La gestation pour autrui : restituer la France dans le monde - représentations, encadrements et pratiques

Mise en ligne : 18 novembre 2016
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La gestation pour autrui dans son contexte normatif (1ère partie)

Descriptif

La Gestation pour autrui (GPA) est une pratique très ancienne mais
aujourd’hui médicalisée et globalisée. Si elle représente un recours
minoritaire lorsque l’on considère l’ensemble des nouvelles techniques
reproductives disponibles et utilisées dans le monde (inséminations
artificielles, fécondation in vitro, don de gamètes), elle est en
revanche la pratique la plus controversée. Mobilisant le corps
reproducteur des femmes pour le compte d’autrui, dissociant la maternité
et participant à la pluralisation de la parentalité, elle suscite de
vifs débats sur la scène publique et médiatique, y compris en France qui
s’illustrent principalement à travers les arguments présentés comme
antagoniques du libre choix, de la liberté reproductive d’une part, de
la marchandisation des corps, de l’enfant à naître et de l’exploitation
des femmes d’autre part. La pratique est d’autant plus discutée
lorsqu’elle est transnationale et qu’elle fait l’objet d’une transaction
financière entre des femmes pauvres, donc considérées comme
vulnérables, de pays émergents ou en développement et des individus ou
couples aisés, venant le plus souvent de pays riches ou développés.
C’est le cas notamment de la situation en Inde ou de certains pays de
l’Europe de l’Est, qui mobilise la presse et les médias nationaux et
internationaux.

Ce colloque est organisé par l'Institut
National d’Etudes Démographiques (INED), l'Ecole de Hautes Etudes en
Sciences sociales (EHESS), l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, le Muséum National d’Histoire
Naturelle.

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