Entretien

Entretien avec Gaston Pauls (Rencontres 2006)

Réalisation : 12 avril 2005 Mise en ligne : 12 avril 2005
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Descriptif

Acteur phare de la nouvelle génération du cinéma argentin, Gastón Pauls a 34 ans, plus d'une vingtaine de films à son actif, une boite de production et une émission de télévision. Connu bien au-delà des frontières argentines, notamment pour son rôle dans le polar de Fabián Bielinsky, "Nueve Reinas" (Les Neuf reines, 2000), il est un des symboles les plus en vue du cinéma de langue espagnole. Interviewé lors des 18èmes Rencontres de Cinéma d'Amérique Latine à Toulouse, il nous livre son point de vue sur le « Nuevo cine » argentin, ce mouvement cinématographique qui s'est épanoui ces dernières années, au milieu de la crise économique traversée par le pays.

Traduction et transcription : Nathalie Paddon et Séverine Salomo.

Chapitres
    Intervenants
    Thèmes
    Notice
    Langue :
    Espagnol, castillan
    Crédits
    Université Toulouse II-Le Mirail SCPAM (Publication), Université Toulouse II-Le Mirail (Production), Claire SARAZIN (Réalisation)
    Conditions d'utilisation
    Droit commun de la propriété intellectuelle
    Citer cette ressource:
    UT2J. (2005, 12 avril). Entretien avec Gaston Pauls (Rencontres 2006). [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/33249. (Consultée le 28 juin 2022)
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    Gastón Pauls ?

    - Oui.

    Disons le nouvel acteur, l’icône de la nouvelle génération du cinéma argentin...

    - Ah oui ? Très bien, tu viens de me l’apprendre !

    ... en tout cas ici en Europe, et en Argentine aussi. Et tu es à Toulouse pour le Festival des Rencontres Cinémas d’Amérique Latine, et nous souhaitons réaliser cette interview avec toi pour que tu nous donnes ton point de vue sur ce mouvement qui s’appelle le Nouveau Cinéma Argentin, et plus généralement ton opinion sur le rôle du cinéma et de l'art en général. Donc pour commencer, pourrais-tu nous donner une petite définition de ce qu’on appelle le Nouveau Cinéma Argentin, c’est-à-dire ce mouvement qui a vu le jour avec la nouvelle génération vers 95, ou entre 95 et 2000 ? Si tu vois quelques films, réalisateurs qui ont été à l’origine de ce mouvement ?

    - En vérité, je suis assez critique envers cette expression, le « Nouveau Ciné Argentin ». Parce qu’il me semble qu’il y a des réalisateurs qui depuis 40, 50, 60 ans ont fait beaucoup de choses en Argentine.

    Cela s’appelait aussi le « Nouveau...

    - Et cela s’appelait aussi le « Nouveau Cinéma Argentin ». Donc, ça devrait s’appeler le « Nouveau Nouveau Cinéma Argentin », et à ce rythme là, on n’en finit pas, parce que dans quinze ans ça pourra être le « Nouveau Nouveau Nouveau Cinéma Argentin ». Donc, en réalité, je crois qu’il y a un cinéma argentin, avec des gens qui renouvellent certaines choses, certaines façons de raconter, mais je ne crois pas qu’il y ait... moi par exemple... Pino Solanas est un réalisateur qui, à un moment, a généré un changement, Agresti à un autre moment, le réalisateur Alejandro Agresti, à un moment, a généré un changement, mais ils font tous, et nous faisons tous partie du cinéma argentin.

    Pourtant, entre le début de la dictature en 76, jusqu’au début des années 90, il est certain que la production argentine était premièrement restreinte, et ensuite de qualité...

    - Oui, il y eu un moment dans le cinéma argentin, je crois que c’était dans ces années-là, peut-être un peu avant aussi, mais il y a eu quelques années très difficiles, où il me semble que tout ce qui se passait avec la dictature a empêché les réalisateurs de tourner en Argentine et qu’en plus, cela les a poussé à raconter beaucoup de choses. C’est triste, ça.

    Donc, il y a bien eu un changement au milieu des années 90 ?

    - Oui, bien sûr qu’il y a eu un changement. Ce que je dis, c’est que ce changement... ; il y a encore des réalisateurs qui tournaient avant et qui continuent à tourner, n’est-ce pas ? Solanas continue à tourner. Mais ce dont je suis sûr, c'est que le cinéma est devenu populaire, populaire par rapport à la réalisation, il y a beaucoup de réalisateurs qui tournent, il y beaucoup de jeunes qui ont besoin de dire ce qui leur arrive au travers du cinéma. Et ça, ça oui, c’est quelque chose de nouveau, mais c’est aussi quelque chose de nouveau parce qu’il y a 30-40 ans, il n’y avait pas de caméras numériques, il fallait acheter de la pellicule et c’était plus compliqué, maintenant il y a les caméras numériques, et beaucoup de films sont tournés en numérique. Et cela aussi a contribué à ce que plus de films soient réalisés.

