- document 1 document 2 document 3
- niveau 1 niveau 2 niveau 3
Descriptif
For a humanized response to Viral Hemorrhagic Fever epidemics
Comment parer à une urgence médicale tout en respectant les coutumes et les croyances d'une population ? Et comment sensibiliser des familles en détresse aux dangers d'un virus meurtrier ? Retour au Congo sur les lieux d'une épidémie effrayante.
Ebola : un virus redoutable qui tue 85 % des personnes infectées. En 2003, l'épidémie de fièvre hémorragique dont il est le responsable a fait cent cinquante-sept victimes, dans les villages isolés du nord du Congo, avant d’être contrôlée.
C’est dans cette région, à plusieurs journées de piste de la capitale Brazzaville, que la caméra de Frédéric Brunnquell entraîne le téléspectateur, quatre ans après la catastrophe, "pour comprendre comment une épidémie foudroyante bouleverse une société et donner la parole à des gens qui n'existent habituellement que sous la forme de statistiques dans les bulletins épidémiologiques".
Mais, sur place, rien n'a changé et les langues ne se délient pas facilement. Les habitants pensent toujours que le virus est une arme utilisée par de puissants sorciers pour les tuer. L'évocation même de la maladie risque d'attirer le mauvais sort.
L’arrivée des Blancs ravive les mauvais souvenirs, d’autant plus que l’équipe médicale venue combattre l’épidémie en 2003 a été accusée, tout comme les soignants et les bénévoles de la Croix-Rouge locale, de répandre la maladie.
Devant le fossé des cultures et l'incompréhension de la population - qui ont coûté la vie à quatre personnes considérées comme des sorciers et lynchées -, l’OMS avait fait appel à un anthropologue pour essayer d'adapter les pratiques médicales aux coutumes des autochtones.
Pendant toute la durée de son séjour, le Dr Alain Epelboin n’a jamais cessé de filmer. Ce sont ses images qui permettent de revenir en arrière, de replonger dans le contexte douloureux et terriblement complexe de l’époque, de comprendre les peurs et les motivations des villageois, mais aussi de suivre le travail délicat des soignants.
Les films du chercheur donnent également la possibilité aux bénévoles africains de s'exprimer, d'affirmer leurs convictions, de se rassurer sur le bien-fondé de leur action, eux qui sont encore aujourd'hui confrontés chaque jour à l’hostilité de ceux qu’ils ont contribué à sauver.
Images
Alain Epelboin & Frédéric Brunnquell
Son
Michel Thoret & Alain Epelboin
Montage
Anne-Marie Sangla
Etalonnage
Bertrand Dargent
Mixage
Cristinel Sirli
Assistants vidéo
Jeremy Laval & Pierre sudre
Remerciements
- Les acteurs du film et la population de la Cuvette ouest du Congo
- Les volontaires de la Croix-Rouge congolaise
- Les autorités régionales congolaises
- Le CNRS MNHN Paris
- Le Ministère de la santé congolais
- OMS Afro
- OMS Congo
- OMS Genève
- Le réseau international anthropologique de réponse aux FHV
Les images des épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola sont extraites des films « Ebola au Congo 2003 »
www.ecoanthropologie.fr
Direction de la Production
Isabelle Fuhrmann & Nadia Lhassen
Attachée de presse Capa
Michèle Sebbag
Producteur Exécutif
Jean-Paul Billault
Producteur Délégué
Hervé Chabalier
Une production CAPA avec la participation de France 5
Unité documentaires
Carlos Pinsky
Hervé Guérin Philippe Le More
et le concours du Centre National de la Cinématographie
© CAPA – mai 2007
COMMENTAIRES
1 27
En février 2007 nous nous sommes rendu au nord du Congo. Au niveau de l’équateur à plusieurs journées de pistes de la capitale Brazzaville.
Le but de notre expédition était de retourner dans les villages touchés, il y a 4 ans par l’une des maladies les plus virulentes pour l’homme : la fièvre hémorragique à virus ébola qui tue 85% des personnes infectés.
1 54
Nous sommes allés dans ces villages isolés pour comprendre comment une épidémie foudroyante bouleverse une société. Et donner la parole à ces gens qui n’existent habituellement que sous forme de statistiques dans les bulletins épidémiologiques.
2 05
Dans cette région, baptisée la cuvette ouest, la maladie se cache toujours au plus profond de la forêt équatoriale. Elle provoque des épidémies terrifiantes chez les singes, puis se transmet à l’homme par l’intermédiaire des chasseurs qui rapportent dans les villages les cadavres d’animaux contaminés.
2 25
Les deux épidémies de 2003 ont fait 157 morts. Elle sont restées limitées à ces villages enclavés de la cuvette ouest du Congo et n’ont pas gagné de grandes villes.
Depuis la dernière épidémie, rien n’a changé dans ces villages.
Il n’y a toujours que 3 médecins pour les 10.000 habitants de cette région grande comme la Belgique. A l’hôpital de Mbomo, petite sous préfecture de quelques milliers d’habitants, Catherine Atsangandoko est le seul médecin. Elle se souvient qu’au moment de l’épidémie, lutter contre la maladie était presque impossible tant l’incompréhension de la population balayait le discours médical. Les habitants pensaient que le virus était une arme utilisée par de puissants sorciers pour les détruire.
