Notice
L'esprit fripe
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Descriptif
Le choix du film est une manière de transmettre le quotidien d’une personne à travers des images concrètes de moments de vie réels. C’est également un moyen de conservation d’un temps passé, qui permet de faire revivre ce quotidien et d’en proposer ensuite une relecture approfondie, voire une mise en relation avec d’autres notions et thèmes déjà abordés. Cela peut offrir un nouvel angle de recherche en ethnographie et en sociologie.
L’image, étant un puissant moyen de transmission des connaissances, s’intègre parfois naturellement dans le processus de recherche.
Rapport avec mes centres d’intérêts
Le lien avec mes centres d’intérêts était très fort puisque je suis moi-même une grande adepte de la mode de seconde main, des friperies et de tout l’univers qui gravite autour de ces lieux et de l’idée qu’on peut s’en faire. Cela m’a également permis d’en apprendre plus sur un milieu que j’apprécie particulièrement. Mon goût pour le cinéma en général m’a aussi permis de m’impliquer facilement dans ce projet de réalisation d’un film ethnographique.
Implication personnelle
J’ai pris très à coeur de trouver des éléments pertinents à inclure dans le film lorsque j’ai choisi mon sujet. J’ai aussi veillé à laisser à la gérante de la friperie le choix des jours et horaires de tournage, afin d’être le plus proche possible de son quotidien et de capter l’essence même de son métier.
Les questions qui m'ont traversée
Je me suis posé plusieurs questions importantes : qu’est-ce que je choisis de mettre en avant ? Comment construire une continuité dans la présentation d’un métier comme celui-ci ? Vais-je avoir suffisamment d’images et de matière pour créer un film ethnographique satisfaisant à mes yeux ?
II. L'entrée dans le sujet
L’exploration a été simple, car je connaissais bien le sujet. J’ai pu facilement expliquer mon projet et mon envie de mettre en image le quotidien de la gérante dans un film.
Une relation existait déjà entre moi et les personnes filmées avant l’arrivée de la caméra. Elles étaient informées et d’accord avec les tenants et aboutissants du projet filmique tourné dans la friperie.
III. Le cadrage du sujet
Mon hypothèse de départ était de découvrir de manière large le quotidien d’une gérante de friperie. J’ai donc filmé à travers son regard, ainsi que celui des personnes qui l’accompagnent ou croisent son quotidien. Dès le début, j’ai choisi une prise de vue rapprochée afin de me concentrer sur son cas précis et de capturer le plus de détails possibles.
Deux thématiques principales ont été traitées : l’une en conditions réelles, l’autre sous forme d’entretien dirigé. J’avais aussi l’intention d’aborder la manière dont elle vivait en dehors de la friperie et les liens entre vie professionnelle et personnelle, mais cela est finalement resté à l’état de souhait.
Je n’avais pas d’idées précises de scènes à filmer ; je préférais suivre le mouvement pris par le tournage pour ajuster les choix de mise en scène en fonction des situations rencontrées.
IV. Les choix scénographiques
L’idée principale était de réaliser un film d’observation, bien qu’il intègre parfois des éléments d’exposition. Il reste néanmoins majoritairement dans une posture d’observation.
L’improvisation occupait une place importante, notamment dans les contextes de tournage quotidiens et les discussions non préparées. Seules les questions de l’entretien étaient préparées en amont. La scénarisation était donc rare, voire inexistante, car je souhaitais rester au plus proche du réel.
Seule ma voix est présente. Ce choix permettait de ne pas interférer visuellement, tout en gardant un lien sonore avec la personne filmée, afin de conserver le caractère authentique de son quotidien dans sa boutique et ailleurs.
Pour l’observation des pratiques, j’ai opté pour une caméra à la main, suivant la gérante dans ses déplacements et interactions avec son environnement de travail.
Les entretiens ont été filmés avec des plans fixes, choisis selon mes codes artistiques. Cela permettait une image plus personnelle et moins formelle, mettant à l’aise la personne interviewée et favorisant des réponses spontanées.
La complicité et la confiance établies avec la personne filmée ont rendu la présence de la caméra moins pesante, ce qui a permis des échanges plus libres et spontanés.
Je tenais à créer un film mêlant deux dimensions : d’un côté le travail quotidien, la préparation, l’ouverture et l’activité de la boutique ; de l’autre, l’entretien plus posé. Cette alternance permet de mieux illustrer et approfondir ce que les images seules ne peuvent pas toujours exprimer.
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