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VINCENT Jean-Didier

Statut:
Professeur à l'Université Paris XI
Membre de l'Institut Académie des Sciences
Membre de l'Académie Nationale de Médecine
Parcours:Jean-Didier Vincent, né à Libourne, est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l'université Paris XI. Il a été de 1991 à 2004 directeur de l'Institut de neurobiologie Alfred Fessard du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Gif-sur-Yvette. Correspondant de l'Académie des Sciences depuis le 29 mars 1999, il en a été élu Membre le 18 novembre 2003 - Section : Biologie humaine et sciences médicales.
Jean-Didier Vincent a été, au Ministère de l'Education Nationale, Vice- Président du Conseil National des programmes de 1994 à 2002. Il est, depuis 2002, membre du Comité d'éthique des sciences du CNRS (COMETS) et du Comité d'éthique et de précaution pour les applications de la recherche agronomique de l'INRA (COMEPRA).
Jean-Didier Vincent a beaucoup contribué au développement de la neuroendocrinologie qui comprend l'étude des interactions entre hormones et système nerveux.
La physiologie que Jean-Didier Vincent a développée s'inspire d'une approche "bernardienne" des phénomènes du vivant. Celle-ci rapproche les phénomènes hormonaux avec des événements comportementaux et les mécanismes neurophysiologiques qui les sous-tendent. Il s'agit d'une physiologie "de milieu" qui considère qu'il n'est pas d'événements physiologiques isolés réductibles à leur seule apparence phénoménale, mais que ceux-ci doivent être replacés dans la durée et leur environnement extracorporel, conduisant au concept "d'état central fluctuant". Parmi l'ensemble de ses travaux, Jean-Didier Vincent a mis en évidence l'action modulatrice de certaines hormones sur l'activité cérébrale et sur les mécanismes nerveux de fonctions tels que la faim, la soif, la reproduction, le sommeil, etc. Il a démontré que les osmorécepteurs cérébraux n'étaient pas situés dans les noyaux neurosécréteurs, mais dans la région antérieure de l'hypothalamus au contact de la paroi ventriculaire.
Dépassant les frontières classiques entre système nerveux et hormones, Jean-Didier Vincent a montré que certaines cellules endocrines, de l'hypophyse notamment, partageaient avec les neurones les mêmes propriétés d'excitabilité électrique. Grâce à la mise au point de techniques d'électrophysiologie moléculaire et de modèles in vivo, il a étudié la diversité des mécanismes régulateurs et de transduction des signaux au niveau des membranes, l'action modulatrice des stéroïdes sexuels et surrénaliens, et comment ces actions s'intègrent à l'ensemble des fonctions adaptatives d'un organisme vivant. Il a étudié les mécanismes de l'exocytose et notamment le rôle des protéines G de la famille Rab3 dans le contrôle de la libération des neurohormones ainsi que la phylogenèse des récepteurs nerveux de la dopamine et plus généralement des monoamines. Il a proposé, d'après un ensemble de données comparatives, une série de mécanismes évolutifs aboutissant à l'installation chez les vertébrés d'un système monaminergique (catécholamine et sérotonine) associé aux capacités nouvelles motivationnelles et affectives caractéristiques de ces espèces

Prix:
Prix Lacaze de l'Académie des Sciences
Chevalier de L'Ordre National du Mérite Agricole
Prix Blaise Pascal
Prix Médecine et Culture de l'Institut des Sciences de la Santé
Docteur Honoris Causa de l'université libre de Bruxelles
Médaille d'or de l'Université de Prague
Officier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur

Spécialités:
neurologie ; physiologie

Sociétés savantes:
Membre de l'American Academy of Arts and Sciences
Membre de l'Academia Europae
Membre de l'Académie Royale de Belgique
Membre de l'Institut Universitaire de France
Membre honoraire de l'Académie Royale de Médecine de Belgique
Membre de l'Académie Nationale de Médecine
Membre de l'Institut Académie des Sciences


 
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