4 11
Quand le virus est sorti de la forêt en 2003, les autorités congolaises ont vite été débordées par l’épidémie. Les habitants de ces villages effrayés, n’écoutaient pas les consignes sanitaires, ils dissimulaient les malades et manipulaient les cadavres infectés sans précautions.
L’Organisation Mondiale de la Santé décida d’intervenir à la demande du ministère de la santé congolais. Mais devant le fossé des cultures et l’incompréhension de la population, L’OMS décida de faire appel pour la première fois, en pleine épidémie, à un anthropologue : le docteur Alain Epelboin, chercheur au CNRS.
Il allait dans l’urgence devoir comprendre les gens et surtout adapter les pratiques médicales et, en cinéaste ethnographe, il a filmé.
5 01
En arrivant, nous trouvons une population traumatisée refusant les explications et les mesures sanitaires.
Dans certains villages, je constate que les autorités sanitaires locales dépassées par l’épidémie ont brûlé inutilement les maisons où des gens étaient morts. Personne n’ose récupérer quoi que ce soit !
6 37
Les consignes sont strictes : aucun contact physiques avec les autochtones et le moins possible entre nous. Je ne peux toucher la main de quiconque ! Je dois refuser d’être effleuré, même par un enfant !
Comment puis-je, dans l’urgence, entendre correctement ces gens, moi le soi-disant experts, traducteur de la pensée autochtone, le décrypteur des médecines traditionnelles.
7 21
Dans ce contexte d’épidémie d’Ébola, tout est bouleversé, tout le monde a peur : et la population, et les soignants,… et moi aussi. Peur du virus ! Peur des uns et des autres !
Je ne connais pas le Congo ! Mais depuis 1980, je travaille régulièrement chez des Pygmées de République centrafricaine : je retrouve vite des repères dans ces villages de forestiers, amateurs de tubercules et de viande de chasse.
Nous sommes en pleine épidémie et nous constatons avec horreur, qu’en dépit des interdictions, la circulation de viande de chasse potentiellement contaminée continue.! Que ferais-je, moi-même, en tant que père de famille, si je n’avais pas d’autres ressources protéiques pour nourrir mes enfants ?
8 05
Que ce soit pour ma sécurité ou pour être en retrait, afin de mieux observer, je mets mes pas dans ceux de Pierre Formenty, le virologue et épidémiologiste expérimenté de l’OMS qui m’a fait venir.
La rencontre avec les notables du village du Mbanza révèle le désarroi de ces chasseurs qui ne comprennent pas la mise en cause de la nature nourricière.
J’observe aussi l’organisation sociale, les femmes et les Pygmées derrière, tenus à l’écart des causeries.
9 33
A Kellé et autour de son hôpital, la maladie a été très meurtrière. Notre arrivée, probablement la première d’étrangers depuis l’épidémie, a ravivé les inquiétudes de la population. Le Docteur Kunku en poste au moment de l’épidémie : lui, il nous accueille volontiers…..
Visite de l’hôpital…
11 03
À Kellé avant notre arrivée, l’épidémie a été gérée par le docteur Kunku. Il s’est débrouillé avec les moyens du bord :c’est-à-dire pas grand-chose. Pas de gants, pas d’eau de Javel, pas de tenues de protection !
11 20
La ville est déserte, les habitants sont enfermés chez eux ou ont fui dans leurs plantations en forêt.
Pas un malade à l’hôpital, comme si Ebola abolissait les autres maladies.
Il faut assurer la désinfection des zones de l’hôpital qui ont pu être contaminées, mettre en place un pavillon d’isolement.
Il faut mobiliser les autorités, former les volontaires locaux de la Croix-Rouge congolaise
11 48
C’est eux qui font une grande part le boulot dangereux, la manipulation des malades et des cadavres, celui de la désinfection et la surveillance des personnes ayant été en contact avec un malade ou un mort.
12 15
Au début de l’épidémie, les gens mourraient chez eux, entourés de leur famille, contaminant ainsi un maximum de personnes. Ensuite, souvent seuls, agonisant, abandonnés de tous.
L’hôpital est considéré comme un mouroir et, la population apeurée cache ses malades.
On ne veut pas transporter les cadavres contaminés avec les brancards du dispensaire : alors on improvise, mal ! Cette fois ci, un lit déglingué
12 58
Au départ, j’observe sans oser intervenir, mais très vite, je corrige des erreurs d’asepsie,je suggère des modifications : par exemple, que ce qui doit être brûlé ne le soit pas au milieu d’un chemin, mais à l’écart, dans des lieux qui ne seront pas piétinés ultérieurement.
Je me demande tout de suite si on a réellement besoin de brûler autant de biens matériels ? Comment éviter de rajouter de la ruine à la tragédie ?
13 20
Aujourd’hui les volontaires de la Croix rouge sont toujours à Kellé. Ils avaient été formés rapidement lors d’une brève apparition du virus en 2002. La lutte de 2003 contre Ebola les a exposés, en première ligne, au contact avec le virus. Le paradoxe est que ces volontaires, à peine indemnisés, au lieu d’être traités comme des héros, ont été et sont encore confrontés à l’hostilité de la population.
15 19
L’épidémie est arrivée à Kellé depuis la forêt par ce pont que les villageois consolident. Un axe de circulation vital pour la ville que tous les jours les habitants empruntent pour se rendre à leur champs.
