Entretien
Notice
Lieu de réalisation
Université Caen-Normandie
Langue :
Français
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
Citer cette ressource :
La forge numérique. (2012, 13 janvier). L'édition de textes latins médiévaux. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/131984. (Consultée le 28 février 2024)

L'édition de textes latins médiévaux

Réalisation : 13 janvier 2012 - Mise en ligne : 21 juillet 2022
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Descriptif

Le travail mené par Pierre Bouet, Marie-Agnès Avenel et Olivier Desbordes montre que les textes anciens traduits méritent parfois d'être revus, réinterprétés, repensés. Si l'édition de manuscrits médiévaux révolutionne rarement les faits sur le plan historique, elle permet néanmoins de travailler sur un texte plus sûr d'un point de vue littéraire et linguistique, voire de mettre à jour d'anciens contresens ou fautes de lecture. Beaucoup d'historiens des XIe et XIIe siècles restent à publier. Si le chercheur d'aujourd'hui doit toujours s'approprier le travail de ses devanciers, les nouvelles technologies lui apportent une aide précieuse, tant grâce à la numérisation qu'au recours aux bases de données, qui permettent des recoupements que l'esprit ne fait pas toujours. Peu d'étudiants fréquentent aujourd'hui les cursus de langues anciennes et de latin en particulier, pourtant les projets de recherche en ce domaine connaissent un essor important. Ainsi, à la MRSH de Caen, le pôle numérique développe des outils inédits dédiés à la consultation en ligne et à l'interrogation multiple des textes (consultation du manuscrit original, de plusieurs traductions, des notes...). Un des  projets en cours, mené en partenariat avec le Scriptorial d'Avranches, prévoit la reconstitution virtuelle de l'ancienne bibliothèque du Mont Saint-Michel.

Pierre Bouet, natif de Normandie, a enseigné de 1971 à 2002 à l'université de Caen. Il a joué un rôle majeur dans le département de latin et s'est attaché en particulier à y développer l'enseignement du latin médiéval. Spécialiste des historiens normands et anglo-normands de langue latine des Xe au XIIe siècles, il a publié de nombreux ouvrages sur la période la plus illustre de l'histoire du duché de Normandie, à savoir la conquête de l'Angleterre et celle de l'Italie du Sud et de la Sicile. Initiateur depuis de nombreuses années de travaux et de recherches collectives concernant la Normandie, co-fondateur de l'Office Universitaire d'Études Normandes (OUEN),  qu'il a dirigé pendant plus de cinq années, il a organisé une quinzaine de colloques scientifiques sur la Normandie médiévale au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle entre 1992 et 2010. Depuis près de vingt ans, il collabore également à des recherches internationales avec des universités anglaises (Hull) et italiennes (Naples et Bari). Ses ouvrages les plus récents concernent d'une part le culte de Saint Michel en Europe au Moyen Âge et l'histoire du Mont Saint-Michel et, d'autre part, le règne de Guillaume le Conquérant. Geoffroi Malaterra, biographe de Roger, comte de Sicile est l'un des chroniqueurs et historiens normands des XIe et XIIe siècles, dont Pierre Bouet est un des spécialistes reconnus, avec Marie-Agnès Lucas-Avenel.

Actuellement maître de conférences en latin, membre du CRAHAM et co-directrice de l'OUEN, Marie-Agnès Lucas-Avenel a fait ses études à l'université de Caen - où elle a bénéficié de l'enseignement de Pierre Bouet en langue et littérature latines - depuis la licence jusqu'à l'agrégation de grammaire obtenue en 1996. Sa thèse, soutenue en décembre 2001, codirigée dans le cadre d'une cotutelle entre Palerme et Caen, portait sur l'édition critique des deux premiers livres du De rebus gestis Rogerii composé par Geoffroi Malaterra (récit en latin de la conquête de l'Italie méridionale et de la Sicile par les Normands au XIe siècle). Depuis, elle poursuit ses recherches sur le texte de Malaterra et plus généralement sur l'édition critique des textes latins, sur support papier et numérique, au sein du groupe de travail ''Ichtya'' et en collaboration avec le pôle document numérique de la MRSH.

Olivier Desbordes est arrivé à l'université de Caen en septembre 1994, au sortir d'un détachement au CNRS, après quelque dix-huit ans passés dans l'enseignement secondaire, après avoir soutenu sa thèse en décembre 1988 à l'université Paris X. Son intérêt pour la paléographie et la codicologie est un peu dû au hasard d'avoir été associé en 1981 à un projet d'édition critique, en quête d'un chercheur susceptible de reprendre des travaux allemands et américains vieux de soixante-dix ans sur la tradition manuscrite d'un auteur édité, projet pour lequel il a dû suivre une formation spécifique, à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et à l'université Paris IV.  Une fois à Caen, il a été associé à ce qui deviendra l'OUEN. C'est ainsi qu'il a suivi les cours de Pierre Bouet sur les auteurs normands d'expression latine et que ce dernier a bien voulu l'associer à ses travaux d'édition (textes fondateurs du Mont Saint-Michel et, aujourd'hui, Dudon de Saint-Quentin).

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