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Chapitres
- Présentation de Jean-François Huchet et de Frédéric Obringer02'22"
- Présentation de l'ouvrage par Lucien Bianco33'00"
- Discussion par Marie-Claire Bergère24'53"
- Réponse de Lucien Bianco à Marie-Claire Bergère 10'07"
- Discussion par Wladimir Berelowitch 24'16"
- Réponse de Lucien Bianco à Wladimir Berelowitch05'52"
- Questions du public14'30"
Descriptif
L'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale confère une meilleure image à sa révolution qu'à la révolution russe. Elles ont pourtant presque tout en commun : la révolution chinoise a été une copie conforme de l'autre, jusqu'à ce que Mao prenne conscience moins des vices du modèle que de son inadaptation à un pays surpeuplé du tiers-monde. Mais au lieu de corriger le modèle, Mao a prétendu aller plus loin et plus vite dans le même sens. À la différence de la réplique d'un séisme, d'ordinaire moins catastrophique, le Grand Bond en avant de 1958 est une réplique aggravée du Grand Tournant soviétique de 1929, conçu en fonction d'une fin rêvée sans tenir compte des possibilités. C'est en tournant le dos à la révolution que la Chine se développe à vive allure depuis et grâce à la mort de Mao.
L'étude comparative inédite de Lucien Bianco fait ressortir les similitudes : toute-puissance de la bureaucratie, surexploitation de la paysannerie, qui provoque les deux plus grandes famines du XXe siècle, mise au pas des écrivains et des artistes, répression, camps. La comparaison Staline-Mao qui couronne le tableau conduit l'auteur à remonter jusqu'à Lénine et à faire sien le constat d'un historien chinois : «Autant que possible, le mieux est d'éviter de recourir aux révolutions.»
Notice
CHINE
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Entretien
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La Chine : des guerres de l’opium à nos jours par Xavier Paulès
Paulès, Xavier (1973-....)
Présentation de La Chine : des guerres de l’opium à nos jours paru aux éditions de La Documentation française, coll. La Documentation photographique en 2013, par son auteur Xavier Paulès.
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Conférence
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Histoire de Shanghai de Marie-Claire Bergère
Ville pionnière, Shanghai l'est depuis longtemps. Son destin est scellé en 1842, quand une poignée de Britanniques, bientôt suivis de Français et d'Américains, arrachent des "concessions" au gouvernement impérial. Ces Barbares venus de l'ouest devaient y rester près d'un siècle. Avec les Chinois, ils allaient faire de Shanghai la capitale d'une autre Chine, cosmopolite et entreprenante. Symbole du capitalisme triomphant, Shanghai est à l'avant-garde des mouvements de masse : le parti communiste y est fondé en 1921 au moment même où le parti nationaliste commence à renaître autour de Sun Yat-sen. À partir de la fin des années 1920, sous l'impulsion de Chiang Kai-shek, elle devient la vitrine moderne d'un régime qui ne l'est guère. Elle voit alors s'épanouir le Haipai, une culture populaire influencée par les m
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Conférence
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La récidive de Lucien Bianco
L'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale confère une meilleure image à sa révolution qu'à la révolution russe. Elles ont pourtant presque tout en commun : la révolution chinoise a été une copie conforme de l'autre, jusqu'à ce que Mao prenne conscience moins des vices du modèle que de son inadaptation à un pays surpeuplé du tiers-monde. Mais au lieu de corriger le modèle, Mao a prétendu aller plus loin et plus vite dans le même sens. À la différence de la réplique d'un séisme, d'ordinaire moins catastrophique, le Grand Bond en avant de 1958 est une réplique aggravée du Grand Tournant soviétique de 1929, conçu en fonction d'une fin rêvée sans tenir compte des possibilités. C'est en tournant le dos à la révolution que la Chine se développe à vive allure depuis et grâce à la mort de Mao.
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