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Chapitres
Descriptif
La Révolution française, commence Jean-François Kervégan, a eu un impact considérable sur la philosophie allemande. Cette révolution s'est faite au nom de principes et au nom du droit. C'est une révolution philosophique. Les débats qui l'ont précédée sont nourris de philosophie. De l'autre côté du Rhin, une autre révolution a eu lieu, celle du kantisme. Mais c'est une révolution philosophique. Si bien que Hegel a pu dire des Allemands qu'ils avaient fait en théorie ce que les Français avaient réalisé en pratique.
La philosophie juridique et politique de Kant constitue un commentaire spéculatif de la Révolution française. Celui-ci commence par une refonte de la problématique du contrat social.
À la différence de ses prédécesseurs, Kant rejette l'hypothèse d'un état de nature ou d'un contrat social primitif. Ni l'un ni l'autre ne sont un objet d'expérience, ils ne peuvent donc être connus. Le contrat social doit être conçu comme la norme rationnelle de toute communauté politique effective. Il représente une idéalité, la condition normative de légitimité de l'autorité politique. Tout doit donc se passer comme si le pouvoir légitime était fondé sur un contrat originaire de chacun avec chacun. La société politique est normativement fondée sur le contrat social. Elle se distingue de toutes les formes d'associations qui ne présupposent pas l'idéalité normative du contrat social. La société politique est une construction normative. L'état de nature s'en distingue car il ne repose pas sur une norme. Cet état de nature n'est d'ailleurs pas exclusif de toute vie sociale.
La constitution de la société politique repose sur des principes de droit public. Ces principes sont au nombre de trois : la liberté, l'égalité et l'indépendance. Le premier de ces trois droits et le plus important. Le principe de liberté s'applique à l'homme. C'est un droit antérieur à la société politique mais qui ne prend sens qu'à l'intérieur de celle-ci. Le principe d'égalité juridique des sujets du pouvoir signifie que ceux-ci ont un pouvoir de contrainte mutuelle. Il n'y a pas d'inégalité juridiquement valable. Les privilèges doivent être abolis. Le principe d'indépendance concerne l'indépendance économique des citoyens. Elle est, selon Kant, la condition de leur indépendance politique.
Antoine de La Taille
Professeur de CPGE - Philosophie
Intervenants
Notice
Philosophie du droit / de la peine
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Conférence
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Le droit chez Kant (par Jean-François Kervégan)
Kervégan, Jean-François (1950-.... ; professeur de philosophie)
La Révolution française, commence Jean-François Kervégan, a eu un impact considérable sur la philosophie allemande. Cette révolution s'est faite au nom de principes et au nom du droit. C'est une révolution philosophique. Les débats qui l'ont précédée sont nourris de philosophie. De l'autre côté du Rhin, une autre révolution a eu lieu, celle du kantisme. Mais c'est une révolution philosophique. Si bien que Hegel a pu dire des Allemands qu'ils avaient fait en théorie ce que les Français avaient réalisé en pratique. La philosophie juridique et politique de Kant constitue un commentaire spéculatif de la Révolution française. Celui-ci commence par une refonte de la problématique du contrat social. À la différence de ses prédécesseurs, Kant rejette l'hypothèse d'un état de nature ou d'un contrat social primitif. Ni l'un ni l'autre ne sont un
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Conférence
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Les prisons et la peine
Poncela, Pierrette (1947-.... ; juriste)
Le point de départ de notre réflexion sera la flambée d'intérêt pour cette forme de peine que sont les prisons. - Quelle(s) signification(s) peut-on lui donner ? - Est-ce une mise en question du sens de la peine elle-même ? - Sens pour qui ? - Sens par rapport à quoi ? - Est-ce un moment dans l'histoire de la prison, une sorte de crise de transformation de cette forme de peine ? La réponse à ces questions permettra d'aborder les fondements du droit de punir, d'actualiser la pertinence de l'approche foucaldienne en termes de rationalités punitives et de proposer une réflexion d'ensemble sur le thème de la sanction à inscrire dans une économie politique du droit pénal.
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Conférence
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Table Ronde n°3 : Regards croisés sur les mesures de recherche (visites et perquisitions)
Intervenants : Olivier CAHN (Professeur à l'Université de Tours) Eric CAMOUS (Secrétaire général près de la Cour d'appel de Riom) François FOURMENT (Professeur à l'Université de Tours ) Pauline LE MONNIER DE GOUVILLE (Maître de conférences à l'Université Paris II Panthéon-Assa.)
01:31:52
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Conférence
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La justice : qu'est ce qui est juste ? - Odon Vallet
Vallet, Odon (1947-.... ; historien des religions)
Une conférence de l'UTLS au Lycée La justice : qu'est ce qui est juste ? par Odon Vallet Lycée Sainte Clotilde ( 93 Le Raincy)
00:47:41
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Conférence
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La justice, qu'est ce que c'est ? - Yves Michaud
Michaud, Yves (1944-.... ; philosophe)
Une conférence de l'UTLS au Lycée La justice, qu'est ce que c'est ? par Yves Michaud Lycée Eugène Ionesco ( 92 Issy )
00:46:39
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Conférence
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Agir et juger
Garapon, Antoine (1952-.... ; magistrat)
Les discours du politique : Ecole thématique Violence, consensus, sécurité Mu par une insatisfaction née du constat d'une confusion croissante entre la politique et le droit, Antoine Garapon s'intéresse ici à la définition et au rapport des deux notions que sont l'agir et le juger, l'action politique et l'acte de juger : est-ce que l'acte de juger peut être assimilé à une action et notamment à une action politique ? Se trouvent opposés l'agir positif, politique et l'agir impartial, passif du juge. Le pouvoir du juge serait passif en ce que le juge n'est pas à l'initiative de sa propre action (il est saisi par un tiers) et en ce qu'il n'est que le support transparent au service d'une volonté autre à travers lequel s'exprime la loi, la constitution. On assisterait aujourd'hui à l'apparition d'une confusion en conséquence de laquelle l'acti
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