    Donc, une des origines de cette effervescence - on peut l’appeler comme ça, n’est-ce pas ? – cinématographique est une révolution technique, ainsi que...

    - En partie aussi...

    Une volonté de...

    - Oui, je crois qu’il y avait un besoin de raconter ce qui nous arrivait. Ce qui s’est passé en Argentine est si triste, si catastrophique, on peut le dire comme ça, qu’on a ressenti le besoin que toute cette douleur de l'âme, on la mette à l'écran, pour la faire sortir, pour l'exorciser.

    Donc, c’est peut-être un paradoxe qu’en pleine période de crise économique, quand les financiers manquent, quand les gens devraient se préoccuper d’autre chose que d’art ou de cinéma, c’est paradoxal que naisse ce mouvement de création super dynamique, et donc la crise aurait aussi un rôle ?

    - Oui, elle en a un. Pour moi quand un pays – j’en ai parlé il y a peu, là aussi on en parle – quand un pays est étouffé, sans air, l’art sous toutes ses formes, que ce soit le cinéma, la peinture, l’écriture, la musique, c’est de l’oxygène ; quand on se trouve au milieu de la mer, c'est une bouée de sauvetage. On s’y accroche pour ne pas se noyer, pour ne pas couler, et l’art peut être tout ça. Je crois qu’en Argentine, ça a été de l’oxygène. C’était un peu d’air quand il n’y en avait pas, un peu de lumière au milieu de l’obscurité.

    Mais pourquoi cela s’est-il produit en temps de crise et non pas pendant d’autres périodes difficiles, qu’elles soient de crise politique ou... ?

    - Je crois qu’à cette époque, dans les années 2000, 2001, 2002, il y a eu une crise mais une crise économique ; à d’autres moments, dans les années 70, il y a eu une crise idéologique, et beaucoup plus violente, avec des coups, des morts. La violence de 2001, c'était que les enfants mouraient de faim, ce qui est une autre forme de violence, mais dans les années 76-78, il y avait la censure. Si je voulais dire que Videla, qui était le président, était un fils de pute, sans aucun doute, ils allaient me censurer, me couper, le film n’allait pas sortir, et ils allaient me tuer. Maintenant, on peut dire : les gens meurent de faim.

    Oui, alors tu dis que ce rôle de l’art dont tu parles… dans ce contexte, quelle est exactement la spécificité du cinéma de nationalité argentine ? Que veulent dire exactement les cinéastes qui font le cinéma d’aujourd’hui ? Veulent-ils simplement donner un témoignage de ce qui se passe ou bien une réflexion plus profonde, ou… ?

    - Il y a une réflexion plus profonde en peu d’occasions, dans peu de cas. Je crois que ce qui se fait en général, c’est sortir ce qu’on a à l’intérieur, dire voilà ce qui nous arrive. Peu de films font une analyse, tentent d’analyser ce qui se passe. Je crois que c’est comme une nécessité de se décharger, mais je ne peux pas non plus généraliser. Il y a des moments et il y a des films où l’on veut simplement faire rire ; il y a beaucoup de comédies dernièrement et beaucoup d’entre elles sont des comédies assez intelligentes, qui se moquent ou essayent de se moquer de quelques réalités argentines. Mais je crois, et cela se passe en général dans l’histoire de l’humanité et dans l’histoire du cinéma, que peu de films finissent par faire une analyse profonde et concrète de la réalité de l’être humain. Et il n’y a pas beaucoup de films argentins qui le font. Tout de même, je suis très fier de faire partie du cinéma argentin. Il me semble qu’au-delà de n’importe quelle analyse que je pourrais faire aujourd’hui pendant cette discussion avec toi, je trouve qu’il y a un niveau dans le cinéma argentin… je ressens quand je le regarde…qu’il y a une cohérence dans beaucoup de films et qu’il y a une cohérence dans la recherche des réalisateurs, des écrivains, des scénaristes.

    Et d’après toi… par exemple, en ce moment tu travailles comme acteur et aussi – tu veux parler de ça ? – tu as le projet d’être réalisateur, de faire un film en tant que réalisateur donc. Le message que tu voudrais faire passer aux gens…

    Dans ce film ?

