélé
 Chronique pygmée aka 1987 : toilette d'un garçon non sevré, janvier 1987, Kpéténié
 Chronique aka, janvier 1988 : retour à Akungu
 Chronique aka 1989 : novembre 1989, chez Yakpata à Badangou : danse d’amusement surveillée par les patrons villageois
 Chronique aka Motonga, 28 novembre1989 chez Monduwa : divinations par le copal
 Chronique aka 1989 : hommage au défunt Jean-Marie Elima
 Chronique aka 1992, Motonga, 4 décembre 1992 : Le devin guérisseur pygmée et les djinns de Hamidou
 Visite du centre de transit Ebola de Forecariah par des Villageois oppositionnels le 17 février 2015
 Chronique aka, Békélé, 13 juin 2006 : soirée de divination par le feu du foyer boka
 Chronique aka, janvier 1980, campement de Mandembe, Bagandou, RCA : en pleine épidémie de rougeole, divination par l’ampoule électrique et le feu.
 Chronique aka 1987 : Akungu (Lobaye, RCA) : Comment réactiver une pile de montre usagée
 Chronique aka 1987 : Akungu Wawa, enceinte, plante du manioc
 Chronique aka 1987, Akungu : "berceuse" aka
 Chronique aka, 1987, Akungu : soirée de danse et divination de la chasse du lendemain
 Chronique aka 1987, Akungu : chante-fable du lémurien
 Chronique aka,février 1987, Akungu : négociations d'une Villageoise en quête de feuilles de koko (Gnetum africanum)
 Chronique aka, Ngopama, novembre 1989 : Les gens d'Akungu à Mongoumba
 Chronique aka, Akungu, 1987 : la fumigation de Boyangi
 Chronique Baka, arrdt de Messok, avril 2015 : une collecte de miel sauvage
 Baka chronicle, April 2015, Messok district, Cameroon : a collect of wild honey
 Baka chronicle, June 2013, Lomié district, Cameroon : Hook fishing with Moussolo
 Toilette d’un bébé peul par une matrone de mère gurunsi
 Sainte Manoubia soufisme et spiritualité féminine
 Toilette et lavement d’un enfant mossi du Burkina Faso
 Chronique aka novembre 1989, Ngopama, Lobaye, RCA : diagnostic et extraction d’une pierre maléfique
 Toilettes d’enfants à Cuaji, Mexique : Toilette de Alejandra (40 jours) par sa grand-mère
 Toilettes d’enfants à Cuaji, Mexique : Extrait de : Toilette de Zitlali (6 mois et demi) par sa mère
 Extrait de Vietnam 2003 : autour du 60 e anniversaire de la mort d'Alexandre Yersin
 Centenaire de la Société de pathologie exotique : 20-21 juin 2008 Institut Pasteur Paris
 Chronique aka, Motonga, RCA, 6 décembre 1992 : zengi, cérémonie de danse de l'esprit de la forêt zengi
 Entre le mil
 Campagne OMS - UNICEF - Croix Rouge de sensibilisation pour les élèves et les APAE : Ébola est là, protégeons nous et notre famille contre cette maladie, Collège de Mankountan, Préfecture de Boffa, Guinée, 25 avril 2015
 La photo : toilette à 7 mois de Vishal Ganesh
 Chronique des Pygmées baka : Pygmées Baka, le grand Virage
 Chronique des Pygmées baka : Chant de Komba. Papa émile et sa harpe cithare (ou Ngombi)
 Chronique des Pygmées baka : fabrication d'un petit camion en palmes de raphia
 Chronique des Pygmées baka : récolte et préparation des feuilles de koko
 Chronique des Pygmées baka : récolte et fabrication de la pâte d'amandes de mangues sauvages
 Chronique des Pygmées baka : Récolte du miel (Poki)
 Chronique des Pygmées baka : construction de huttes mongulu
 Chronique des Pygmées baka : Kalo prépare l'étoupe et le feu
 Chronique des Pygmées baka : pêche au barrage - Campement du serpent
 Chronique des Pygmées baka : Conte de l'Antilope et des fruits de Komba
 Chronique des Pygmées baka : Le masque d'Edzengui
 Chronique des Pygmées baka : la rumeur du sida
 Offrande maternelle et fillette impertinente, temple de Mangleshwar, Mana, village du haut des Rongpa
 Les virus ont aussi leur "rêve américain"
 Statues dogon actives : Allaye Samasekou, forgeron sculpteur
 Statues dogon actives : Youssouf Dara, sculpteur fabricant de copies
 Emmaillotement à Sidi Zid
 Service malgache - transes, sacrifices et guérissage
 Snöns vetenskap, (version suédoise de "Science de la neige, Nautijaur, Laponie suédoise, 12 novembre 2010")
 « Working with Nature » – Sami reindeer herders and biodiversity in the boreal forest (2016)
