Conférence
Notice
Langue :
Français
Crédits
Lycée d’Etat Jean Zay - Internat de Paris (Production), Pascal CECCALDI (Réalisation), Pierre Corvol (Intervention), Jean Montenot (Intervention)
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/f4py-0a03
Citer cette ressource :
Pierre Corvol, Jean Montenot. CPGE - Jean Zay - Paris. (2014, 30 septembre). La naissance de la médecine scientifique (par Pierre Corvol). [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/f4py-0a03. (Consultée le 19 mai 2024)

La naissance de la médecine scientifique (par Pierre Corvol)

Réalisation : 30 septembre 2014 - Mise en ligne : 25 décembre 2014
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Descriptif

La naissance de la médecine scientifique

Dans La Maison Nuncingen (1837), Balzac met en scène une conversation entre quatre journalistes échauffés par un bon repas. L’un des commensaux, Émile Blondet, déclare sur un ton qu’on imagine volontiers sentencieux : « La médecine moderne, dont le plus beau titre de gloire est d’avoir, de 1799 à 1837, passé de l’état conjectural à l’état de science positive, et ce par l’influence de la grande École analyste de Paris, a démontré que, dans une certaine période, l’homme s’est complètement renouvelé… ». Quel crédit accorder à l’assertion que Balzac fait tenir à son personnage ?Que la médecine ait d’abord été – et cela depuis ses origines plus ou moins liées à la magie ou à la sorcellerie – sinon un art de guérir à tout le moins un ensemble de techniques destinées à soulager l’homme malade, personne n’en disconviendra. Mais à quel moment cet art est-il devenu une science, et si l’on reprend les termes que Balzac emprunte certainement à Auguste Comte « une science positive » ?En quelques décennies, à partir du début du XIXe siècle les progrès de la physiologie, de l’anatomie clinique (Xavier Bichat), la naissance de l’épidémiologie, le développement de la médecine expérimentale (Claude Bernard), l’introduction de nouveaux outils de mesure et l’introduction de la statistique ont révolutionné la médecine instaurant de nouveaux rapports entre la théorie et la pratique, modifiant profondément la relation du médecin au malade. Ces progrès incontestables de la médecine ont beaucoup contribué à affermir le crédit et l’estime accordés par un grand nombre aux sciences et aux techniques.Pierre Corvol se propose de retracer quelques uns de ces moments cruciaux qui ont conduit à faire de la médecine sinon une science du moins, selon une formule empruntée Georges Canguilhem, une « somme de sciences appliquées ».Cette conférence s’adresse à tous, élèves des filières commerciales, scientifiques ou littéraires, et tout particulièrement aux élèves de classes préparatoires littéraires qui ont le thème de la « science » au programme de leurs concours de cette année.Conférence du docteur Pierre Corvol(Professeur émérite au Collège de France)

Intervention

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