16 26
Pendant ce type d’épidémie, la consigne est de ne plus circuler, de ne pas rentrer en contact physique avec autrui sans protection.
Tous les fluides humains comme la salive, la sueur et le sang transmettent la maladie. La vie du village était paralysée, et la maladie se transmettait à l’intérieur des familles. Les malades contaminaient leurs parents ainsi que certains personnels médicaux, les plus dévoués. La maladie se propageait au cœur de la vie intime des gens.
16 49
Pierre Akira du village de Mbomo a contracté ébola en s’occupant de sa fille. Il est un des rares rescapé, sa femme et deux de ses enfants sont morts.
« Pourquoi ne voulez-vous pas que je parle !
Vous avez peur de quoi ?
Ca va, ca suffit.
C’est moi qui ai perdu beaucoup de famille.
Si je meurs est-ce que ça fait un problème ? 31 07
C’est mes fils. Ils ont peur. Il pense que je vais mourir.
Comme les autres à cause de la caméra. »
19 32
Une des premières actions consiste à aménager un pavillon d’isolement. Plutôt que de le dissimuler derrière une barrière de bâches étanche aux regards, nous choisissons de signifier la dangerosité par une simple barrière à claire-voie. Cette barrière est de fait symbolique : elle doit rester la plus transparente possible pour montrer à la population que rien de secret ne s’y déroule. Des rumeurs circulent, qui accusent les équipes médicales de voler du sang ou même de trafiquer des organes.
20 05
Ce jour-là, nous enterrons Maman Justine, une sage femme de l’hôpital, très appréciée pour son dévouement : sans procession funéraire, sans pleurs, sans les rituels coutumiers, en l’absence de sa famille car les rassemblements sont interdits pendant l’épidémie.
Cette femme qui pleure et danse, terriblement seule, arrive d’un village voisin pour la cérémonie de l’enterrement : elle vient trop tard ! Et découvre la tombe fraîche, entourée d’étrangers et d’homme masqués de blanc
20 45
Une des principales difficultés à laquelle nous sommes confrontée est de faire admettre la réalité de la maladie à la population. Les proches des victimes conteste que les leurs aient pu attraper ébola et craignent que les médecins ne se trompent de diagnostic.
23 02
À Kellé, 2 jours avant notre arrivée, une foule, manipulée et effrayée par quelques guérisseurs et politiciens, a lynché à mort 4 enseignants du collège en les accusant d’être les sorciers responsables de la propagation de l’épidémie. Trois d’entre eux ont été tués à proximité de la sous-préfecture et les corps ont été abandonnés sur place avec les bâtons qui les ont frappés.
Quelques jours après le massacre, j’avais retrouvé Serge Aboro professeur de sciences naturelles, un survivant de cette chasse aux sorciers. Il avait fui le village pour échapper à ses poursuivants.
25 11
Durant toutes les grandes épidémies, il y a toujours une recherche de bouc émissaire : en Europe, au cours des pestes du moyen âge, c’étaient souvent les Juifs qui étaient massacrés. Ici, cela aurait pu être les commerçants, musulmans et étrangers, ou des volontaires de la Croix rouge, des membres des équipes médicales.
Le meurtre des enseignants a effrayé tout le monde et paralysé l’action de contrôle de l’épidémie.
En réponse, le gouvernement congolais a envoyé un bataillon de militaires pour assurer la sécurité nous assurons leur information.
26 52
Après le massacre des professeurs, les gens pensent s’être débarrassé des sorciers et du coup, en être quitte avec Ebola. Ils s’étonnent que la mortalité ne baisse pas et accusent tout le monde : les responsables européens de la réserve animalière voisine d’avoir contaminé les gorilles par l’usage de vaccins ou de colliers émetteurs, … Jusqu’au pape Jean Paul II.
Une fois la situation sécurisée, il nous faut relancer la surveillance épidémiologique, la prise en charge correcte des malades et des morts, la sensibilisation par tous les moyens, et en particulier par les crieurs publics coutumiers.
27 42
Travailler dans ce contexte, où certains contacts humains peuvent être mortels, est épuisant. Il faut faire attention à chacun de ses gestes, tout le temps.
L’angoisse de la maladie est telle que les équipes intervenantes, d’un coté accumulent les précautions, parfois à l’excès, et par ailleurs, parfois prennent des risques inutiles, pour ne pas avoir réfléchi d’où pouvait provenir réellement le danger. Par chance, il n’y aura aucun mort parmi elles.
28 11
L’OMS a décidé de payer les cercueils. Mais préparer des cercueils ou faire des listes de noms à l’avance est perçu comme une façon de provoquer la mort. Il faut faire attention.
Quand il n’y a plus de planches, les morts sont enterrés sans cercueil seulement dans des sacs mortuaires.
28 40
Cet homme de 22 ans habitait à Mbomo, il est mort en trois jours à l’hôpital. Il a attrapé la maladie en s’occupant de son frère.
29 00
Ce jour-là, on enterre aussi un enfant. Une fillette de 5 ans du même quartier, contaminée au contact de son père décédée 6 jours plus tôt. La petite est morte en trois jours elle aussi.
29 16
Les rites funéraires habituels indispensables au travail de deuil sont toujours écrasés par l’urgence.
Il faut veiller, au moins, à ce que les corps soient enterrés, dans le bon sens et avec le minimum d’égard et douceur.
