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VILLEDIEU Françoise

<p>Au lendemain de la rédaction de ma thèse de 3e cycle, lorsque j’ai été intégrée au CNRS en 1983, je bénéficiais d’une double expérience, celle que me valait la pratique de la fouille et celle que j’avais acquise en étudiant des mobiliers archéologiques et en plaçant mes résultats dans la perspective d’une analyse de l’économie et des échanges commerciaux pratiqués par les habitants des villes concernées, principalement sous le Bas-Empire et durant l’Antiquité tardive.

 

La direction du chantier de l’avenue A. Max à Lyon et, plus encore, celle des fouilles de la Vigna Barberini sur le Palatin, m’ont amenée à déplacer mes centres d’intérêt. L’évolution a été lente : j’ai ainsi examiné et classé des milliers de tessons à Lyon et traité pendant plusieurs années ceux que nous exhumions sur la Vigna Barberini, à Rome. Il m’a fallu ensuite confier cette tâche à d’autres personnes, afin de consacrer plus de temps à la topographie historique des quartiers étudiés, à l’architecture et à la destination des édifices et des espaces mis au jour.

En parallèle, le cadre chronologique de mes recherches s’est dilaté, débordant très largement par rapport à la période historique sur laquelle je m’étais focalisée dans un premier temps. Ainsi, à Lyon, les vestiges mis au jour m’ont amenée à suivre l’évolution d’une occupation continue de l’espace entre le IIe siècle de notre ère et le XXe siècle. A Rome, les épisodes se succèdent du VIIIe siècle avant notre ère jusqu’à la première guerre mondiale.

Mes recherches m’ont conduite à plusieurs reprises en Afrique du Nord (Tunisie et Maroc), à Lyon, en Sardaigne et à Rome.


 
FMSH
 
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