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Le fait divers criminel, baromètre d’une époque


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Les chapitres


Le fait divers criminel, baromètre d’une époque

Une conférence du cycle "La violence aujourd'hui"   

Le fait divers criminel, baromètre d’une époque  

par Anne-Claude Ambroise Rendu, historienne  

Violences de guerre et pratiques de cruauté au XXème siècle  

par Stéphane Audoin-Rouzeau, historien  



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    Date de réalisation : 27 Septembre 2013
    Durée du programme : 86 min
    Classification Dewey : Processus sociaux : coordination, changements, conflits
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    Catégorie : Conférences
    Niveau : Tous publics / hors niveau
    Disciplines : Processus sociaux, changements sociaux
    Collections : La violence aujourd'hui
    ficheLom : Voir la fiche LOM
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    producteur : UTLS LA SUITE
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    Langue : Français
    Mots-clés : violence, addictions
 

commentaires


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Balthazar 03/05/2016 10h38

Après ces 14 conférences, assez inégales, je voudrais proposer mon système… Pour appréhender le mal, il pourrait suffire de transposer au plan psycho-social, les fonctionnements biologiques et urbanistiques. Ainsi, tous ce qui vie (et même l’inerte dans l’absolue) produit des déchets. Le développement permet d’améliorer les rendements, notamment par le recyclage, mais de plus en plus par l’économie circulaire, qui consiste à disposer les installations en série de sorte que les outputs des unes forment les inputs des autres. Il est possible à chacun de progresser pour émettre moins de ces pollutions, de même qu’on peut choisir d’apprendre à se libérer des addictions. Et une fois libre, en général, on est obligé d’assumer davantage les souffrances d’autrui qui a la tendance de charger ceux qui lui paraissent avoir les épaules suffisamment larges pour l’encaisser. Dans un esprit hégélien, on serait enclin de voir le bourreau comme le faible, mais il pourrait avoir une lueur de bien dans le choix de sa victime, en ce sens qu’il élirait celui qui lui cause des complexes d’infériorité. De même qu’entre 2 maux, des adolescents qui s’en prendraient illégitimement aux autorités seraient préférables à ceux qui cibleraient un camarde à plusieurs.
Nous estimons que le progrès des consciences amènera chacun à retenir par devers lui ses excès, (ou a les échanger de façon complémentaire et consentie par le dialogue) quand il sera évident pour tous que ce sont là des valeurs dont il est idiot de se séparer gratuitement...

Au Professeur DEPUTTE décrivant les « patrouilles » de singes, il pourrait être demandé s’il ne s’agit pas là d’une façon d’évacuer les tensions, tout en faisant un exemple, et en affaiblissant le groupe concurrent. Cela se passe précisément en ‘lisière’, et le spectacle des souffrances refroidirait les membres qui pourraient extrapoler et anticiper sur eux-mêmes, par empathie, les conséquences d’un duel en interne. Quant à la victime expiatoire, elle pourrait avoir été ainsi isolée à titre de sanction, on pourrait même imaginer qu’elle puisse constituer une offrande, un sacrifice, voir un tribut, une indemnité de guerre, ou un commerce…

Au professeur AUDOIN-ROUZEAU, l’on rétorquera qu’au lieu de poser le soldat comme incapable –dans certains contextes– de discerner l’Humanité de son ennemi, et de comprendre les attitudes les plus extrêmes auxquelles il arrive qu’il cède, comme une façon d’accorder la réalité à l’idée préconçue qu’il se faisait de l’adversaire ; l’on pourrait relever qu’en toute circonstances, le guerrier ne perd jamais de vue les qualités intellectuelles de celui qu’il combat, ce serait justement pourquoi, lorsqu’il le vainc, il peut arriver qu’il déploie beaucoup d’énergie pour transformer sa dépouille en un objet immonde. Cet indescriptible résultat est un produit du vainqueur, qui par un zèle peu ordinaire, ne se contente pas d’ôter la vie, mais s’acharne après.
Pourquoi ?
Outre l’explication introductive, s’évincent hélas de nombreux motifs rationnels. Ce peut-être une façon de s’entraîner (comme chez les félins), de se désensibiliser, et de déculpabiliser le groupe tout en consolidant ses liens (partage du trophée (étymologie ?--> 'trepein'?). Envoyer un signal effrayant quand ils rejoindront les lieux après le départ des assaillants…
Plus originale, notre proposition de relier ses acharnements au concept de guerre totale. Nous estimons que le génocide a pu être une tentative de parer au fait que jusqu’au XIXème siècle, le vaincu pouvait toujours recouvrer ses forces, et se venger. La « dialectique du maître et de l’esclave » le faisait même revenir plus puissant. (On sait que déjà, Rome s’était évertuée à anéantir Carthage.) Il y a donc une logique morbide, semblable à celle du violeur, qui tue (ou crève les yeux) simplement pour ne pas être identifié. Une fois l’Autre agressé, précisément parce qu’il est un égal, donc redouté, une stratégie peut consister à aller le plus loin que l’on puisse dans sa destruction. De même, si le spectacle ‘odieux’ (-∞) dont nous dissertons peut être défini comme l’inverse du plein épanouissement (+∞) que l’on appelle le ‘bonheur’, et si au milieu de ces extrêmes on place l’origine du repère au seuil de la naissance (zéro positif) ou à l’article de mort (zéro négatif) (comme en mathématique, nous distinguons 2 zéros côte à côte, d’après une analyse des limites) l’on devine que ce jusqu’au-boutisme barbare pourrait viser à s’assurer, 'plutôt 2 fois qu’une', du décès. Une comparaison avec le 'double-enterrement béninois' mériterait sûrement quelques années de travail, bien que le contexte et le processus soient complètement opposés là aussi, puisqu’en Afrique il s’agit d’honorer le défunt, en l’inhumant une seconde fois, dans un esprit qui évoque plus celui des momies égyptiennes…
Et si ces furies paramilitaires avaient vocation à se prémunir des fantômes finalement ? (Le zombie n’est-il pas un universel ? Puisque outre les recrues vaudous, chez les chrétiennes, comme chez les autres monothéismes (Gog et Magog) sans parler de l’Asie (métempsychose) cela existe.)
 

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