 Rituel funéraire d’une femme Brâhmane sur les rives de la Narmada, Omkareshwar, Madhya Pradesh, Inde, Janvier 2005
 A day in Siwa/ Une journée à Siwa/ يوم في سيوة — Siwa Oasis, Egypt (Vincent Battesti, November 2014)
 Wedding Party in Darb al-Ahmar , A popular Neighborhood — Cairo, Egypt (Vincent Battesti, March 31st, 2011)
 ‘Aīd al-Siyaha — Siwa Oasis, Egypt (Vincent Battesti, October 2015)
 Science de la neige, Nautijaur, Laponie suédoise, 12 novembre 2010
 The Science of Snow, Nautijaur, Lapland , 12 November 2010
 Rasmane du matin au soir (Kienfangue, Burkina Faso 1995) : soins au nourisson chez les Mossi (version longue)
 Mains de sages-femme, Exposition “Naissances : gestes, objets et rituels”
 Méthode psycho-prophylactique d’accouchement sans douleur
 Premiers pas dans le Monde
 Chronique aka, novembre 1989, Mongoumba, Akungu, RCA : enquête sur la mort de Jean-Marie Elima à la suite d'un rapport sexuel avec une femme villageoise
 Mumbwiri, rite thérapeutique : initiation d’une femme et d’un enfant nzebi
 Sacrifice d’un cheval pour la célébration de la fin du deuil
 Kosai : massages traditionnels pour bébés Tunisie - Inde
 Les rondes de saint Antoine. Culte, affliction et possession à Puliyampatti (Inde du Sud)
 Les Tsogho du Gabon, initiation au Bwiti
 Le feu et le gras : utilisation du feu et du beurre de cacao dans les techniques du corps et de la petite enfance à la Réunion
 L’accouchement de Sephali
 Suskàlàs ear whisperine from Village of Püspökhatvan Hungary 2005 Hongrie
 Des masques pour le président
 Le bâtonnet et l’eau : techniques quotidiennes d’entretien du corps à Dakar Pikine
 Sous le signe du saturnisme : Paris 1991-1993
 Sous le signe du saturnisme, Paris 1993 : Toilette et biberon de Mustapha
 Chronique des pygmées babongo 2007 : pièce bwiti d’arc-en-bouche (de jour) par Makaho Maurice
 Chronique pygmées Bakoya, Gabon, avril 2006
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Chant de circoncision bubeyi : leçon d’ethnomusicologie, 8 avril 2008, Manamana
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Le « temple du Shaolin » : chants d'origine initiatique des femmes avec leurs enfants, 8 avril 2008, Manamana
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Questionnaire linguistique comparatif akélé, babongo, awanji et adouma, 15 avril 2008 Doumé
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Divination de la cause de maux de ventre, par la chute de morceaux d’écorces, 13 avril 2008, Doumé
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Guérisseurs de footballeurs, 15 avril 2008, Doumé
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Pièces traditionnelles d’arc-en-terre avec un jouet d’enfant, 15 avril 2008, Doumé
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Pièce d’arc-en-bouche en milieu akélé babongo, 8 avril 2008, Manamana
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Sourd muet et bègue : leçon de communication non verbale, 16 avril 2008, Doumé
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 Arc-en-bouche bwiti par Florian Nzembi « John », Makoula 2 avril 2008
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Sortie du masque mokuya
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Soirée de danse de nganga bwiti
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Cueillette rituelle de remèdes
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Préparation du parfum remède & traitement
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Récital de chant & harpe bwiti par J. B. Matzanga
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Soirée de danse électrique
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Rituel de réconciliation du culte nzobi et balayage
 Chronique des pygmées babongo 2007 : Divination par la chute de morceaux d'écorces
 Chronique des Pygmées Babongo 2007 : deux bébés et la petite fille dont la mère est enceinte
 Chronique des pygmées babongo 2007: Fabrication en sifflotant d'un panier à feu et miel
 Chronique Aka, février 2008 : une journée au Muséum, filmée par Zoko Antoine, Pygmée de RCA
