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Le monde en 3 couleurs. Hommage à Louis Ducos du Hauron (1837-1920)


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Auteur(s) :
LAVÉDRINE Bertrand

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Les chapitres


Le monde en 3 couleurs. Hommage à Louis Ducos du Hauron (1837-1920)

par Bertrand Lavédrine, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN).

(transcription non exhaustive par A. Moatti de la conférence de B. Lavédrine, août 2021)


Quelles sont les couleurs fondamentales, et pourquoi notre œil se satisfait-il de leur combinaison pour reconstituer toute la palette ?

Au XVIIe siècle, les couleurs fondamentales communément adoptées par les artistes sont le R, J, B (rouge, jaune, bleu). Elles ont été utilisées pour reproduire des gravures en couleurs dans des ouvrages à Paris, par l’Allemand Jacob Le Blon (1667-1741).

Portrait de Louis XV, gravure de Le Blon (1738) utilisant le procédé trichromique (sur la base d'un tableau de Blakey)


Au XIXe siècle, avec la photographie, l’approche portant sur la décomposition de la lumière évolue. En 1861, la photographie est utilisée par Maxwell pour décomposer une scène en trois couleurs primaires et expliquer ainsi la façon dont l’oeil perçoit les couleurs. Louis Ducos du Hauron (1837-1920) est le premier à produire ainsi une photographie couleur sur papier en appliquant cette synthèse dite trichrome. Il présente son invention à la Société française de photographie et à l’académie des sciences et son brevet de 1868 comporte de nombreuses innovations. Elles seront exploitées plus tard par l’industrie aussi bien par les frères Lumière avec la plaque autochrome que par la photographie couleur et l’imprimerie en couleur.


Portrait de Louis Ducos du Hauron, autochrome Lumière 1910

Avec l’évolution des techniques de reproduction couleur, au cours du XXe siècle, le choix des couleurs primaires sera affiné et le bleu adéquat sera un bleu-vert appelé cyan et le rouge, un rouge violacé dit magenta. C’est ce que l’on nomme la synthèse soustractive des couleurs avec sa triade de couleurs primaires Jaune, Magenta et Cyan (J-M-C).

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Sur le plan des méthodes de synthèse des couleurs, pourquoi parle-t-on ici de méthode soustractive, alors que ce semble plutôt être une combinaison (donc additive) de matières colorantes ? Le terme soustractif vient du fait qu'un objet coloré absorbe une partie de la lumière incidente : il soustrait donc une partie des couleurs de celle-ci (Wikipédia, fiche synthèse soustractive).

Un autre mode de synthèse allait se formaliser, il repose non pas sur un mélange de matières colorantes mais sur une addition de trois lumières colorées, c’est la synthèse dite additive des couleurs avec cependant une légère différence dans les trois couleurs primaires optimales, ce  sont ici des lumières rouge (R), verte (V) et bleue (B).

Aujourd’hui ces deux modes de synthèse sont largement appliqués : la synthèse soustractive (R magenta – B cyan – J jaune) dans la photographie argentique et l’impression ; la synthèse additive (R-V-B), qui ne dépend pas d’une lumière extérieure, dans les écrans de télévision et d’ordinateur.

Dans les deux cas, si l’ensemble ou presque du spectre visible peut être reconstitué par ces procédés, c’est parce que les récepteurs de la rétine humaine (photorécepteurs dit cônes) sont au nombre de trois, correspondant à peu près à cette décomposition R-V-B.

Cependant la question reste posée : tout le monde voit-il exactement les mêmes couleurs ? Tout le monde s’entend sur les mêmes couleurs, peut-on dire – sur leur désignation, sur les catégories… Mais il est impossible de connaître quelle est la sensation d’autrui – la vision est un sens.

Intervenants dans cette vidéo, avec B. Lavédrine :

  • Jean-Paul Gandolfo, professeur à l’École nationale supérieure Louis-Lumière (Saint-Denis)
  • Françoise Viénot, professeur au MNHN.

Voir aussi :

  • pour aller plus loin sur synthèse additive / synthèse soustractive, une brève vidéo YT de B. Lavédrine (8 mn).
  • Site de l’association des amis de Ducos du Hauron.


 

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