Canal-U

Mon compte
Contacter le contributeur
J’aime
Imprimer
partager facebook twitter Google +

École Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse



Colloque "LES 100 ANS DU BAUHAUS INFLUENCES & ENSEIGNEMENTS " 18 & 19 OCT. 2019 ENSA TOULOUSE

Les 100 ans Bauhaus, Influences & enseignements - Colloque organisé par l’ENSA Toulouse,
en partenariat avec le Laboratoire de Recherche en Architecture, le Goethe Institut Toulouse, le
ministère de la Culture.

 

En 2019, le Bauhaus célèbre ses 100 ans. Pour contribuer à cette actualité, l’ENSA Toulouse, le laboratoire LRA, associés à l’Institut Goethe Toulouse, organisent un colloque. L’école du Bauhaus a été fondée en 1919 à Weimar en Allemagne, elle a déménagé à Dessau en 1925 et elle a fermé ses portes avec l’arrivée des national-socialistes au pouvoir en 1933.
En dépit de sa courte existence, le Bauhaus reste une des écoles d’arts appliquées parmi les plus influentes du 20e siècle. École novatrice, ayant su tisser des liens profonds entre l’art et l’architecture, ses bâtiments et ses meubles comme l’école du Bauhaus à Dessau ou la chaise Wassily de Marcel Breuer sont aujourd’hui célèbres.
Le Bauhau semble s’imposer partout. Toutefois, sa réalité était bien plus complexe que ces quelques exemples  laissent penser car il ne faut pas oublier que son objectif était d’abord politique et social : la construction d’une société nouvelle à travers la conception d’un habitat adapté. Développant des méthodes d’enseignement souvent hétérogènes voire antagonistes, ses enseignants renommés comme Walter Gropius, Hannes Meyer, Mies van der  Rohe, Johannes Itten, Josef Albers, Paul Klee, Vassily Kandinsky, László Moholy Nagy étaient confrontés de 1919 à 1933 et au-delà à des crises politiques, économiques et sociales profondes. S’ajoutent à ces difficultés externes de très nombreux conflits internes. En dépit de ces difficultés, leur approche a su rester résolument transdisciplinaire, explorant de nombreuses idées afin de créer un enseignement loin de toute uniformité. La conception à partir d’un collectif, l’introduction du corps à travers la danse, le théâtre et la fête, des expérimentations avec des couleurs et des matériaux peu onéreux ou l’apprentissage de l’architecture uniquement à travers sa construction en sont  quelques exemples. Le Bauhaus a produit ainsi un foisonnement de propositions émergeant à différents moments de son  existence.

C’est pourquoi ce lieu de production et d’apprentissage riche, voire complexe, en perpétuelle transformation reste difficile à résumer en quelques mots-clés. C’est au regard de cette complexité qu’il est apparu important d’interroger de nouveau le Bauhaus. Comprendre, au-delà des poncifs, leurs méthodes de travail et productions, la diffusion de leurs idées en France à travers la circulation de personnes, la vitalité des mouvements modernistesd’Europe centrale, l’actualité de leurs utopies politiques et sociales LES 100 ANS DU BAUHAUS INFLUENCES & ENSEIGNEMENTS ainsi que leurs expérimentations du collectif, redécouverts par de jeunes architectes aujourd’hui est l’objectif de ce colloque. Dans ce prisme, c’est la notion de crise qui apparait comme particulièrement  importante. Parce que le Bauhaus a été confronté tout au long de son existence à des crises multiples qu’il a détournées, utilisé, mais sur laquelle il s’est aussi brisé, il doit être de nouveau étudié. Apprendre à travailler en temps de crise pourrait être une des grandes leçons du Bauhaus.

Philpp Oswalt, architecte, auteur et ancien directeur de la fondation du Bauhaus Dessau ouvre le colloque en s’interrogeant sur l’actualité du Bauhaus à travers la notion de modernité. (pas d’enregistrement).

Joseph Abram, architecte et historien, évoque l’oeuvre peu connu d’Albert Flocon-Mentzel du Bauhaus de Dessau à l’École des beaux-arts de Paris,

Bruno Fayolle Lussac, historien de l’architecture, analyse de l’œuvre de l’architecte et maitre du Bauhaus Marcel Breuer à Bayonne. Absent lors du colloque, sa recherche est introduite par Françoise Blanc. Sa contribution complète paraîtra dans les actes du colloque.

Ana Chatelier, architecte et doctorante, aborde les circulations de modèles pédagogiques issus du Bauhaus et leurs applications dans les Unités Pédagogiques d’Architecture françaises (1969-1990) par des professeurs sud-américains.

Jean-Christophe Arcos, commissaire d’exposition et critique d’art, revient sur l’enseignement d’Oscar Schlemmer, les arts de la scène et leur rôle comme une mise en commun des pratiques et des modes de pensée en écho avec les franchissements des frontières disciplinaires contemporains.

Sigrid Pawelke, docteure en histoire de l’art et études théâtrales, s’interroge sur la pédagogie contextuelle et environnementale “Experiments in the environnement” des chorégraphes et paysagistes américains Anna et Lawrence Halprin.

Tim Benton, historien de l’architecture, s’intéresse à l’aventure du mobilier du Bauhaus et interroge le rôle des chaises en métal

et le philosophe Pierre-Damien Huyghe analyse l’enseignement au Bauhaus à travers la signification de la notion de laboratoire.

Sophie Fétro, maître de conférences à l’Université de Paris 1, s’interroge sur une continuité contrariée du modèle du Bauhaus à l’école de design la Hochschule für Gestaltung d’Ulm, en Allemagne.

Joanne Pouzenc, enseignante et directrice de la Maison de l’Architecture Occitanie-Pyrénées s’intéresse à autour des questions sur l’apprentissage et le travail convivial. Quel héritage du Bauhaus dans les pratiques collaboratives contemporaines ?

Amélie Lila Merle, docteure en Sciences de l’éducation expose l’influence du Bauhaus dans quelques livres d’artistes pour enfants.

Françoise Blanc, architecte et enseignante à l’ENSA Toulouse, Dominique Dehais, artiste, professeur à l’ENSA Rouen ainsi que Caroline Maniaque, architecte, professeure à l’ENSA Rouen animent les débats.


Andrea Urlberger
Professeure, HDR, ENSA Toulouse

 
 
FMSH
 
Facebook Twitter Google+
Mon Compte