Conférence
Notice
Lieu de réalisation
Archives municipales de Lyon
Langue :
Français
Crédits
Marie-Aude Schittly (Intervention), Maëlle Chevalier (Intervention)
Détenteur des droits
Inrap
Citer cette ressource :
Marie-Aude Schittly, Maëlle Chevalier. INRAP. (2022, 4 novembre). Les archives « ordinaires » au service de l’archéologie du bâti : l’exemple de quelques châteaux comtois à l’époque moderne (XVe - XVIIe) , in Études documentaires et études d’archives en archéologie préventive. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/181070. (Consultée le 3 novembre 2026)

Les archives « ordinaires » au service de l’archéologie du bâti : l’exemple de quelques châteaux comtois à l’époque moderne (XVe - XVIIe)

Réalisation : 4 novembre 2022 - Mise en ligne : 28 novembre 2022
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Descriptif

https://doi.org/10.34692/67j1-6d09

Session 4 - Exploitation des fonds d’archives : quelles attentes et quels résultats possibles ?

Territoire à forte densité castrale, la Franche-Comté bénéficie d’un important programme de valorisation scientifique de ses châteaux depuis les années 1980. La mise en place d’enquêtes systématiques et la création d’un PCR sur le sujet a abouti à la production de nombreuses études du bâti et sédimentaires qui se poursuivent, pour certaines, encore actuellement. Les archives étaient alors déjà au centre des préoccupations mais ces dépouillements initiaux se sont en premier lieu concentrés sur les origines des édifices, la compréhension de l’évolution seigneuriale ou les familles aristocratiques. Aujourd’hui, la reprise de plusieurs études s’attache à apporter un éclairage nouveau sur la matérialité des édifices en se focalisant sur les « écritures ordinaires » (Paul Bertrand), ou archives de gestion. Récemment, deux édifices ont bénéficié de cette démarche : le château de Granges-le-Bourg (Haute-Saône - 70) et celui de Scey (Chassagne-Saint-Denis – Doubs - 25).

L’étude du site de Granges est totalement inédite et présente un corpus documentaire d’une richesse inégalée : plus de 300 de comptabilité presque ininterrompue, des pièces iconographiques, des inventaires, etc. L’analyse s’est concentrée sur les 137 documents comptables recouvrant la période du XVe au XVIIe siècles. Alors que l’édifice castral est peu conservé et l’analyse archéologique à peine amorcée, cette série documentaire apporte plus de 500 mentions sur des éléments constitutifs et constructifs du château. Cet exemple de Granges a pu être mis en résonnance avec d’autres édifices comtois, comme celui de Montbéliard (25) qui est sous la même influence politique, Scey (25) pour lequel une reprise de toutes les données archéologiques et historiques est en cours, Chevreaux (39) pour lequel la reprise archivistique a été d’autant plus encouragée suite à des incohérences perçues pendant les phases de terrain, ou encore Gray (70) sur lequel un projet de réaménagement de charpente à l’ancienne est envisagé.

Les résultats obtenus sur ces six sites qui couvrent tous les départements francs-comtois encouragent la poursuite et la systématisation d’une reprise archivistique pour une meilleure compréhension du bâti. Ils démontrent également l’intérêt d’une approche interdisciplinaire dans la connaissance d’un édifice médiéval ainsi que la complémentarité des archives et des études bâties et sédimentaires pouvant, à terme, encourager à repenser la logique d’élaboration des projets scientifiques en milieu préventif.

Intervention / Responsable scientifique

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