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Descriptif
ÉMERGENCE DU LANGAGE LABORATOIRE DDL _Christophe Coupé - Linguistique
La construction d’embarcations pour aborder l’Australie a t’elle suscité l’émergence d’unlangage ?
Audiotypie :
Christophe Coupé : L’idée, à la base, c’est de se poser cette question-là : Est ce que l’on peut dater l’émergence dulangage. Quand est ce que nos ancêtres ont commencé à parler, on va dire de la même façon que l’on parle aujourd’hui.C’est un peu comme l’invention du feu. Quand on parle de l’invention du feu, on peut avoir tendance, alors peut-être unpetit peu naïvement, à imaginer qu’à un moment il s’est passé un accident, et puis quelqu’un à découvert le feu commeça.
Tout dépend de ce que l’on appelle langage en fait.
Moi j’ai tendance à parler peut-être plus, d’évolution des systèmes de communications, et de réserver le terme delangage, de langage humain, aux systèmes de communication de notre espèce, tel qu’on le voit aujourd’hui.Quellesétaient les capacités nos ancêtres par exemple avant notre espèce. Est ce que ces individus-là, qui étaient donc des présapiens, est ce qu’ils étaient dotés d’un système de communication très sophistiqué ou non ?
Ce travail-là sur l’Australie, et puis sur les traversées maritimes d’une façon générale, c’est un point de vue pourtravailler sur la question : Homo sapiens, pré sapiens, qu’est ce qu’on peut dire sur leurs capacités de communication, etleurs capacités cognitives, sociales, dans un sens plus large.La question initiale pour travailler sur les traverséesmaritimes, c’est une question toute bête, qui n’a pas forcément de rapport avec la préhistoire, c’est : Quand on est dansun endroit particulier, est ce qu’on peut apercevoir qui est situé à une certaine distance, 150 km, et en fonction del’endroit où l’on se trouve et puis de l’altitude du point qu’on voit.Donc on va faire un zoom cette fois sur le nord del’Australie, On voit ici en gros, cette région là, cette grande île là , c’est la Nouvelle Guinée actuelle, là vous avez lenord de l’Australie, et puis vous avez tout un chapelet d’îles. On est à la période où vous avez le niveau actuel des eaux.
Donc on va dire 0 m.Donc en ce qui concerne le peuplement de l’Australie, quand est ce que l’Australie a été coloniséepar notre espèce, l’idée c’est : On a des traces vers environ -50 000, voire -60 000 -alors on n’est pas précis à quelquesmilliers d’années près- mais est ce qu’on peut estimer quelle tête avait cette région là du monde à cette époque là, et àcette époque là, on a une idée du niveau des mers, donc c’est à partir de cette connaissance du niveau des mers qu’onpeut retrouver la configuration topographique approximative de cette région là.Et voilà la configuration de la région,telle qu’elle a pu être il y a environ 60 ou 70 000 ans -encore une fois on n’est pas à quelques milliers d’années près- eten faisant abstraction des mouvements des plaques. On ne peut pas capturer l’ensemble des phénomènes qu’on devrait,et donc ça reste une approximation.On peut voir que la connexion entre la Nouvelle Guinée et ’Australie, avant on avaitune bande de terre qui se trouvait plutôt à l’est, et maintenant vous avez une connexion qui est beaucoup plusimportante, Si je vous montre ce petit intervalle là entre mes deux doigts, ça va correspondre à environ 150 km.C’est çale point crucial, c’est que, si vous partez d’un point sur le sud-est de l’Asie, vous n’avez aucune façon de partir de cepoint là, et d’arriver donc au Sahul -la connexion entre la Nouvelle Guinée, l’Australie, et la Tasmanie qu’on ne voitpas- il n’y a aucun moyen d’arriver sur un chemin de terr es émergées.Vous devez toujours traverser pour passer dusud-est asiatique à l’Australie.
Or on sait qu’il y a des gens en Australie, on sait qu’on venait très vraisemblablement d’Asie, donc la conclusion : Pourgagner l’Australie, on a du traverser. Et pour ce faire, la nage ça paraît difficile, donc on a utilisé des embarcations, dontil faut estimer, imaginer de façon la plus raisonnable possible, le degré de sophistication, et le processus même quiconduit à ces traversées.
