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Quelle politique pour les vestiges sous-marins des conflits contemporains ?

Cette communication a été filmée lors du colloque international intitulé De Verdun à Caen - L’archéologie des conflits contemporains : méthodes, apports, enjeux qui s’est déroulé au Mémorial de Caen les 27 et 28 mars 2019, organisé par la DRAC Normandie, la DRAC Grand-Est, l’Inrap et l’Université de Caen (MRSH-HisTeMé) avec le partenariat de  la Région Normandie, du Département du Calvados, de la Ville de Caen  et du Groupe de recherches archéologiques du Cotentin.

Depuis plus d’une décennie, l’archéologie contemporaine s’est approprié ce nouvel objet d’étude que sont les conflits de l’ère contemporaine. Ce champ de recherche encore jeune, dont la pertinence est de moins en moins disputée à mesure que se succèdent les découvertes, a vu l’émergence de questions spécifiques auxquelles les archéologues n’avaient que peu ou pas été confrontés jusqu’alors...

Nathalie Huet est ingénieure de recherche au  Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), où elle dirge la cellule de conservation.
Spécialiste des matériaux métalliques et de l’électrochimie, Jean-Bernard Memet travaille depuis près de 20 ans dans la corrosion marine et la conservation d’objets sous-marins. Il travaille régulièrement

aux côtés des archéologues sous-marins comme plongeur / responsable du laboratoire de site. En mars 2007, Jean Bernard Memet a créé A-CORROS une société basée à Arles spécialisée dans le diagnostic et l’expertise en corrosion (infrastructures portuaires, monuments historiques et objets archéologiques).

Parmi les millions d’épaves historiques qui reposent sur le fond des océans à travers le monde, celles du 20e siècle constituent une partie précieuse de notre patrimoine culturel partagé. Le patrimoine subaquatique des première et seconde guerres mondiales illustre les événements dramatiques qui ont marqué l’histoire de ce siècle. Les enseignements tirés de ces conflits ont contribué à bâtir notre identité européenne et ses principes de paix, de sécurité et de liberté. Ces biens culturels maritimes, aujourd’hui largement dégradés et oubliés sont menacés de perte à moyen terme. Le DRASSM a, depuis quelques années, multiplié les recherches sur ces épaves, dans le cadre classique de l’inventaire archéologique national. Certaines de ces opérations ont permis d’apporter de nouveaux éclairages historiques comme de favoriser l’appropriation de ce patrimoine par des publics divers. Ainsi l’expertise menée en 2017 sur le submersible Vendémiaire, perdu lors d’un exercice le 8 juin 1912, a été l’occasion de réaliser un examen critique des archives qui a fait émerger de nouvelles conclusions sur les causes de l’accident. L’intervention de terrain a aussi réactivé la mémoire des populations locales autour de cet évènement marquant pour la région.
Longtemps négligés, ces vestiges sont désormais au cœur de plusieurs initiatives au niveau européen, comme mondial. Il ne s’agit plus seulement de les inventorier et de les étudier mais également de mieux connaître leur dégradation, de proposer leur protection et de favoriser une gestion intégrée avec le patrimoine culturel côtier, matériel et immatériel, pour comprendre leur récit complet. Leur étude et valorisation s’intègrent dans des réflexions plus vastes relatives au changement climatique, à l’urbanisation, à la pollution et au tourisme. Ainsi, le projet européen H2020 In-Memory intégrait tous ces objectifs en associant des spécialistes grecs, italiens et français autour d’épaves méditerranéennes dans une perspective de développement durable (programme non retenu en 2018, mais plébiscité par le jury). En revanche le projet ANR français SOS-Save Our Shipwrecks vient d’obtenir un financement pour 4 ans. Il vise notamment à étudier les phénomènes de dégradation de deux épaves (l’Alice Robert et le HMS Daffodil) afin de créer de nouveaux outils de diagnostic et tester in situ des solutions de préservation comme la protection cathodique par exemple. Ce programme SOS intégrera également des actions de sensibilisation envers les plongeurs attirés par ces sites immergés et des projets de valorisation pour le grand public (parcours historiques, visites virtuelles, etc). C’est par une gouvernance participative engageant l’ensemble des organes décisionnels et des intervenants, et prenant en compte les contextes régionaux, que ce patrimoine pourra être préservé et valorisé.


 

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