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Université Toulouse-Jean Jaurès (Toulouse II-le Mirail)

Making the Connection / Kev Reynolds


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Making the Connection / Kev Reynolds

Making the Connection / Kev Reynolds, in colloque "Les rencontres de l'Humain et du non-Humain dans la littérature de montagne et d'exploration anglophone", organisé par le laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes (CAS) de l'Université Toulouse Jean-Jaurès, 14 octobre 2016.

Les récits d’ascensions ou les récits de voyages anglophones dans des régions montagneuses, tout en offrant des relations d’expériences individuelles nous donnent aussi une vision juste du monde non humain de ces régions. C’est aussi le cas des guides de montagne qui proposent des itinéraires tout en renseignant les futurs voyageurs sur la flore et la faune qu’ils pourront rencontrer. L’intérêt des voyageurs et montagnards pour le monde non humain permet-il de considérer le récit de voyage ou d’ascension comme un exemple de littérature environnementale, les voyageurs, montagnards et alpinistes révélant dans leurs textes une conscience réelle de la nécessaire inter-relation entre le monde humain et le monde non-humain, animal, végétal ou minéral ? Kev Reynolds termine la présentation de sa conférence par ces mots : « Nous devons juste établir la connexion entre nous et la nature pour découvrir que le monde est  plein de miracles. Mais sans cette connexion, nous sommes simplement des observateurs munis d’œillères ». Il rejoint là les mots du romancier canadien Rudy Wiebe écrivant dans Playing Dead, a Contemplation Concerning the Arctic, en réponse aux explorateurs qui pensaient voir dans l’Arctique un «  pays nu » : «  il est certain que, à présent, nous sommes prêts à comprendre que la nudité de notre pays réside simplement dans le regard non informé de celui qui regarde » (Rudy Wiebe, Playing Dead. A Contemplation Concerning the Arctic [1989], “Coda”, Edmonton, NeWest Press, 2003).
La conscience réside dans la perception du monde qui nous entoure, comme le souligne Kev Reynolds : « To gain most from the mountain experience I believe one should retain a childlike sense of Wonder for each segment of the natural environment and, where possible, refine the art of awareness; that is, strive to become conscious of each moment of being, and be sensitive to the world about you. » (Kev Reynolds, "Alpine Points of View", Cicerone Press, 2004).

« In his introduction to a collection of works by the great 19th century ecologist, John Muir, the climber-poet and academic Terry Gifford commented that Muir’s writing ‘not only walked readers sensuously and slowly into the wild, but gave them a warm sense of their rightful place there. The wilderness, their wilderness, was… a resource for their self-discovery.’ (Terry Gifford: Introduction to John Muir: The Eight Wilderness-Discovery Books (Diadem, London, 1992).
Isn’t that what the finest travel writing, and the best of all mountain guidebooks should aim to do – to walk their readers ‘sensuously and slowly into the wild’? For once there (out there), we have an opportunity to connect with the natural world and all its amazing diversity. In that diversity Muir himself recognised an intricate ecological web: ‘When we try to pick out anything by itself,’ he said, ‘we find it hitched to everything else in the universe.’(John Muir: My First Summer in the Sierra (Houghton Mifflin, Boston / Constable, London, 1911 – also contained in The Eight Wilderness-Discovery Books – see ).
We have only to make the connection between ourselves and nature to discover that the world is full of miracles. But without that connection we are merely observers wearing blinkers. » (Kev Reynolds).

 

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