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Langue :
Français
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DCAM - Département Conception et Assistance Multimédia - Université Bordeaux Segalen (Réalisation), DCAM - Département Conception et Assistance Multimédia - Université Bordeaux Segalen (Production), DCAM - Département Conception et Assistance Multimédia - Université Bordeaux Segalen (Publication), Université Bordeaux Segalen - DCAM (Publication), Marilou Bruchon-Schweitzer (Intervention)
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Creative Commons (BY NC)
DOI : 10.60527/mgze-mh81
Citer cette ressource :
Marilou Bruchon-Schweitzer. Univ Bordeaux. (2011, 7 avril). Image de soi, image du corps et pratique des Activités Physiques et Sportives , in Journées nationales d'études de la SFPS. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/mgze-mh81. (Consultée le 17 juin 2024)

Image de soi, image du corps et pratique des Activités Physiques et Sportives

Réalisation : 7 avril 2011 - Mise en ligne : 21 décembre 2015
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Descriptif

Journées Nationales d’Etudes de la Société Française de Psychologiedu SportPsychologie des activités corporelles et de la performance sportive :regards croisés

 L’image du corps est un ensemble des perceptions, représentations et émotions que nous avons élaborées ou ressenties à partir des expériences corporelles qui ont jalonné notre vie et qui se sont peu à peu structurées en dimensions relativement stables (traits), comme la satisfaction/insatisfaction corporelle par exemple. Ces dimensions de l’image du corps peuvent être affectées momentanément ou durablement par des expériences corporelles aiguës ou chroniques, plaisantes (pratique d’activités physiques agréables), ou, au contraire, difficiles (maladie, douleur, blessure,...). Notre image du corps est le plus souvent biaisée et nous ne percevons notre corps que de façon généralement erronée. Les distorsions peuvent aller dans un sens positif (nous sentir plus jeunes que nos artères,...) et leur fonction est alors probablement défensive. Cependant, des normes de beauté relativement sévères, les médias, la mode, valorisent des corps « idéaux » et certains attributs corporels (minceur, jeunesse, beauté,...). La comparaison de notre corps réel à ces images idéales induit de l’insatisfaction corporelle et des distorsions dans le sens négatif. Les adolescentes et jeunes femmes, par exemple, surestiment notablement leur poids et leur BMI (Body Mass Index). Si un corps masculin relativement athlétique est conforme aux idéaux de beauté (depuis la Grèce antique), un corps féminin athlétique en revanche n’est pas toujours perçu comme attrayant (Duncan, 2004) et il est difficile pour des sportives de conjuguer les conséquences corporelles des entraînements intensifs avec les normes en matière de corps féminin idéal !L’identité est un système de représentations, d’images et de sentiments à partir desquels une personne se définit se reconnaît et se différencie des autres (Tap et al., 2002, p. 138). L’estime de soi est l’aspect « évaluatif » du soi et de l’identité. Pour la plupart, les expériences gratifiantes de la vie renforcent notre estime de soi, c’est l’inverse pour les situations frustrantes et les échecs. Des liens étroits entre image du corps et estime de soi ont été observés dans la littérature scientifique (Frost, 2004 ; Goffette, 2010). On s’interrogera sur le sens (causal ?) de ces relations.La pratique d’APS chez les enfants, les adolescents et les adultes a des effets bénéfiques multiples, notamment sur l’image du corps et l’estime de soi (Bowler, 2003 ; Bryan, 2007), à condition d’être adaptées aux possibilités des pratiquants et relativement modérées. Ceci est particulièrement vrai pour les sujets appartenant à des groupes « vulnérables » (sujets âgés, patients cancéreux, patients cardio-vasculaires, toxicomanes, sujets dépressifs,...). En effet, ces activités ont en effet en général des effets « antidépresseurs » et peuvent accroître l’auto-efficacité perçue et le contrôle perçu des pratiquants. Pourtant, les effets positifs des APS sur l’estime de soi, sur l’image du corps (et plus largement sur le bien-être) ne sont significatifs que si ces activités sont associées à des expériences émotionnelles positives. En conclusion, on se demandera si la pratique d’activités sportives de haut niveau n’est pas sans risque pour l’image de soi et le bien-être des athlètes.

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