Lorsqu’il y a trop de morts en trop peu de temps, il arrive même que des tombes ne soient pas identifiées.
29 52
À quelques heures de route de Mbomo nous sommes allés jusqu’à Mbanza un village bantou et pygmée au nord de la région touchée par l’épidémie. Le chef du village s’appelle Roger Marcel Wellengé.
30 16
La fièvre ébola est arrivée ici du fait d’une équipe de 4 braconniers de Mbomo dont deux sont tombés malades en forêt après avoir dépecé un singe atteint par le virus.
En venant chercher de l’aide à Mbanza ils ont contaminé le village.
30 30
Notre venue aujourd’hui replonge les habitants dans ces moments terribles de l’épidémie. Depuis 4 ans, ils n’avaient jamais parlé de la maladie à un étranger.
Roger Marcel Wellengé ignorait tout de la fièvre hémorragique ébola quand il soignait ses proches malades
33 20
Enfin une avancée médicale.
Pour la première fois, sur le terrain, des tests sanguins et salivaires nous permettent d’assurer un diagnostic en quelques heures. C’est un progrès considérable pour l’action sanitaire, pour séparer les malades d’Ebola des autres, pour la sécurité des soignants et des soignés
34 11
Les échantillons de fluide potentiellement contaminés sont traités dans un laboratoire de fortune installé à proximité du pavillon d’isolement.
34 20
Normalement, ils ne se sont manipulés que dans des laboratoires de haute sécurité dit P4.
Dans l’urgence, on se contente du strict nécessaire. Un ruban adhésif rouge sur le sol marque la zone dangereuse. Les procédures sont respectées, et il n’y a pas de contact possible avec le virus immédiatement neutralisé.
Les analyses de Nadège et de sa petite sœur se révèlent négatives.
34 47
Toujours pas de vaccin, ni de médicaments anti Ebola, mais des traitements contre la douleur, la fièvre, la diarrhée, la déshydratation.
35 11
Adèle Mvou’o a développé la maladie, elle a survécu. Potentiellement encore contagieuse durant trois semaines, elle reste sous surveillance dans pavillon d’isolement et du coup elle aide les médecins à soigner les autres malades.
36 23
Adèle la survivante vit à Kellé. Elle est guérisseuse et s’occupe de son champ à l’écart du village. Dès qu’elle a senti la fièvre, elle s’est rendu d’elle-même au pavillon d’isolement.
37 07
Quand je me suis sentie mal je me suis rendue à l’hôpital, j’ai trouvé l’infirmière de garde, la mère Justine, celle qui est morte depuis. Elle a constaté mes symptômes et m’a dit de filer directement dans le pavillon d’isolement rejoindre les autres malades. Et j’y suis allé toute seule.
3
Quand je me suis installé dans la salle d’isolement, dans l’heure suivante, deux malades sont tout de suite morts. Parmi eux il y avait un prêtre de la région du Pool.
4
Quelques heures après, ils ont introduit un autre malade qui revenait du village de Yembelengoe. Il est mort là à mes pieds.
6
Dans la salle, il y avait un sceau en plastique qui appartenait à l’un des morts. La nuit vers une heure, il n’y avait personne, pas d’assistance. J’ai dû utiliser ce sceau souillé comme pot de chambre. J’avais une soif intense.
Et de l’autre coté de la pièce, il y avait un sceau plein d’eau et j’ai été obligé de puiser dedans pour boire.
(Chez elle…)
Quand les gens mourraient, c’est moi qui prévenais les infirmiers. Je leur demandais de retirer les corps ; je ne pouvais pas vivre avec ces cadavres à côté de moi. Alors ils me changeaient de salle. Et pendant leur tour de garde de l’après-midi, ils venaient retirer les corps et les mettaient dans les sachets.
8 = (9 Kelle)
Quand j’ai commencé à aller mieux, les médecins me remettaient les médicaments pour que je les donne aux malades.
Et les villageois m’ont accusé de les avoir gardé pour moi et d’avoir laissé mourir les autres. Pour les habitants, c’est pour cela que j’ai survécu.
39 12
Cet enterrement d’une parente d’un membre de la Croix-Rouge est pour moi un tournant dans la réponse anthropologique à l’épidémie.
Nous avons fini par faire admettre que les procédures devaient êtres humanisés pour ne pas rajouter du drame au malheur et gagner la confiance indispensable à la maîtrise de l’épidémie..
Plutôt que de brûler les effets préférés du mort d’ébola, nous proposons de les disposer dans le cercueil ou dans la tombe, pour qu’ils accompagnent le défunt dans l’au-delà.
39 29
Pour la première fois, la famille, les équipes médicales et les volontaires de la Croix rouge se retrouvent ensemble à un enterrement.
39 45
Devant les assistants recueillis, le mari peut s’adresse à l’esprit de son épouse, puis la famille rebouche elle-même la tombe.
40 21
L’idée vient aussi de marquer la fin d’un enterrement en s’inspirant des ablutions rituelles pratiquées en temps normal.
Je propose à la famille une pulvérisation d’eau de Javel diluée sur les mains et les pieds. Elle est adoptée avec enthousiasme, comme une communion purificatrice. C’est aussi l’introduction de la désinfection dans les coutumes funéraires.
