Conférence

Didier RAOULT - Intérêt de la surveillance épidémiologique des fièvres non palustres au Sénégal -

Réalisation : 13 novembre 2013 Mise en ligne : 13 novembre 2013
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Descriptif

9e Congrès international francophone de la Société de pathologie exotique en partenariat avec la Société médicale d’Afrique noire de langue française, UCAD 2, Dakar, Sénégal  12-14 novembre 2013

Intérêt de la surveillance épidémiologique des fièvres non palustres au Sénégal 

O. Mediannikov (1,2,), C. Sokhna (1,3), J.-F Trape (1), D. Raoult (4), P. Parola (1), F. Fenollar (5)

 Pendant longtemps au Sénégal, la fièvre était synonyme de paludisme. L introduction des TDR a permis de déterminer la morbidité palustre dans les postes de santé. Les combinaisons thérapeutiques et les moustiquaires imprégnées ont considérablement réduit cette morbidité. La persistance des fièvres malgré cette baisse du paludisme a entrainé la mise en place de programmes de recherche sur les fièvres non palustres. L objectif global était de détecter et d identifier les agents pathogènes responsables de fièvre afin de faciliter une prise en charge rapide et efficace des épisodes fébriles dans ces populations.

Des prélèvements de sang capillaire ont été effectués de juin 2010 à septembre 2012 chez les malades fébriles consultant dans les postes de santé de cinq sites d écosystèmes différents au Sénégal. Il s agit de Keur Momar Sarr, Niakhar et Dielmo-Ndiop en zone sahélienne sèche ; Oussouye et Kédougou en zone humide sous-guinéenne. Ces échantillons ont été analysés par biologie moléculaire. À Dielmo et Ndiop, l installation du POC a permis une recherche parallèle de Plasmodium falciparum  par TDR.

Au total, 2311 échantillons ont été collectés et analysés.

La prévalence globale des maladies identifiées était de 25 % (579/2311). Les rickettsioses représentaient 15,2 % (15 % sont dues à Rickettsia felis ), la borréliose 7,2 % (7 % sont dues à Borrelia crocidurae ), la maladie de Whipple 1,2 %, les bartonneloses 1 % (0,3 % sont dues à Bartonnela quintana ) et la fièvre Q 0,4 %.

 Dans tous les sites, nous avons une prédominance des rickettsioses suivie des borrélioses sauf à Oussouye où les rickettsioses sont suivies par la maladie de Whipple. Si on considère le site de Dielmo et Ndiop où les gouttes épaisses sont systématiques en cas de fièvre, le paludisme représentait 11 % (95/886) des motifs de consultation.

Dans le contexte de pré élimination du paludisme, cette étude a permis de mettre en évidence la prépondérance des maladies bactériennes fébriles notamment les rickettsioses (Rickettsia felis  dans les consultations au poste de santé.

Les perspectives de cette étude sont d isoler les différentes souches identifiées en PCR, mais également de lutter contre la borréliose à tique dans les villages de Dielmo et Ndiop.

1. Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (URMITE), Université de la Méditerranée

Aix-Marseille II, PRES Aix Marseille Université, INSERM : U1095, IFR48, Faculté de médecine, IRD : UR198, CNRS : UMR7278

27 Bd Jean Moulin 13385 MARSEILLE Cedex 5, France

2. Campus universitaire IRD de Hann (URMITE) BP 1386 CP 18524 Dakar, Sénégal

3. IRD, BP 1386, Dakar, Sénégal

4. Université Aix Marseille, Unité des rickettsies Faculté de médecine 27 boulevard Jean Moulin  13385 Marseille Cedex 05, France

5. INSERM 1095, 13005 Marseille, France et Campus commun UCAD-IRD d'Hann, Dakar, Sénégal, IRD d'Hann, Dakar, Sénégal

Mail : olegusss1@gmail.com

Date de réalisation
Langue :
Français
Crédits
Alain EPELBOIN (Réalisation)
Conditions d'utilisation
© 2013 Alain Epelboin SMM CNRS-MNHN Paris, SPE & SMANF
Citer cette ressource:
Vidéothèque SMM. (2013, 13 novembre). Didier RAOULT - Intérêt de la surveillance épidémiologique des fièvres non palustres au Sénégal -. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/67477. (Consultée le 19 janvier 2022)
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