    Oui, quel serait-il ? Parce que tu as fait beaucoup de films sur des sujets assez compliqués historiquement, sur l’histoire de l’Argentine, et celui que tu veux faire, le premier que tu fais, quel est le…

    - Eh bien il est historique, parce que c’est quelque chose de réel qui s’est passé de l’année 65 jusqu’en 74 où un curé fut tué, qui était un curé…, qui était un des premiers curés qui s’occupa des pauvres en Argentine. Ceci était dangereux dans les années 70 ; pour certaines personnes, un curé qui aidait les pauvres, c’était dangereux et il fut tué. Je veux faire un travail dans le film…, je veux raconter les six dernières années de sa vie. Le film commence pendant les événements de Mai 68 en France, et se termine le jour où il fut tué en 74, le 11 mai. Donc, le film va s’appeler « Mai ». Et il s’agit un peu de ça, je veux raconter la vie d’une personne d’église qui se souciait des pauvres alors que l’Église en général ne s’occupait pas des pauvres. Et il me semble que c’est quelque chose qui se passait il y a trente ans mais qui se passe encore aujourd’hui. L’Église devrait se rendre compte qu’il y a des gens qui ont des difficultés, et que le Vatican est suffisamment rempli d’or.

    Alors c’est quelque chose d’assez dénonciateur.

    - On verra, on verra.

    Et pour terminer, tu peux me dire comment tu vois l’avenir du cinéma argentin ? Parce que malgré ce mouvement très fort qui pèse assez lourd dans le monde du cinéma international, le cinéma argentin reste assez fragile et vulnérable. Qu’en penses-tu ?

    Oui, il me semble que ce qui se passe souvent, c’est que le cinéma argentin est mieux vu dans le reste du monde qu’en Argentine même.

    Parce que le public argentin…

    Il n’y a pas beaucoup d’aide.

    … ne va pas tellement voir les films argentins ?

    Non, et il n’y a pas non plus beaucoup d’aide. Depuis peu, il y a des tentatives d’aider un peu plus le cinéma argentin venant de l’Institut du cinéma, de quelques organismes. Mais c’est très difficile car le cinéma argentin doit lutter contre le cinéma nord-américain, malheureusement. En Argentine même, nous devons lutter plus contre le cinéma nord-américain que contre le cinéma italien, français ou espagnol. Mais je suppose que si cela continue de cette manière, sur ce chemin, quelque chose de bien va arriver. J’ai confiance, oui.

    Très bien, un message de…

    Quelque chose de bien va arriver.

    Merci…

    Merci à toi.

    … d’être venu à Toulouse.

    Merci de m’avoir invité.

    Et à bientôt.

    À très bientôt, j’espère.

    ,

    Gastón Pauls ?

    Sí.

    Digamos el nuevo actor, el ícono de la nueva generación del cine argentino...

    Sí? ¡Qué bueno, me acabo de enterar!

    ...acá en Europa por lo menos, y en Argentina también. Y estás en Toulouse para el Festival de Rencontres Cinémas d'Amérique Latine, y estamos interesados en hacer esta entrevista contigo para que nos des tu punto de vista sobre este movimiento que se llama el Nuevo Cine Argentino, y más generalmente tu opinión sobre el papel del cine y del arte en general. O sea que para empezar, nos podrías dar una pequeña definición de lo que se llama el Nuevo Cine Argentino, o sea este movimiento que nació con la nueva generación, hace como... en 95, o entre 95 y 2000, si ves algunas películas, directores iniciadores del movimiento?

    En realidad, soy bastante critíco con esa frase que es el Nuevo Cine Argentino; porque me parece que hay directores que a ser 40, 50, 60 años en Argentina, hicieron muchas cosas.

    Se llamaban también el Nuevo...

    Y también se los llamaban el Nuevo Cine Argentino. Entonces debería ser el Nuevo Nuevo Cine Argentino, y si no así no terminamos nunca porque dentro de quince años, puede ser el Nuevo Nuevo Nuevo Cine Argentino. Entonces en realidad creo que hay un cine argentino con gente que renueva ciertas cosas, ciertas formas de relatar, pero no creo que haya... yo por ejemplo, Pino Solanas es un director que en un momento generó un cambio, Agresti en otro momento, Alejandro Agresti que es director, en un momento generó un cambio.

    Pero son todos, y somos todos parte del cine argentino.

    Pero cierto que entre el inicio de la dictadura en el 76 hasta el principio de los años 90, la producción de Argentina era primero baja y luego de calidad...

    Sí, hubo un momento del cine argentino, que creo fue en esos años quizás un poco menos también, pero hubo algunos años muy duros que me parece que todo lo que occurió en la dictadura impidió que muchos realizadores realizarán en Argentina y además que se animarán a contar muchas cosas. Es triste eso.