41 07
Bien sûr, on ne brûle plus les maisons, ni les meubles, ni les ustensiles, ou les stocks d’aliments.
La durée de vie du virus et ses processus de transmission ne le justifient pas : une désinfection, répétée deux semaines plus tard suffit largement. Le recours au feu purificateur, c’était de la part de la Croix-Rouge locale, appuyée par les autorités, comme un réflexe périmé, datant des épidémies de varioles. Nous ne brûlons que l’irrécupérable. Au-delà, de l’eau de Javel, le soleil, le vent et la pluie finiront la désinfection.
41 42
Et puis nous proposons aux parents de disposer dans le cercueil ou dans la tombe les vêtements qui doivent servir au défunt dans l’au-delà.
42 04
Lorsque l’épidémie est déclarée éteinte. Les autorités médicales congolaises réunissent tous les chefs de quartiers pour dresser un bilan.
42 59
Nous avons ensuite célébré avec la population le retour à une vie normale. La fin de l’épidémie n’empêche pas de prolonger les actions de sensibilisation.
Kellé marque un tournant pour l’oms, un progrès.
Les leçons d’ébola dépassent très largement le cadre congolais. Elles permettent de penser des interventions dans d’autres épidémies comme la grippe aviaire dans des contextes de déni de la population, au nom de sa culture ou de sa religion.
43 20
Une des réussites de cette mission fut de comprendre qu’il fallait intégrer dans les protocoles l’accompagnement des gens et de leur douleur. La dictature de l’urgence ne doit jamais faire oublier qu’on a en face de soi des personnes, avec leurs croyances, leurs haines, leurs humiliations, leur deuil et que l’humanisation des pratiques médicales est essentielle.
43 49
La plupart des tombes anonymes d’ébola se sont effacées depuis 2003, recouvertes par l’exubérante nature équatoriale. La coutume veut que le l’on dépose sur la tombe des défunts leurs objets préférés comme un cartable de cuir ou les sandales d’un bébé. Les défunts d’ébola sont partis sans rien.
44 12
Les villages n’ont pas changés. Cette population de chasseurs vit toujours de la viande de la forêt et doute encore de la réalité de la maladie.
Même si l’interdiction de toucher un singe trouvé mort semble à présent respecté.
Une part de l’explication scientifique manque. On ne sait toujours pas comment les singes contractent Ebola : les chauves-souris sont mises en cause depuis longtemps, mais sans guère plus de précisions. Dans ces inconnues, s’engouffrent et perdurent les fantasmes d’une vision magique des choses. Et tant qu’il n’y aura pas de vaccin, Marcel Okabe, le chef du quartier Ambéa à Mbomo devra rassurer sa communauté comme il le peut.
45 46
Sur ce terreau de doute et d’irrationnel prospèrent les religions. De nouveaux prêtres catholiques ont ré-ouvert les églises, les anciens abbés avaient fui devant ébola.
Et une multitude d’églises ou de sectes du réveil se sont installées dans les villages meurtris.
47 35
Ces discours brouillent le travail de prévention que tentent les infirmiers des dispensaires.
À Mbomo, l’hôpital en cas d’une reprise d’ébola ne pourra avertir le monde que par sa difficile liaison radio.
49 40
Notre présence aura ravivé de grandes inquiétudes, jusqu’à déstabiliser le président de la Croix-Rouge de Kellé. Une preuve de la persistance du traumatisme qui en 2003 a bouleversé ces villages.
50 26
Dans l’urgence, l’OMS a su adapter son combat contre la fièvre à virus ébola aux coutumes locales. Mais pour autant elle n’a pas changé les croyances.
Intervenants
Notice
À regarder plus tard
|
Entretien
![]()
Entretien avec Miguel Benasayag (Rencontres 2008)
Cuesta, José María (1951-2023),
Benasayag, Miguel (1953-....)
Une interview avec Miguel Benasayag, philosophe, psychiatre et psychanalyste argentin. Ancien résistant guévariste, il fut emprisonné durant quatre ans en Argentine. Il est l'auteur d'une thèse en sciences humaines cliniques (Paris VII) soutenue en 1987 : "Du Sujet dans les prisons politiques, étude psychanalytique du rapport sujet-discours dans une situation limite" et de plusieurs ouvrages dont "L’éloge du conflit" (Ed. La Découverte, 2007).
00:24:59
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Le temps et sa flèche
Klein, Étienne (1958-.... ; physicien et philosophe)
Conférence du 6 juillet 2000 par Etienne Klein. Chacun comprend de quoi nous voulons parler lorsque nous prononçons le mot temps, mais personne ne sait vraiment quelle réalité se cache derrière lui. Si le mot est clair, la chose ne l'est pas, qui se perd dans les brumes dès qu'on tente de la saisir. Pourtant les sciences, en particulier la physique, interrogent sans relâche la nature et les propriétés du temps. Quel statut faut-il lui donner ? S'écoule-t-il de façon régulière ? Est-il réversible ? Comment est-il relié à l'espace ? Peut-on concilier temps physique et temps psychologique ? Nous verrons comment chacune des révolutions qui ont agité la physique a remis en cause notre représentation du temps et des liens qu'entretient ce dernier avec l'espace et la matière.