 Chronique aka 2006 , Motonga : Baisers au tribunal
 Chronique Aka 2008 fév, Mantes-la-Jolie : Le spectacle des V.I.P 1 filmé par Zoko, Pygmée aka de RCA
 Chronique Aka 2008 fév Mantes-la-Jolie : Le spectacle des V.I.P 2 filmé par Zoko, Pygmée aka de RCA
 Chronique aka 2006, Békélé : Chanson du sida filmée par Mombaka
 Chronique aka 2006 : Békélé, Leurres d'animaux pour la chasse
 Chronique aka 2006 : Békélé, Toilette d'un enfant à la rivière par sa mère
 Chronique aka 2006, Békélé : Coupe d'un arbre à la hache
 Chronique aka 97 : Boire et déboires après la forêt
 Un car rapide sénégalais au Musée de l'Homme de Paris : un chef-d'oeuvre d'art populaire, un “art parlant”
 Chronique aka, Akungu décembre 1995 : Mort et naissance de Masiki
 Chronique aka 1993, Motonga : Gbédéle, femme, fille et mère
 Chronique aka, Akungu décembre 1994 : Cure de la migraine de Bonéné et histoire de la folie de Koti
 Chronique aka, Akungu 1994 : discordes, infortunes et réparations
 Chronique aka, Akungu 1994 : Le lémurien et l'araignée, chante-fable
 Chronique aka 1993, Motonga : Revendications aka : conduire et coudre
 Chronique aka 1993, Motonga : Pièce de senza, jouée par Oto Joseph
 Chronique aka 1993, Motonga : Préparation de la poudre de bois rouge par Mowo
 Chronique aka 1993, Motonga : Leçon de chant et de danse ou la drague des Pays d’Akungu
 Chronique aka 1993, Motonga : Monduwa, devin-guérisseur pygmée Consultation d'une jeune fille menacée d'avortement
 Chronique aka 1992, Akungu, Paris : La chasse au filet, Akungu, 27 novembre 1992
 Un "car rapide", un transport en commun sénégalais au Musée de l'Homme de Paris : un chef-d'oeuvre d'art populaire. Diaporama du 28 juillet 2015
 Chronique aka 1993, Motonga : Monduwa, devin-guérisseur pygmée : Consultation et divination d’une jeune fille cardiopathe
 Chronique aka 1988, Kpétényé : les dents sculptées
 Chronique Aka 1991, Ngopama : La danse du professeur et le refus des Aka
 Chronique aka 1987, Gouga: Le bébé malade et le chevrotain aquatique
 Chronique aka 1988 : Fer de hache pygmée et petit Villageois : histoire d’une blessure
 Chronique aka 1988, Akungu : Femmes pays
 Chronique des Pygmées Bagyeli 2008 : Profession : chasseur
 Plessage à Montaillé
 Jeux chantés des filles baka
 Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : jeu de cuisine de feuilles de manioc
 Win-Timdouine 2008 : Méthode d’étude des chauves-souris
 Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : Mbélé, la chasse aux oiseaux
 Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : cérémonie Ngoya (reconstitution)
 “Les âmes sont venues manger des douceurs", Soukhwan pour Khamman
 L’abattage du cochon en Voïvodine, décembre 1998
 Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : premiers baptêmes d'un pasteur pygmée
 Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : sortie de réclusion de la mère des jumeaux
 Chronique des Pygmées Bakoya, juillet 2007, Ekata, Ogooué-Ivindo, Gabon : trois jours au campement de collecte de graines de “Panda oleosa” (Pandacées)
 Le filet de chasse (Ekata, Ogouée-Ivindo, Gabon, 2008)
 Les fermiers du miel. Apicollecte et apiculture à Belitung, Indonésie.
 Jeanine
 Tsigamania, être gitan et français
 Le cochon en Galice
 Séminaire d'ethnomédecine CNRS MNHN, Paris : A.G. Haudricourt et la scatologie
 Fabrication d’une cordelette à noeuds, protectrice de grossesse, Ibel, Sénégal oriental
 Écritures talismaniques coraniques sur une tablette en bois. Ibel, Sénégal oriental
 Guérissage de « maux de tout le corps » par effleurements, verbe et racines Ibel, Sénégal Oriental. 1983
 Consultation par les cauris de Djibi Diouf chez Fatou Nder devin-guérisseuse à Yembel, (Yembel, Sénégal 2001)
 Extraction de « vers » au marché de Thiaroy, (Pikine, Sénégal 1987),
 Divination par les cauris (Pikine, Sénégal 1987),
 Divination par géomancie (Pikine, Sénégal 1987),
 Soins des maux de dos de l’ethnologue par un devin-guérisseur bambara à Bamako 1995
 De la pierre au bras (Tikankali, village nyokholonké des collines du Bandemba, Sénégal oriental février 1990.)
