Conférence
Notice
Lieu de réalisation
Inrap, UMR 7324 CITERES/Université de Tours
Langue :
Français
Crédits
Marie-Elea Coustures (Intervention), Carla Giuliani (Intervention), Laurent Bruxelles (Intervention), Jean-Philip Brugal (Intervention)
Détenteur des droits
Inrap, UMR 7324 CITERES/Université de Tours
Citer cette ressource :
Marie-Elea Coustures, Carla Giuliani, Laurent Bruxelles, Jean-Philip Brugal. INRAP. (2023, 30 novembre). Les structures d’origine anthropique du site Pléistocène moyen de la grotte du Mas des Caves (Lunel-Viel, Hérault). Nouveau regard et perspective d’études pluridisciplinaires , in Lire le sol en archéologie : pratiques de terrain et regards croisés [Reading the soil in archaeology: field practice and interdisciplinary perspectives]. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/171099. (Consultée le 3 novembre 2026)

Les structures d’origine anthropique du site Pléistocène moyen de la grotte du Mas des Caves (Lunel-Viel, Hérault). Nouveau regard et perspective d’études pluridisciplinaires

Réalisation : 30 novembre 2023 - Mise en ligne : 18 janvier 2024
  • document 1 document 2 document 3
  • niveau 1 niveau 2 niveau 3
Descriptif

https://doi.org/10.34692/9w1a-8g79

Thème 4 : Dialogue interdisciplinaire : grottes et abris sous roche / Interdisciplinary dialogue: cave sites

La notion de « sol » archéologique est souvent associée à une structuration anthropique d’un espace dit domestique se révélant par des structures visibles ou latentes, tels que foyer, pavement, mur ou cloison, vide, concentration, objet déplacés… associés à des vestiges techniques (e.g., industrie lithique et osseuse, colorant), alimentaires (restes osseux d’espèce-proies) voire d’objets à valeur symbolique. Un « sol » représente une surface de faible épaisseur, complexe, contraint par une période d’occupation unique ou multiple, suivie par des processus sédimentaires et biologiques qui vont conserver, ou perturber, cette structuration. Plus on remonte dans les temps paléolithiques moins ces sols, et structures sont faciles à identifier et à lire, lorsqu’ils sont préservés. La grotte n°1 du Mas des caves à Lunel-Viel (Hérault, ou LV I) est un site daté de la fin du Pléistocène moyen. Sa morphologie (entrée relativement verticale débouchant dans une longue galerie horizontale) conditionne la mise en place de niveaux sédimentaires dans lesquels sont emballés les vestiges archéologiques et paléontologiques. Lors des fouilles anciennes (E. Bonifay, 1962-1982) plusieurs structures d’origines humaines ont été signalées (foyers, cuvettes, dallages et aménagements divers). Néanmoins, ces structures ont été discutées, leur origine anthropique ayant plutôt laissée la place à une origine sédimentaire. La reprise des fouilles (J.-Ph. Brugal, 2019-sq) a notamment pour objectif de vérifier l’origine anthropique de ces structures. Nous proposons de tester cette hypothèse en combinant des approches géoarchéologiques (géomorphologique, stratigraphique, sédimentologique), spatiales et taphonomiques. L’objectif de ce travail est de préciser si, à la lumière de ces nouvelles approches, ces structures sont attribuables à l’action de l’Homme et donc si les niveaux sur lesquels elles ont été découvertes peuvent être considérés comme des sols archéologiques. Il s’agit donc de présenter ici les premiers résultats de cette approche plurielle et multiscalaire, afin de participer au débat sur cette notion de “sol” préhistorique.

----

The programme defined in 2012 by the The notion of an archaeological “floor” is often associated with the anthropic structuring of a so-called domestic space, revealed by visible or latent structures such as hearths, paving, walls or partitions, voids, concentrations, displaced objects, etc., associated with technical remains (e.g. lithic and bone industries, dyes), foodstuffs (bone remains of prey species) and even objects of symbolic value. A “soil” represents a thin, complex surface, constrained by a single or multiple period of occupation, followed by sedimentary and biological processes that will preserve, or disrupt, this structuring. The further back we go in Paleolithic times, the less easy it is to identify and read these soils and structures when they are preserved. Cave no. 1 at Mas des Caves in Lunel-Viel (Hérault, or LV I) is a site dated to the end of the Middle Pleistocene. Its morphology (a relatively vertical entrance leading into a long horizontal gallery) has resulted in the formation of sedimentary layers in which the archaeological and palaeontological remains are packed. During early excavations (E. Bonifay, 1962-1982), a number of structures of human origin were reported (hearths, basins, paving and various fittings). However, these structures have been debated, their anthropic origin having given way to a sedimentary origin. One of the aims of the resumed excavations (J.-Ph. Brugal, 2019) is to verify the anthropic origin of these structures. We propose to test this hypothesis by combining geoarchaeological (geomorphological, stratigraphical, sedimentological), spatial and taphonomic approaches. The aim of this work is to determine whether, in the light of these new approaches, these structures can be attributed to human activity and therefore whether the levels on which they were discovered can be considered as archaeological soils. The aim here is to present the initial results of this multi-faceted, multi-scalar approach, in order to contribute to the debate on the notion of prehistoric “soil”.

Intervention / Responsable scientifique

Dans la même collection

Avec les mêmes intervenants et intervenantes

Sur le même thème