01:18:48
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Pourquoi défendre les humanités ? - Agnes Joste
Joste, Agnès
Une conférence du cycle : "Quels humanismes pour quelle humanité aujourd'hui ?" Pourquoi défendre les humanités ? Par Agnès JosteLettres classiques, Lycée Claude Monet, Le Havre
01:23:15
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Ebola is not a laughing matter
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
For a humanized response to Viral Hemorrhagic Fever epidemics Comment parer à une urgence médicale tout en respectant les coutumes et les croyances d'une population ? Et comment sensibiliser des familles en détresse aux dangers d'un virus meurtrier ? Retour au Congo sur les lieux d'une épidémie effrayante. Ebola : un virus redoutable qui tue 85 % des personnes infectées. En 2003, l'épidémie de fièvre hémorragique dont il est le responsable a fait cent cinquante-sept victimes, dans les villages isolés du nord du Congo, avant d’être contrôlée. C’est dans cette région, à plusieurs journées de piste de la capitale Brazzaville, que la caméra de Frédéric Brunnquell entraîne le téléspectateur, quatre ans après la catastrophe, "pour comprendre comment une épidémie foudroyante bouleverse une société et donner la parole à des gens qui n'existent
00:52:14
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
La symétrie ici et là
Bacry, Henri (1928-2010 ; physicien)
La symétrie est introduite à partir du miroir. Pour initier à sa structure on introduit les notions de transformation et d'invariance qui donnent les fondements de la théorie des groupes, clef de voûte de la symétrie en mathématiques. L'application choisie au départ concerne les lettres de l'alphabet. Cependant, la symétrie ne se réduit pas à cela. Elle a des applications naturelles à l'art, l'architecture, la musique, la poésie, le sport, la biologie, la physique, etc. et elle intervient dans d'autres domaines moins immédiats, comme le théâtre, la morale, l'histoire ou la métaphysique. Dans l'impossibilité de traiter ces aspects dans le temps imposé, nous avons choisi un petit nombre de thèmes, renvoyant l'auditeur à la petite bibliographie ci-dessous, malheureusement restreinte, à une citation près, à sa partie de langue française.
01:12:28
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Vivre avec...
Série "Les douleurs rebelles". Présentation et analyse de quelques cas montrant progressivement comment la douleur envahit toutes les sphères de l’existence du malade et de son entourage.
00:25:08
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Endurer
Série "Les douleurs rebelles". Une réflexion philosophique et anthropologique sur le sens de la douleur dans la vie de l’homme et particulièrement dans les civilisations chrétiennes occidentales. Avec Paul Ricoeur, David le Breton et deux médecins.
00:16:16
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Cartographie cérébrale du désir sexuel masculin
Stoléru, Serge (1952-2020)
Conférence du 6 février 2000 par Serge Storelu. Les régions cérébrales impliquées dans le comportement sexuel sont mal connues et une grande partie des connaissances est basée sur des recherches effectuées sur l'animal. Or, ces dernières recherches ne peuvent rendre compte des caractéristiques spécifiques du désir sexuel humain. Avec les progrès des techniques d'imagerie cérébrale fonctionnelle, il est devenu possible d'identifier quelles sont les régions du cerveau humain qui s'activent, ou se désactivent, lors de diverses tâches. Il a ainsi été possible de montrer quelles régions cérébrales répondaient à la présentation de stimuli sexuels visibles. Ces régions sont en particulier des régions limbiques ou paralimbiques (notamment le cortex cingulaire antérieur gauche et le cortex orbifrontal droit) et des structures sous-corticales (noya
01:32:48
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Entretien
![]()
Parole, affect, émotion : Autour de Jeanne Favret-Saada et de François Roustang
Favret-Saada, Jeanne (1934-.... ; sociologue),
Roustang, François (1923-2016)
Cette séance s'inscrit dans le cadre du séminaire Anthropologie et Psychologie, action thérapeutique et parole (EHESS, 2013-2014) dispensé par Pascale Haag et Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky. Textes à lire : Roustang, J. (1991), Influence, Paris, Ed. De Minuit Favret-Saada, J., (2009), Désorceler, Paris, Éditions de l’Olivier, coll. "Penser/Rêver"
02:28:31
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Clonage reproductif, clonage thérapeutique
Renard, Jean-Paul (1945-.... ; chercheur en biologie à l'INRA)
Depuis l'annonce, en 1997 de la naissance du mouton Dolly, on a pu obtenir - chez quatre espèces, le mouton, la vache, la chèvre et la souris - des jeunes par clonage de cellules prélevées sur des animaux adultes. L'efficacité de la technique reste encore faible. Le taux élevé de mortalité périnatale et foetale tardive, environ 40% des gestations établies, traduit l'existence d'effets épigénétiques à long terme induits par les perturbations précoces de l'environnement du noyau zygotique. Le clonage doit aujourd'hui être considéré, avant tout, comme une voie de recherche pour l'étude de la plasticité fonctionnelle du noyau des cellules différenciées. La maîtrise du clonage animal offrirait de nombreuses perspectives d'applications pour l'expérimentation animale, et aussi l'obtention d'animaux transgéniques issus de noyaux modifiés lors de
01:24:07
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Soins aux enfants manjak : Massage thérapeutique de Junior
Teixeira, Maria (1965-....)
