Conférence
Âme et corps dans la philosophie classique (par Pierre Guenancia)
Réalisation : 9 janvier 2018 - Mise en ligne : 16 avril 2018
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La conception cartésienne du corps vivant rompt nettement avec la conception scolastique héritée d’Aristote du corps animé. Le corps s’explique pour Descartes de façon purement mécanique, comme une machine automate (une horloge). La vie (et la mort) dépend seulement de l’assemblage d’organes telle qu’on peut le décrire grâce à l’anatomie. Mais le corps d’un homme, son corps, est un corps uni intimement à son âme (ou son esprit). Ce n’est plus un assemblage mais un tout, l’homme. Les philosophes post cartésiens (notamment Spinoza et Leibniz) ont rejeté ce dualisme âme/corps ainsi que l’union substantielle de l’âme et du corps. Ces deux notions expriment une seule et même réalité vue de deux façons différentes. Il ne faut alors pas chercher une union entre ces deux substances puisqu’elles sont en un sens identiques. Mais qu’en est-il alors du corps propre, celui que Descartes appelle « mon corps » ? Le corps humain a-t-il alors une spécificité, que l’on nommera plus tard « corps propre » ?

Pierre Guenancia

Lieu de réalisation
Lycée d'État Jean Zay - 10, rue du Docteur Blanche - 75016 Paris
Langue :
Français
Crédits
Lycée d’Etat Jean Zay - Internat de Paris (Production), Pascal CECCALDI (Réalisation), Pierre Guenancia (Intervention)
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/hnrj-3c12
Citer cette ressource :
JeanZayInternatCPGE. (2018, 9 janvier). Descartes. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/130660. (Consultée le 4 novembre 2026)

Descartes

par thierry BéLIS, le 30 juin 2022
Conférence
Âme et corps dans la philosophie classique (par Pierre Guenancia)
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Guenancia, Pierre (1949-.... ; philosophe)
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Conférence
La nouvelle norme de vérité : science et philosophie à l’âge classique (P. Guenancia)
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Les mathématiques, selon la célèbre formule de Spinoza, ont apporté aux hommes une autre norme de vérité. C’est cette norme nouvelle qui a permis la révolution galiléenne suivie par Descartes et tous les savants et philosophes de l’âge classique. « La nature est écrite dans la langue mathématique ». Cette autre formule célèbre de Galilée signifie que la nouvelle science de la nature est fondée sur l’utilisation des mathématiques qui est non seulement la clé de l’explication de tous les phénomènes de la nature, mais qui est aussi le modèle de la certitude. Avant d’être définie par la correspondance avec les choses, la vérité désigne ce que l’esprit humain usant de méthode conçoit clairement et distinctement : ce que Descartes nommera dans les Méditations la règle générale de la vérité. Pierre Guenancia
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