Pour pouvoir réussir à faire ces traversées, si on regarde un peu les différents arguments, les différentes hypothèsesqu’on peut invoquer, il paraît assez raisonnable -et ce n’est pas une démonstration de type logique comme en math- çaparaît raisonnable de penser qu’il fallait un système de communication sophistiqué à la fois pour la construction -on vadire le côté plutôt technique des traversées- et puis aussi pour le côté social de : Pourquoi construire un bateau, pourquoitraverser une étendue d’eau importante pour partir d’un point pour aller à un autre.
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Entretien
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8 échantillons de recherches en SHS : Émergence du langage
ÉMERGENCE DU LANGAGE LABORATOIRE DDL _Christophe Coupé - Linguistique La construction d’embarcations pour aborder l’Australie a t’elle suscité l’émergence d’un langage ? Audiotypie : Christophe Coupé : L’idée, à la base, c’est de se poser cette question-là : Est ce que l’on peut dater l’émergence du langage. Quand est ce que nos ancêtres ont commencé à parler, on va dire de la même façon que l’on parle aujourd’hui. C’est un peu comme l’invention du feu. Quand on parle de l’invention du feu, on peut avoir tendance, alors peut-être un petit peu naïvement, à imaginer qu’à un moment il s’est passé un accident, et puis quelqu’un à découvert le feu comme ça. Tout dépend de ce que l’on appelle langage en fait. Moi j’ai tendance à parler peut-être plus, d’évolution des systèmes de
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Entretien
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Huit échantillons de recherches en SHS : traitement cognitif du langage
8 échantillons de recherches en SHS : traitement cognitif du langage par Fanny Meunier-Hoën - psychotinguistique : "A t’on perçu ce mot caché ? L’électroencéphalographie (EEG) nous le démontre " Audiotypie : Fanny Meunier-Hoën : "Ce que l’on va faire, c’est que l’on va faire passer une expérience à Laurence, où elle va devoir écouter des phrases, et les répéter, tout simplement. Ce que l’on va mesurer, c’est l’électricité produite par son cerveau, finalement. Donc on a un casque, qui va servir de capteur, qui a 64 capteurs - des électrodes - et qui vont nous donner des informations, sur le décours temporel de son activité cérébrale." Laurence : « ah zut, là je me suis trompé de touche. Euh, ça c’est ambigu…Je dirais non. » Fanny Meunier-Hoën : "Ce ne sont pas des
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Documentaire
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La parole muette de Yacine
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
ACTEURS Yacine la fillette sourde muette, Nyanya sa copine, ses soeurs, sa mère fabricante de balayettes, son père, fabricant de chapelets et des enfants du voisinage Il s'agit du suivi vidéographique d'une petite fille sourde-muette de 8 ans vivant à Malicka, dans une petite communauté wolofophone des faubourgs urbains de Dakar-Pikine. Cette étude de l'apprentissage autochtone des sens permet de repérer des retards psychomoteurs de la fillette lors de l'exécution de taches du quotidien, mais aussi de l'acuité compensatrice de l'usage de son regard. 8 s Communication gestuelle entre les fillettes, Nyanya, l'asthmatique et Yacine la sourde muette et l’ethnologue : traduction du français au wolof par Babacar Diouf 3 mn 07 La communication sociale et le regard : dissociation des sens de l'ou
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Documentaire
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Chronique des Pygmées baka : Robert Brisson, linguiste, ethnologue, missionnaire
Maget, Laurent
"Je me suis servi de ce que j'avais encore de bon. Mes oreilles et ma petite intelligence pour décortiquer la grammaire de cette belle langue musicale. C'est une merveille et j'en suis passionné. J'ai donc fixé sur papier tout ce que j'ai entendu. Non seulement cela m'a occupé, mais eux, les pygmées furent intéressés à me raconter leurs affaires, y compris leurs secrets. Ils savaient que cela resterait écrit et que, plus tard, les enfants pourraient le retrouver. Bien sûr, ils ont conscience (les anciens surtout) que la vie pygmée d'autres fois, leur force, leur adresse et leur connaissance de la forêt vont disparaître. La race pygmées va se disperser, se dissoudre parmi les bantous, cela aussi, ils le sentent confusément et ils me disent avec tristesse : "Nous allons mourir." mais quelque chose va rester d'eux avec
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Autre
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Un art secret : les écritures talismaniques de l’Afrique de l’Ouest
« Un art secret : les écritures talismaniques de l’Afrique de l’Ouest » 2013 Epelboin A., Hamès C., Larco Laurent J. Durand J. L. Catalogue enrichi de l’exposition de l’Institut du monde arabe, 262 p., (7 peintures sur verre, 9 vidéos ethnographiques en ligne, 14 vêtements talismaniques, 99 amulettes, 44 ceintures, 70 manuscrits extraits de ceintures ou d’amulettes carrées, 68 photos sur le terrain), Collections ALEP, C. Hamès, BNF, S.A. Epelboin. http://www.imarabe.org/exposition-ima-9624 Mise en vidéo du catalogue de l'exposition avec une bande sonore extraite de différents films de consultation de devins-guérisseurs et d'informateurs à propos de la fabrication et des usages des amulettes sénégalaises. L'Institut du monde arabe de Paris présente jusque fin aout 2013 une exposition de quelques 225 amulettes et textes talismaniques d’A
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Documentaire
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Nadine - Un cas de mutisme psychotique - Approche psychanalytique
Cahn, Paulette,
Tordo, Lydie (19..-....)