 Jine bana : la possession au quotidien (Beledugu, Mali 1995)
 Talismans : le sceau de Saturne
 Du savon dans les yeux, toilette d’une fillette au sein peul bande, Ibel février 1990
 Du Bénin au Nigéria en suivant les usages des amulettes, Isakété (Bénin) février 2006
 Ketteb : les écrits sortilèges
 Chronique des Pygmées Babongo 2007 : Dindamba André, danseur, chanteur, guérisseur bwiti et infirmier
 Petits moments dans une famille de musiciens sérers (Toilette, danse et guérissage), Joal, décembre 2009
 Statues dogon actives : divination par les cauris de Ya Dene, guérisseuse à Yenda Komokan
 Biljana la femme-guérisseuse, Budisava, Serbie
 Chronique pygmées Bakoya de Mékambo, Gabon, avril 2006 : représentation des épidémies de maladie à virus Ebola de 2001-2002
 Toilettes d’enfants au Laos (Ban Nakham, province d'Oudomxay)
 Les rites de l’enfance à La Réunion : Sévé mayé
 Elvis, Dogon des montagnes
 Chronique de Midouma 2007. Pressage de canne à sucre pour préparer le musungu, Midouma (Ogoué Lolo, Gabon)
 Chronique de Midouma 2007. Un après midi en brousse avec les femmes Babongo, Midouma (Ogoué Lolo, Gabon)
 Regards ethnographiques à propos des amulettes et du guérissage. Sénégal, Guinée, Mali, région parisienne 1983-2012.
 Basta de gusanos !
 Ébola en Guinée Conakry : conférence de sensibilisation au virus Ébola, préfecture de Guéckédou, 7 avril 2014
 Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 (Gabon) : façonnage d’un nouveau-né qui n’a pas uriné sur son père
 Cavadee à l'île Maurice, 2006 (Thaipoosam cavadee of Ansina and her father)
 Cavadee, dix jours de cérémonies en l'honneur du dieu Mourouga dans l'hindouisme réunionnais
 C'est comme ça l'éducation, dressage d'un poulain de trait
 Chronique aka 1987-1992 : vie quotidienne, malheur et guérissage chez les Pygmées aka de République centrafricaine.
 Au rythme du froid, toilette d'hiver au Zangskar
 Ali Photos, Photographe à la caisse au marché de Bandiagara
 Apport de l'anthropologie à la résolution de quelques problèmes d'infectiologie et de santé publique dans le contexte tropical
 Ebola en Guinée Conakry: hôpital sécurisé par MSF, Guéckédou, avril 2014
 Chronique des Pygmées Bakoya 2006. Mime d'accouchement, Imbong, Gabon
 Chronique aka 1992- 1995, Akungu, République Centrafricaine. Mime d'un accouchement
 Naissances, gestes, objets et rituels. Côte d'Ivoire, 1991. Soins au nouveau-né chez les Gouros : le massage
 Naissances, gestes, objets et rituels. Baptême catholique à la Réunion
 Naissances, gestes, objets et rituels. Le rituel juif de circoncision : La brith milah d'Ethan
 Naissances, gestes, objets et rituels, Kienfange, Burkina Faso, 1995. Rasmane du soir au matin : soins au nourisson chez les Mossi
 Naissances, gestes, objets et rituels. Le culte des mères célestes
 Naissances, gestes, objets et rituels. Toilette aux feuilles de galanga
 Naissances, gestes, objets et rituels. Danse des jeunes filles, danse-mime de l’accouchement, région de Koubia, Moyenne Guinée
 De l’argile dans les yeux : toilettes d’enfants dans le Logar
 Naissances, gestes, objets et rituels. Premières nourritures d'un nouveau-né peul
 Leçons d'humanités à Mbebess, la décharge à ordures de Dakar-Pikine : travail du cordonnier d'amulettes et parole de récupérateurs
 Ebola en 2012, R.D. du Congo, Province orientale, Haut Uélé : funéraille sécurisée à Bédé d'une accouchée décédée à l'hôpital
 Marburg en Angola à Uige avril 2005 : funérailles de crise : le tailleur et les siens
 Ebola au Congo 2010 : atelier de prévention et de contrôle de l'hygiène hospitalière
 Ebola en République démocratique du Congo en 2007 : un laboratoire de diagnostic rapide à Mweka
 Leçons d'humanités à la décharge à ordures de Dakar