Junior souffre de difficultés respiratoires. Une femme âgée experte procède au massage du nourrisson sous les yeux de sa mère. Elle le masse au niveau de la poitrine avec du beurre de karité puis lui ceint le thorax avec une bande de tissu. Le massage présenté ici est le troisième et dernier d’une série de trois exécutés trois jours différents. http://mariateixeira.hautetfort.com
00:10:03
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Statues dogon actives : Allaye Samasekou, forgeron sculpteur
Landais, Laurence (1961-....)
Issu d'une famille de forgerons, Allaye Samasekou en a reçu l'initiation et la maîtrise de sa technique. Il sculpte ici un «vieux qui marche». Après avoir marqué ses repères, il commence toujours par dégager la tête du billot de bois initial. En temps réel, le travail a duré de 2 à 3 heures. Documents associés Extraits de Statues actives. Le mouvement dans la statuaire africaine. « Bois » anthropomorphe tshokwe et dogon. Thèse co-dirigée par LOUIS PERROIS et JEAN POLET. Doctorat en histoire de l'art et archéologie, Université Paris1.Année 2004-2005. (Auteur Laurence Landais) Ces extraits correspondent aux pages 421-431 du Tome deux, Statuaire dogon, un jeu d'énigmes, dans la partie Elèments d'enquêtes sur le terrain, producteurs et utilisateurs d'objets. L’entrée sculpteurs / Forgerons et non forgerons (...) L’entrée « pro
00:12:18
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Statues dogon actives : Youssouf Dara, sculpteur fabricant de copies
Landais, Laurence (1961-....)
Youssouf Dara, jeune sculpteur de Kundu, réalise ici le « portrait » du jeune homme peul filmé à ses côtés et commente les transpositions opérées. Il réalise habituellement des copies qui alimentent le marché des objets touristiques. N'étant pas forgeron, il n’est pas autorisé à commencer par la tête. Documents associés Extraits de Statues actives. Le mouvement dans la statuaire africaine. « Bois » anthropomorphe tshokwe et dogon. Thèse co-dirigée par LOUIS PERROIS et JEAN POLET. Doctorat en histoire de l'art et archéologie, Université Paris1.Année 2004-2005. (Auteur Laurence Landais) Ces extraits correspondent aux pages 421-431 du Tome deux, Statuaire dogon, un jeu d'énigmes, dans la partie Elèments d'enquêtes sur le terrain, producteurs et utilisateurs d'objets. L’entrée sculpteurs / Forgerons et non forgerons (..
00:13:52
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Histoire des mesures de la vitesse de la lumière
Gourmaud, Jamy (1970-....),
Trabado, Christine,
Pernoud, Emmanuel (19..-.... ; réalisateur),
Bosc, Jacques (19..-....),
Martin, Thibaut (19..-....)
De ce moment où l'on a commencé à mettre en doute l'instantanéité de le lumière à celui où sa vitesse est devenue une constante scientifique, il se sera écoulé… 10 siècles. C'est cette longue histoire, pleine de rebondissements qu'entreprend de raconter, ici, Jamy, l'animateur du magazine "C'est pas sorcier". Conteur inspiré, drôle et volubile, il y apparaît entouré des personnages historiques en dessin animé au trait. Ses démonstrations étant assurées par des modélisations 3D. Dans cette quête, on croise d'abord Copernic, Galilée et Kepler. En effet, leurs recherches et découvertes astronomiques ont joué un rôle déterminant dans les premières tentatives de mesure de la vitesse de la lumière, aux XVII et XVIIIe siècle. ( programme 1) Puis, au milieu du XIXe, s'éloignant des méthodes astronomiques, d'ingénieux savants vont mett
00:53:59
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Qui peut entendre les paroles de somnambules magnétiques ?
Edelman, Nicole (1947-....)
Ma communication portera sur les approches non officielles de la médecine depuis l'émergence du magnétisme animal que le médecin Franz A. Mesmer a élaboré à la fin du XVIIIe siècle. La pratique du somnambulisme magnétique fait naître à la fois une multiplicité de thérapeutes, médecins ou non, hommes ou femmes et un rapport soignant/soigné fort différent de celui qui se met en place dans le cadre de la médecine académique issue de la révolution clinique. Cette nouvelle thérapeutique met ainsi au jour une parole d'en-bas des malades. Ces paroles sont soit transcrites par le magnétiseur ce qui questionnera la véracité de l'origine du texte et l'écoute du transcripteur, soit elles sont écrites par leurs auteur.e.s sous forme de correspondances, d'articles dans des revues spécialisées ou encore de fictions, surtout romanesques. Cette écriture
00:18:35
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Le docteur Boissarie et les 'guéris' de Lourdes face aux experts de la Salpêtrière et de l'école de Nancy (1890–1914)
Guise, Antoinette (1975-....)
