Conférence
Notice
Lieu de réalisation
Maison d'archéologie et d'ethnologie René-Ginouvès (Nanterre)
Langue :
Français
Crédits
Sylvie Coutard (Intervention), Pierre Antoine (Intervention), Jean-Luc Locht (Intervention), Émilie Goval (Intervention), David Hérisson (Intervention), Clément Paris (Intervention)
Détenteur des droits
Inrap
DOI : 10.60527/k3gd-4k27
Citer cette ressource :
Sylvie Coutard, Pierre Antoine, Jean-Luc Locht, Émilie Goval, David Hérisson, Clément Paris. INRAP. (2018, 16 octobre). Comprendre, trouver, fouiller. 30 ans de recherches en Quaternaire et Paléolithique en Picardie. Bilan, biais et perspectives , in De l’Île-de-France à l’Europe du Nord-Ouest : les peuplements humains avant le dernier maximum glaciaire. Bilan, objectifs et perspectives de la recherche. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/k3gd-4k27. (Consultée le 3 novembre 2026)

Comprendre, trouver, fouiller. 30 ans de recherches en Quaternaire et Paléolithique en Picardie. Bilan, biais et perspectives

Réalisation : 16 octobre 2018 - Mise en ligne : 5 novembre 2018
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Descriptif

Inscrite dans une longue tradition de recherches alliant Quaternaire et préhistoire depuis Boucher de Perthes, l’archéologie préventive « de tradition samarienne » a très vite reconnu le nécessité de faire des sondages dans le but de découvrir des vestiges paléolithiques conservés en profondeur, avec des équipes comprenant préhistorien et géologue. Cette démarche fut le résultat d’une approche volontariste, l’étude des occupations préhistoriques dans leur contexte géomorphologique, chronostratigraphique et paléoenvironnemental étant indispensable. Au cours des années 1990 et 2000, les recherches sur les lœss connurent ainsi un essor sans précédent en liaison avec le développement rapide de l’archéologie de sauvetage sur les grands travaux d’aménagement, en particulier les tracés linéaires (TGV Nord, autoroutes A16, A28, A29, Canal Seine-Nord-Europe entre autres…). Ces sondages sur les grands tracés ont mené à un certain nombre de fouilles, concernant essentiellement le Paléolithique moyen et dans une moindre mesure le Paléolithique inférieur, en contexte majoritairement lœssique. Le cadre pédo- et chronostratigraphique des occupations paléolithiques est maintenant bien connu pour le Weichselien et ne cesse de s’affiner pour les cycles climatiques antérieurs. Divers facteurs expliquent le faible nombre de découvertes concernant le Paléolithique supérieur ancien : configuration différente des sites nécessitant un maillage de sondages plus serré, position en bas de versants souvent non diagnostiqués (zones en remblais), horizons-repères moins faciles à détecter dans les séquences du Pléniglaciaire supérieur…

En dehors des grands tracés, une attention particulière est portée par exemple aux terrasses en zone urbaine, comme les terrasses de la Somme dans Amiens. Un simple jardin peut livrer des vestiges importants sur le plan scientifique, comme des vestiges acheuléens dans le quartier Saint-Acheul. Dans la région, le potentiel «préhistoire» de chaque diagnostic effectué par l’Inrap est si possible évalué, de manière à déterminer la nécessité d’intervenir. La sensibilisation de nos collègues archéologues «historiens», la vigilance et la disponibilité sont à cet égard des éléments essentiels de la dynamique de la recherche. Malheureusement, en dehors des grands tracés, les découvertes mènent très rarement à des fouilles. Le maximum d’informations doit donc être obtenu lors du diagnostic, ce malgré le manque de moyens et de temps.

Intervention / Responsable scientifique

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