 Ébola, ce n'est pas une maladie pour rire
 Ebola en 2012, R.D. du Congo, Province orientale, Haut Uélé : entre compréhensif et coercitif, réponse adaptée à des menaces
 Ebola au Congo en février 2003 : virus, sorciers & politique
 Ebola au Congo en juin 2003, Kéllé, Mbomo : virus paroles et vidéo
 Ebola au Congo en décembre 2003 à Mbomo : virus, braconnier et fétiche
 Marburg en Angola à Uige en avril 2005: chanson trio contra Marburg ->
 Marburg en Angola à Uige en avril 2005 : mise en bière d'une petite fille
 Toilette et massage d’un enfant Newar à Kathmandou
 Renaud PIARROUX - Ce que la microbiologie moderne nous dit des épidémies de choléra
 Transitions épidémiologiques en Afrique : quelles réponses des systèmes de santé ? Cérémonies d'ouverture du 9 e Congrès international francophone de la SPE avec la SMANLF
 Transitions épidémiologiques en Afrique : quelles réponses des systèmes de santé ? Propos introductifs du Pr. Marc Gentilini
 Jean-François TRAPE - De l'holoendémicité à la pré-élimination: 22 ans de surveillance et de prise en charge du paludisme à Dielmo, Sénégal
 Didier RAOULT - Intérêt de la surveillance épidémiologique des fièvres non palustres au Sénégal -
 Kasara et bëpene : récupération diurne de principes vitaux
 Toilettes Manjak : Claudine et William se lavent les dents et le visage
 Toilettes Manjak : toilettes et massages de Serge
 Cueillette urbaine avec Kirviçik Ahmet à Istanbul
 My name is not important : Elvio et sa résidence éphémère sur un trottoir de Paris
 Enterrement à Karonkã Rituel funéraire, Guinée-Bissau
 Soins aux enfants manjak : Massage thérapeutique de Junior
 Rituel funéraire, Bukul, Guinée-Bissau : préparation d’une nouvelle tombe
 Consultations de Souley Nyakh, tradipraticien à Joal (déc. 2012) - "versements" aux pangols domestiques, onctions et fabrication d'amulettes - visite et "versements" aux habitants d'une forêt de baobabs sacrés
 "L'enseignement de la médecine tropicale en France en 2013" Table ronde de la Société de pathologie exotique (SPE), 29 mai 2013, Institut Pasteur Paris
 Leçons d'humanité : les récupérateurs d'ordures de Mbebess (Dakar, Sénégal 1986-1996)
 Médecines traditionnelles, cultures et sida : Bamako 7/8 fév 1994
 Ebola en 2012, R.D. du Congo, Province orientale, Haut Uélé : visite de l'hôpital sécurisé d'Isiro
 Portrait d'Alain Epelboin, médecin anthropologue au CNRS-MNHN de Paris (2002)
 Un art secret : les écritures talismaniques de l’Afrique de l’Ouest
 Les armes et les défenses de Mamadou Mané Guey
 Leçons d'humanités à la décharge à ordures de Dakar : manipulations d'un rebouteux wolof
 Wasey, de la cueillette à la dégustation. Région du bas Oyapock
 Kalimata ou l’art de la poterie chez les Wayana
 Binta, napene à Bukul, Guinée Bissau : extraction d’objets maléfiques
 Yango Diallo et le sida, divination par les cauris, Ibel, Sénégal, janvier 2000
 Du rite au soin : toilette et guérissage à Joal (Sénégal, décembre 1997)
 Écritures talismaniques sur une cuillère de ménage et phytothérapie pour soigner des maux de dents, Timba, Guinée
 Le bain d'Awa et ses amulettes à Pikine Sénégal
 L'amulette de poignet du fils de Mariem Ndiaye, Malicka, Sénégal
 Collecte d'amulettes à Mbebess, la décharge à ordures de Dakar, Sénégal
 Leçons d'humanités à la décharge à ordures de Dakar : consultation d'un devin-guérisseur sérer
 Toilettes manjak, Sénégal : Toilette et massage de Laurence
 Leçons d'humanités à la décharge à ordures de Dakar : gainage d'un talisman par un cordonnier de Mbebess, décembre 2012
 A.G. Haudricourt et ses élèves : leçon d’ethnobotanique dans les bois de Meudon 29 mai 1986
 L'esprit d'Antogo
FMSH
 
Facebook Twitter Google+
Mon Compte