Lorsque Lourdes devient un sanctuaire thérapeutique (années 1870) après avoir fait son entrée dans l'actualité comme lieu d'apparitions (1858), le monde médical évoque volontiers la manipulation. Il faut attendre le début des années 1890, avec le développement du Bureau médical de Lourdes et le best seller de Zola (Lourdes) pour que les guérisons de Lourdes deviennent sujet à discussion médicale (Charcot, 1892, « La foi qui guérit »). Le docteur Boissarie, président du bureau médical des constatations à Lourdes, ainsi que les « guéris » de Lourdes entament une bataille inégale pour tenter de prouver le caractère réel, extraordinaire et surnaturel de leurs guérisons. L'administration de la preuve se fait bien souvent par l'exhibition du miraculé et de son témoignage. Mais les arguments des tenants de l'hystérie comme ceux des tenants de
00:18:47
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Cours/Séminaire
![]()
Garder trace des rêves: une approche historique
Carroy, Jacqueline
Séminaire dispensé par Jacqueline Carroy
01:08:03
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
EEHU 2014 Corps - Esprit session 4
Journée thématique de l’espace éthique hospitalier et universitaire de Lille Mardi 18 novembre 2014 Corps–esprit ? Que soignons-nous ? Qui soignons -nous ? 4ème session Corps et esprit dans la relation a soi, à l’autre La prescription d’un placebo contrevient-elle au contrat de confiance ? Martine TACHEAU, infirmière anesthésiste, C.H de Dreux. Edouard CREPIN, médecin rééducateur, C.H de Dreux. L'intrus qui venait de l'intérieur : le cancer, entre corps affecté et esprit divisé. Abir FAWAZ, médecin, hématologie, C.H de Roubaix. Le corps des soignants en hypnothérapie. Henri BENSOUSSAN, anesthésiste, hypnothérapeute, Polyclinique de Riaumont à Liévin. ECHANGES (20 minutes) Modérateurs : Karin PARENT, médecin. Jean-Pierre JOUET, médecin. Espace Ethique Hospitalier e
01:16:10
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Jouvence, dormance et paysage : la Sentimenthèque comme genèse scripturale / Aurélie Dinh Van [texte lu par Catherine Mazauric]
Dinh Van, Aurélie (1982-....)
Jouvence, dormance et paysage : la Sentimenthèque comme genèse scripturale / Aurélie Dinh Van [texte lu par Catherine Mazauric]. In "Patrick Chamoiseau et la mer des récits", colloque international organisé par le laboratoire Lettres, Langages et Arts (LLA CREATIS) de l'Université Toulouse Jean-Jaurès-campus Mirail, 8-10 octobre 2014. Thématique 4 : Gaïa et la mer des récits 1. La Sentimenthèque entendue comme la reconfiguration émotionnelle de la bibliothèque intérieure joue un rôle clé dans l’initiation du lecteur à la posture d’auteur. Dans cette perspective, il s’agira d’étudier la manière dont cet inventaire ambulant défait le monolinguisme d’œuvres autrement inféodées à leur territoire de prescription pour se réclamer tout au contraire de relier l’incompatible. Le lecteur scripteur d’Écrire en pays dominé affirme là son po
00:23:29
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Entretien
![]()
Les bibliothèques-mondes d'Henri Lopes
Lopes, Henri (1937-2023)
Entretien de Céline Gahungu avec Henri Lopes
00:49:12
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Vidéo pédagogique
![]()
Les premières images négatives — Des images accidentelles aux négatifs photographiques
Lavédrine, Bertrand (1958-.... ; spécialiste de photographie)
par Bertrand Lavédrine, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN). (transcription par A. Moatti de la conférence de B. Lavédrine, juin 2021) Le négatif est aujourd’hui obsolète dans la photographie devenue très majoritairement numérique. C’est l’occasion de reconsidérer sa place dans la production immémoriale d’images. L’image négative est-elle nécessairement liée à l’invention de la photographie au milieu du xixe siècle, ou en trouve-t-on trace avant ? C’est en tout cas cette invention qui rendra progressivement familière au grand public la notion d’image négative. Notons dès l’abord que le sujet est à circonscrire aux images, en 2 dimensions, et non aux objets (le moule d’une statue est parfois décrit en termes de négatif de la statue – ce ne sera pas notre propos). * * * Mais qu’est-ce qu’un négatif ?
00:21:42
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
Chronique aka, 12 décembre 1989, Motonga, RCA : petit déjeuner et extraction du mal d'une femme enceinte
Une matinée ordinaire à Motonga dans le campement du célébre nganga, devin-guérisseur, Monduwa. 0 s Un des fils de Monduwa, âgé de 7-8 ans, prend son petit déjeuner seul en face-à-face avec sa maman Bozanga. Il croque les morceaux de chicouange (farine de manioc cuite à l'étouffée dans des feuilles de bananier) avec ses canines : ses incisives supérieures, taillées en pointe, ne lui servent plus que d'embelissement du sourire. Il doit défendre sa pitance contre un jeune chiot qu'il repousse à coups de coude, et qui, frustré, finit par se gratter le cou énergiquement. 1 mn 12 Monduwa prépare des paquets de feuilles et d'écorces pour ses clients... 1 mn 35 Puis, nous retrouvons Monduwa revenant de l'arrière de la maison où il a été jeté des ndunga, des ndoki, des substances maléfiques qu'il a extraites du ventre d'une femme enceinte, l'épou
00:04:03
|
Débuter à: 00:00:00 |


















![Jouvence, dormance et paysage : la Sentimenthèque comme genèse scripturale / Aurélie Dinh Van [texte lu par Catherine Mazauric]](https://vod.canal-u.tv/videos/media/images/utm/jouvence.dormance.et.paysage.la.sentimenth.que.comme.gen.se.scripturale.aur.lie.dinh.van.texte.lu.par.catherine.mazauric._17095/vignette.chamoiseau.mer.des.recits.005.jpg)


