- document 1 document 2 document 3
- niveau 1 niveau 2 niveau 3
Descriptif
A partir de l'analyse d'un tableau de Pieter Lastman représentant L'ambassade du médecin Hippocrate, envoyé par les Abdéritains auprès de Démocrite devenu fou, Stéphane Lojkine tente de penser la place de la représentation littéraire, entre la philosophie (la chambre de la mélancolie de Démocrite), la rhétorique (la scène que joue Hippocrate), et l'"ecclesia" (l'espace public formé par les Abdéritains). La littérature est le ménagement de cette chambre, de cette scène et de cette ecclesia.
Elle naît en tant que représentation littéraire avec Montaigne, qui, dans "De l'amitié", identifie ses Essais à un mur peint dont manquerait la peinture centrale : c'est la "Servitude volontaire" de La Boétie, qu'il ne publiera finalement pas, sans doute parce qu'il a été rattrapé par le politique, via la propagande protestante. A cet espace public central mais vide s'opposent les grotesques du cadre, où Montaigne installe sa méditation intérieure, et la scène des Essais, qui fait le lien entre le vide politique central et les grotesques de l'intime. De la même façon sur une fable de La Fontaine, extraite du livre VIII, "L'horoscope", puis sur les scènes de quiproquo inversé de l'acte II du Mariage de Figaro, le conférencier montre comment la littérature utilise mais déçoit la rhétorique, la scène s'effaçant devant la chambre, ou le cabinet, le discours de l'orateur laissant place au charme mystérieux de la voix de la comtesse, le "clou" réel du tableau se substituant à celui rhétorique de la pointe. Mais c'est au XIXe siècle que la chambre triomphe de façon décisive de la scène : dans l'Education Sentimentale, la garçonnière de la rue Tronchet, que Frédéric prépare pour son rendez-vous avec Mme Arnoux, se superpose à la chambre du fils malade de Mme Arnoux, où celle-ci demeure, ratant son rendez-vous. Ce n'est pas l'ecclesia qui manque (la révolution de 1848 passe pendant l'attente de Frédéric) ; c'est la scène qui constitue désormais le vide central : le roman flaubertien annonce des scènes auxquelles il renonce. Cet effacement de la scène prépare, avec le nouveau roman de Claude Simon, la fin de l'ère de la représentation, la narration s'enroulant autour de la mort mystérieuse du capitaine de Reixach, scène originaire qui constitue elle-même un blanc, un vide, inscrit cette fois au point de départ du récit.
Intervenants
Notice
Divers
|
Conférence
![]()
Lisez les classiques
Fumaroli, Marc (1932-2020)
Marc FUMAROLI invite à lire les "classiques", avec la promesse de vivre une passion amoureuse sans fin, en cette fin de siècle où la notion même de classique évoque un ennui poli.
00:53:03
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Les humanités aujourd'hui - Marc Fumaroli
Fumaroli, Marc (1932-2020)
Une conférence du cycle : "Quels humanismes pour quelle humanité aujourd'hui ?" Les humanités aujourd'hui par Marc Fumaroli
01:11:34
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Entre scène et chambre : dilemmes de la représentation littéraire, de Montaigne à Claude Simon (par Stéphane Lojkine)
Lojkine, Stéphane (19..-....)
A partir de l'analyse d'un tableau de Pieter Lastman représentant L'ambassade du médecin Hippocrate, envoyé par les Abdéritains auprès de Démocrite devenu fou, Stéphane Lojkine tente de penser la place de la représentation littéraire, entre la philosophie (la chambre de la mélancolie de Démocrite), la rhétorique (la scène que joue Hippocrate), et l'"ecclesia" (l'espace public formé par les Abdéritains). La littérature est le ménagement de cette chambre, de cette scène et de cette ecclesia. Elle naît en tant que représentation littéraire avec Montaigne, qui, dans "De l'amitié", identifie ses Essais à un mur peint dont manquerait la peinture centrale : c'est la "Servitude volontaire" de La Boétie, qu'il ne publiera finalement pas, sans doute parce qu'il a été rattrapé par le politique, via la propagande protestante. A cet espace public cent
01:24:33
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]() 00:55:54
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Les métamorphoses, entre fiction et notion. Littérature et sciences. XVIe-XXIe siècles.Partie 4 De l’atome à l’humain : corps en métamorphose
Azoulai, Juliette (1983-....),
Soubbotnik, Michael A. (19..-....),
Bah-Ostrowiecki, Hélène (19..-....)
L’idée de métamorphose a pour origine la mythologie antique et la littérature, mais la science – malgré un souci croissant d’observation et d’expérimentation – s’en est souvent emparé.
03:07:35
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
Un humanisme est-il encore possible ? - Rémi Brague
Brague, Rémi (1947-....)
Une conférence du cycle : "Quels humanismes pour quelle humanité" Un humanisme est-il encore possible ? par Rémi Brague, Philosophies grecques, médiévales et orientales, Sorbonne
00:58:15
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Documentaire
![]()
01_Folie et possession
Une des manières les plus anciennes d’expliquer et de représenter la folie a été de la considérer comme le résultat d’une possession du sujet dit fou par des forces surnaturelles. Des explications par la possession divine ou diabolique à la révolution introduite par Freud dans l’idée que le sujet serait finalement avant tout possédé par ses propres pulsions, de multiples théories et représentations vont se succéder à travers l’histoire, impliquant des traitements différenciés. Cette leçon va vous permettre de les découvrir.
00:50:12
|
Débuter à: 00:00:00 |
|
Conférence
![]()
« La beauté » / François Roudaut
Roudaut, François (1956-....)
« La beauté » / François Roudaut, in "Clément Marot, Adolescence clémentine, conférences d’Agrégation de Lettres", organisées dans le cadre de la préparation à l'agrégation 2019, par Pascale Chiron, Olivier Guerrier et Agnès Rees, avec le soutien du Département de Lettres modernes de l'UFR de Lettres, Philosophie et Musique, Université Toulouse Jean-Jaurès, 14 décembre 2018. [Ill. : photographie de Chevanon (sur freepik.com)]. Conférence destinée aux étudiants préparant les concours d'Agrégations de Lettres (externe) et de Grammaire 2019.
01:04:16
|
Débuter à: 00:00:00 |







