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Université Toulouse-Jean Jaurès (Toulouse II-le Mirail)

Cómo operar con archivos feministas: preguntas, tiempos, objetos / Nora Domínguez


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Cómo operar con archivos feministas: preguntas, tiempos, objetos / Nora Domínguez

Cómo operar con archivos feministas: preguntas, tiempos, objetos / Nora Domínguez, in Journée d'études "Archive.archives 1 : technologies herméneutiques" dans le cadre du séminaires "Archive.archives" organisé le Centre d'études ibériques et ibéro-américaines (CEIIBA), Université Toulouse Jean Jaurès, 9 novembre 2018.

À la suite des propositions de Michel Foucault dans L’archéologie du savoir (1969) et dans Dits et écrits(1994), et à partir des travaux plus récents réalisés en analyse du discours -citons, entre autres, Pêcheux et Fuchs (1975) ; Guilhaumou, Maldidier et Robin (1994) ; Maingueneau (1991) ; Charaudeau et Maingueneau (2002)- notre équipe se propose de poursuivre les recherches menées précédemment, en relevant, pour l’aire culturelle ibérique et ibéro-américaine, le défi formulé par Benjamin : « Il y a un rendez-vous mystérieux entre les générations défuntes et celles dont nous faisons partie nous-mêmes » (Walter Benjamin, Sur le concept d’histoire–VII). Nous entendons ce « rendez-vous » en tant qu’actualité toujours en suspens de forces sociales dont les luttes, politiques et symboliques, ont été effacées ou déguisées par la tradition, les processus et les conflits de l’histoire.
C’est pourquoi nous envisagerons l’Archive premier lieu dans son renvoi au pouvoir et à l’autorité, nous l’entendrons en tant qu’« archéion » d’une collectivité, qui rassemble les énoncés relevant d’un même positionnement, inséparables d’une mémoire et d’institutions qui leur confèrent leur autorité (Maingueneau 1991 et 2002). Cette articulation nous permettra d’explorer et d’interroger la notion autant dans son sens strict que dans un sens plus étendu : qu’est-ce qu’un document, comment se constitue son statut, quelles sont les différentes phases d’un document d’archive, quels sont les a priori historiques qui ont rendu réels les énoncés ainsi diffusés et ont rendu impossibles d’autres énoncés trop hétérogènes. Si l’analyse de l’archive telle que la conçoit Foucault « nous déprend de nos continuités » et « fait éclater l’autre et le dehors » (Foucault, 1969 : 172), elle s’avère essentielle à la réflexion que nous tentons de conduire sur les mondes ibériques et sur les mondes hétérogènes, coloniaux et postcoloniaux dont relèvent nos objets d’étude, de la correspondance des sociétés savantes du XVIIIe siècle aux expérimentations littéraires et cinématographiques du féminisme latino-américain contemporain, en passant par les enquêtes ethno-historiques coloniales, les constitutions d’identités nationales ou régionales, les discours, les pratiques et les processus qui les sous-tendent ou qu’elles générent, l’école et la formation, à la fois dans ses contenus, dans ses méthodes et dans ses acteurs, la préservation et la recréation du patrimoine (architectural, archéologique, muséologique) et leurs stratégies de valorisation,  etc. La constitution de l’archive est un domaine en-soi qui a mobilisé une partie de l’historiographie, dans le cas de l’Espagne avec les Archives de la Courone d’Aragon au XIIIe siècle, les Archives de la Chancellerie royale de Valaldolid (XIVè siècle), les Archives generales de Simancas (XVè siècle), les Archives générales des Indes (XVIIIè siècle), les Archives Historiques nationales (XIXè siècle) et les Archives générales de l’Administration et de l’Etat au XXè siècle.
Afin de mieux matérialiser les différentes orientations de notre réflexion et la diversité des interrogations que supportera la notion d’archive mise en œuvre, nous lui adjoindrons aussi trois situations hypothétiques, à la fois physiques et métaphoriques : la perte, l’invention et l’inachèvement.
(José González, Archives et contre-archives minoritaires: élites et discours subalternes, Carnet scientifique CEIIBA, 09/07/20017).

 

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