Conférence
Notice
Lieu de réalisation
mshpn
Langue :
Français
Crédits
Gabriel Tailleur (Intervention), Léo Malherbe (Intervention), Benjamin Castelanelli (Intervention), Marlène Rosano-Grange (Intervention), Elodie Ros (Intervention), Morgane Gonon (Intervention), Marion Tosolini (Intervention), Alice Bétoule (Intervention), Jonas Grangeray (Intervention), Albert Bouffange (Intervention)
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/ey3c-zn59
Citer cette ressource :
Gabriel Tailleur, Léo Malherbe, Benjamin Castelanelli, Marlène Rosano-Grange, Elodie Ros, Morgane Gonon, Marion Tosolini, Alice Bétoule, Jonas Grangeray, Albert Bouffange . MSH Paris Nord. (2025, 4 décembre). Journée d’étude | Récri : Perspectives pluralistes dans la recherche en économie - PARTIE 2. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/ey3c-zn59. (Consultée le 22 janvier 2026)

Journée d’étude | Récri : Perspectives pluralistes dans la recherche en économie - PARTIE 2

Réalisation : 4 décembre 2025 - Mise en ligne : 22 janvier 2026
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Descriptif

Au cours de ces bientôt deux ans de séminaire, les séances mensuelles du Récri ont été l’occasion de mettre en évidence la diversité et la richesse des recherches en économie menées par des jeunes chercheur·ses se reconnaissant dans la perspective du triple pluralisme : théorique, disciplinaire et méthodologique. Elles ont par ailleurs fait émerger une dimension qu’on peut appeler épistémologique du pluralisme tel qu’il est aujourd’hui mis en pratique dans ces travaux. Ce qui constitue un quatrième aspect du pluralisme en économie renvoie notamment à la reconnaissance du caractère historiquement et géographiquement situé des catégories des sciences économiques, dont la validité ne peut être supposée d’emblée comme universelle.

La recherche en économie s’inscrivant dans une démarche pluraliste connaît de multiples développements depuis quelques années. Ce pluralisme se traduit sur les objets, sur les cadres théoriques, sur les disciplines employées ou encore les épistémologies. La journée d’étude se propose de mettre en lumière la richesse et la diversité de ces travaux. Elle vise en particulier à valoriser les activités de doctorant·es ou chercheur·ses en début de carrière.

Le pluralisme en économie se décline plus précisément en quatre dimensions :

  • Théorique, le pluralisme renvoie alors au fait que le paradigme néoclassique n’est qu’une option parmi d’autres. Institutionnaliste, post-keynésien, régulationniste, marxiste, conventionnaliste, évolutionniste, féministe, écologique, les paradigmes économiques alternatifs sont nombreux et prompts aux fertilisations croisées.

  • Disciplinaire, le pluralisme encourage le dialogue entre l’économie et d’autres sciences sociales et humaines. La scientificité de l’économie n’est pas conditionnée à la prétention d’être une physique du social, mais à sa capacité à intégrer les apports d’autres disciplines pour parvenir à une meilleure intelligibilité du monde social.

  • Méthodologique, le pluralisme comprend une diversité de méthodes d’analyse des matériaux empiriques, tant qualitatifs que quantitatifs, qui sont autant d’angles possibles et complémentaires pour mettre à l’épreuve les théories et hypothèses. Il se distingue ainsi de l’approche standard qui réduit la causalité aux inférences économétriques. Le pluralisme permet à l’inverse la constitution d’un savoir réflexif qui dépasse, tout en l’intégrant, cette appréhension partielle des phénomènes sociaux.

  • Épistémologique, et c’est une dimension qui s’est fait jour de plus plus clairement au fil des séances du séminaire — le pluralisme amène à rapporter les catégories de la pensée économique à leurs contextes d’émergence historiquement et géographiquement situés. Les notions de travail, production, marché, monnaie, entreprise, valeur, etc., ne sont pas nécessairement invalides en-dehors de leur histoire et de leur lieu, mais doivent être appliquée cum grano salis, en particulier aux Suds globaux. Dans les sociétés occidentales ou ailleurs, le caractère androcentré de nombreuses catégories économiques doit être interrogé.

     

Programme

 

  • 14h00 – 15h00Finance, monnaie et leurs justifications théoriques

Minting words: why do central banks develop CBDC?
Gabriel Tailleur et Léo Malherbe

Un regard sociologique sur les savoirs économiques critiques : la « taxe Tobin » à l’épreuve de ses appropriations
Benjamin Castelanelli

 

  • 15h15 – 16h15 : Pouvoirs, intérêts et politique(s)

Sociologie matérialiste des institutions européennes : comprendre le développement de l’UE lors de la guerre en Irak de 2003
Marlène Rosano-Grange

Du marché institutionnalisé aux appropriations situées : éléments pour une socio-économie du « numérique éducatif »
Aliénor Petiot

Réseau COOPEEC
Élodie Ros (Chercheuse et chargée de projet au SCUIO-IP de l’université Paris 8 ; Laboratoire LADYSS)

(CIRCEE)
Morgane Gonon (université Paris-Saclay, AgroParisTech, CNRS, Ecole des Ponts ParisTech, Cirad, EHESS, UMR CIRED) et Adam Poupard (université Paris Nanterre, Laboratoire EconomiX & Muséum National d’Histoire Naturelle, UMR CESCO)

Social Studies of Finance Association – Association d’Etudes Sociales de la Finance (SSFA-AESF)
Marion Tosolini (université de Lorraine, Laboratoire BETA) et Valentine Fiorani (E’S Paris-Saclay, IDHE.S)

 

  • 16h30 – 18h00 : Table ronde – Le pluralisme en action. Les initiatives pluralistes dans la jeune recherche

Sciences Sociales et Sciences du vivant : lectures interdisciplinaires (SSV)
Adrien Carpentier (Université Sorbonne Paris Nord, ACT!) et Stéphane Lavoipierre (Sciences Po Paris, Centre de Sociologie des Organisations)

Des sciences économiques aux sciences sociales : Regards épistémologiques croisés (REC)
Alice Bétoule (doctorante et enseignante à l’université Sorbonne Paris Nord, CEPN) et Jonas Grangeray (docteur et ATER à l’université Sorbonne Paris Nord)

Les Rencontres Grenobloises d’Économie Écologique (ReGEE)
Albert Bouffange (doctorant à Sciences Po Lyon et au centre INRIA de l’université Grenoble-Alpes ; Laboratoires STEEP et TRIANGLE)

Réseau COOPEEC
Élodie Ros (chercheuse et chargée de projet au SCUIO-IP de l’université Paris 8 ; Laboratoire LADYSS)

(CIRCEE)
Morgane Gonon (université Paris-Saclay, AgroParisTech, CNRS, École des Ponts ParisTech, Cirad, EHESS, UMR CIRED) et Adam Poupard (université Paris Nanterre, Laboratoire EconomiX & Muséum National d’Histoire Naturelle, UMR CESCO)

Social Studies of Finance Association – Association d’Etudes Sociales de la Finance (SSFA-AESF)
Marion Tosolini (université de Lorraine, Laboratoire BETA) et Valentine Fiorani (E’S Paris-Saclay, IDHE.S)

Intervention / Responsable scientifique

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