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Descriptif
Dans le cadre d'une série de quatre vidéos réalisées en 2012 dans les mois qui ont précédé la promulgation de "la loi sur le mariage pour tous" (loi no 2013-404 du 17 mai 2013), il est question dans cette seconde vidéo de la normalisation à laquelle correspond la revendication du mariage pour les homosexuels. Cette aspiration au mariage semble en effet correspondre au triomphe de la politique portée par l'association Arcadie dans les années 1950-1970; l'association "homophile" revendiquait une intégration / insertion dans la société (et non pas le mariage, à l'époque), une égalité dans l'indifférence.
A ce mouvement Arcadie, qui le précédait, les militants du Fhar, proches de l'extrême-gauche, opposaient une volonté de désintégrer les normes de la société, dans un contexte plus large post-1968 de critiques, par les féministes en particulier, des carcans du mariage. Dans ce contexte, revendiquer le mariage n'avait pas vraiment de sens, alors qu'on en était encore à attendre le divorce par consentement mutuel. Mais c'est aussi parce que les femmes ont commencé à remettre en question la place qui était la leur dans la société, et donc la place des hommes, que ceux-ci pouvaient aussi avoir un autre regard sur la place qui était la leur.
Invités :
- Florence Tamagne, chercheuse associée au laboratoire du CHS
- Régis Révenin, chercheur associé au laboratoire du CHS
- Caroline Mécary : Avocate au barreau de Paris, co-présidente de la fondation Copernic
Images, son, recherche documentaire et montage : Jeanne Menjoulet (CNRS / CHS)
Produit par le CHS, en partenariat avec Mediapart qui a diffusé cette série
Notice
Queer Studies
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Conférence
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2 - Féminismes et guerres du sexe. Autour de Gayle Rubin.
Bessin, Marc (1965-2023),
Trachman, Mathieu (19..-.... ; sociologue),
Berger, Anne-Emmanuelle (1958-....)
Féminismes et guerres du sexe. Autour de Gayle Rubin. Journée organisée par Eric Fassin (Iris, Paris 8) avec le soutien de l’Iris et du Centre d’études féminines et d’études de genre de Paris 8 Enregistré le 21 juin 2013 Dès 1975, dans « Marché aux femmes », Gayle Rubin posait les bases théoriques, dans le cadre d’une anthropologie féministe, d’une articulation entre sexe et genre. En 1984, avec « Penser le sexe. Pour une théorie radicale de la politique de la sexualité », elle révisait son analyse en autonomisant cette dernière par rapport au genre. C’était dans le contexte des « guerres du sexe » (sex wars) qui déchiraient alors le féminisme aux États-Unis autour de la prostitution, de la pornographie, mais aussi des relations sado-masochistes et des rôles butch / femmes. Une politique « pro-sexe » s’érigeait alors en réac
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Documentaire
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Une histoire de garçons. Amour, genre et sexualité dans la France d’après-guerre
Film produit par le CHS, réalisé par Jeanne Menjoulet Images d’archives : Ministère de la justice - ENPJJ Dans les années 1950 et 60, bien avant 1968, les garçons de classe populaire parlaient librement de leur sexualité. Ces paroles se retrouvent dans les archives de l’éducation surveillée. Elles attestent d’une liberté masculine - dès cette époque - de pratiques sexuelles, y compris homosexuelles, pratiques qui n’étaient pas forcément assimilées à des identités "hétérosexuelles" ou "homosexuelles". Cette grande liberté s’inscrivait toutefois dans une vision extrêmement conformiste des représentations de genre et dans des stéréotypes où les jeunes femmes idéales, pour ces garçons des classes populaires, étaient vouées au foyer, cuisinières, ménagères, maternelles, mais aussi "sexuellement performantes", tout en étant fidèles à leur mari.
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Autre
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Une normalisation post-post-1968
Dans le cadre d'une série de quatre vidéos réalisées en 2012 dans les mois qui ont précédé la promulgation de "la loi sur le mariage pour tous" (loi no 2013-404 du 17 mai 2013), il est question dans cette seconde vidéo de la normalisation à laquelle correspond la revendication du mariage pour les homosexuels. Cette aspiration au mariage semble en effet correspondre au triomphe de la politique portée par l'association Arcadie dans les années 1950-1970; l'association "homophile" revendiquait une intégration / insertion dans la société (et non pas le mariage, à l'époque), une égalité dans l'indifférence. A ce mouvement Arcadie, qui le précédait, les militants du Fhar, proches de l'extrême-gauche, opposaient une volonté de désintégrer les normes de la société, dans un contexte plus large post-1968 de critiques, par les féministes en particuli
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