Nadine, enfant autistique âgée de 4 ans 1/2, ancienne anorexique, s'enferme dans un mutisme total dont on tente de la tirer à l'aide de la psychothérapie. Ces séances de jeux libres, riches en symboles, sont filmées sur le vif durant une période de près de 3 ans.
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Conférence
Présence et absence du corps dans l'écriture de soi
Le 25 novembre 2010, Martin Miller signe une postface à L’essentiel d’Alice Miller, recueil qui réunit les quatre livres principaux d’Alice Miller. Il y affiche une position deux fois unique: définitivement le seul à pouvoir témoigner du développement de la pensée d’Alice Miller, à la fois comme fils et comme thérapeute ayant appliqué ses théories. Que va devenir cette revendication lorsqu’il s’agira, quelques années plus tard, de témoigner de l’expérience traumatique d’avoir été l’enfant maltraité de la théoricienne de la maltraitance de l’enfant? La question du corps comme lieu de la "rencontre du petit garçon ou de la petite fille maltraité(e)", selon les termes de Martin Miller, va s’avérer centrale dans ce changement de perspectives.
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Conférence
La chute des corps
"L'amitié, ce rapport sans dépendance, […], cette séparation fondamentale à partir de laquelle ce qui sépare devient rapport", cette approche de Maurice Blanchot concernant sa relation à Georges Bataille sera le fil rouge d'un propos où Nathalie Zaltzman, disparue, est cette interlocutrice intérieure, devenue. Autour du vide advenu, des noms apparaissent, écrivains, psychanalystes, réalisateurs, musiciens, qui ont donné lieu à tant d'échanges vivants voués à tomber dans l'oubli. Le temps de cette chute cherche ici à se dire.
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Conférence
Expériences d'enchantement dans le rapport au vivant
Dans nos sociétés, de nombreuses personnes font l'expérience, dans leurs rencontres avec des animaux ou la nature, de "moments suspendus" que nous avons qualifiés, avec A. Halloy et à la suite d'E. Belin (2002), d'expériences enchantées (Halloy et Servais, 2014). L'étude de ces rencontres enchantées nous a amenés à parler de "dispositifs d'enchantement" pour désigner des aménagements culturels mettant en relation des dispositions intérieures, qu'ils contribuent à faire advenir, et des affordances présentes dans l'environnement. L'enchantement se manifeste dans un travail d'intégration créatrice de l'expérience, qui peut survenir, mais pas toujours, lorsque certaines conditions sont remplies. Après être revenue rapidement sur le travail mené avec A. Halloy, l'exposé vise à montrer la productivité que les notions tirées de cette approche dispositive de l'expérience ont apporté à la compréhension de rencontres animales d'une part et du travail thérapeutique avec des animaux d'autre part.
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Conférence
Le secret de la pensée
Penser en secret, penser le secret, mais aussi et surtout : la pensée comme (lieu du) secret. La théorie de la pensée proposée par Piera Aulagnier ne se réduit pas à l'idée d'un "droit au secret" comme "condition pour pouvoir penser". Je proposerai de l'envisager comme l'association d'une métapsychologie des processus de pensée de l'analyste en séance — dans la perspective ouverte par Ferenczi —, et d'une théorie inédite du penser, comme expérience de la solitude et de la transgression.
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