    Pero entonces hubo un cambio a mediados de los años 90?

    Sí, sin duda que hubo un cambio. Lo que digo es que ese cambio..., todavía hay directores que ya habían filmado que siguen filmando, no ? Solanas sigue filmando.

    Pero sí sé que lo que se hizo fue que se popularizó el cine, popularizó en cuanto a la realización, realizan... Hay muchos directores filmando, hay mucha gente joven que necesita decir lo que les pasa a través del cine. Y eso sí, eso sí es algo nuevo, pero es algo nuevo también porque hace 30-40 años no había cámaras digitales, había que conseguir películas y era más complejo, ahora hay cámaras digitales y hay muchas películas que se hacen en digital. Y también ayudó a que se filmará más.

    O sea que uno de los orígenes de esta efervescencia -- la podemos llamar así, no ? --cinematográfica fue una revolución técnica y también...

    En parte también que se...

    Una voluntad de ...

    Sí, creo que había necesidad de lo contar lo que nos pasaba, lo que pasó en Argentina fue tan triste, tan catastrófico, por decir de una manera, que había una necesidad de todo ese dolor que estaba en el alma, ponerlo en la pantalla, sacarlo, exorcizarlo.

    Entonces también puede ser una paradoja el hecho de que en tiempo de plena crisis económica, cuando faltan financieros, cuando la gente tendría que estar preocupada por otros temas que el arte o el cine, es paradójico que naciera este movimiento de creación super fuerte, entonces la crisis tendría también un papel?

    Lo tiene. Sí lo tiene, para mí cuando un país, esto yo lo hablé hace poco, también lo hablamos, cuando un país está ahogado, sin aire, el arte en cualquiera sus expresiones, en el cine, en la pintura, en la escritura, en la música, es oxígeno, y cuando uno está al medio del mar, es un salvavidas, es algo que a uno le sirve para no ahogarse, para no hundirse; y el arte puede ser eso, yo creo que en Argentina fue oxígeno. Fue un poco de aire cuando no lo había, un poco de luz al medio de la oscuridad.

    Pero por qué ocurrió en esto tiempo de crisis y no ocurrió en otros tiempos difíciles o sea que sean políticos o...

    Creo que en ésa época, en el 2000, 2001, 2002 había crisis pero había una crisis económica, en otros momentos en los años 70 había una crisis ideológica y mucho más violenta, violenta de golpes, violenta de muerte. La violencia del 2001 era los niños muriéndose de hambre, es otra clase de violencia pero en el año 76-78, había censura. Si yo quería decir que Videla, que era el presidente, era un hijo de puta, seguramente me iban a censurar, me iban a cortar y no se iba a estrenar y me iban a matar. En este momento se puede decir que hay hambre.

    Sí, pero entonces estás diciendo... Este papel del arte, del cual estás hablando, dentro de este contexto, ¿cuál es exactamente la especificidad del cine de nacionalidad argentina? ¿Qué quieren decir exactamente los cineastas que están haciendo el cine de hoy, si quieren simplemente dar un testimonio de lo que está pasando o sea una reflexión más profunda o...?

    En pocos momentos, en pocos casos hay una reflexión más profunda. Creo en general lo que se hace es como sacar lo que uno tiene adentro, decir bueno esto es lo que nos pasa, en pocas películas hay un análisis, un intento de análisis de lo que pasa. Creo que es como una necesidad de descarga, y tampoco puedo generalizar, hay momentos y hay películas donde simplemente lo que se quiere es hacer reír, hay muchas comedias últimamente y muchas de ellas también son comedias bastante inteligentes que se ríen o intentan reírse de algunas realidades argentinas. Pero creo que, y eso ocurre en general en la historia de humanidad y la historia del cine, que pocas películas terminan haciendo un análisis profundo y concreto sobre la realidad del ser humano y no hay muchas películas argentinas que lo hagan. Igual yo estoy muy orgulloso de formar parte del cine argentino, me parece que más allá de cualquier análisis que yo puedo hacer ahora en esta charla contigo, con vos, me parece que hay un nivel en el cine argentino... yo siento que cuando yo veo... hay una coherencia en muchas películas y hay una coherencia en la búsqueda de los directores, de los escritores, de los guionistas.

    Y para ti, para vos, tú, por ejemplo, en el momento estás trabajando de actor y también -- quieres hablar de esto? -- Tienes un proyecto de ser director, de hacer una película como director entonces, el mensaje que tú quisieras hacer pasar a la gente...

    En esa película?

    Sí, ¿cuál podría ser? Porque hiciste muchas películas con temas bastante complicados historicamente, en la historia de Argentina y la que quieres hacer, la primera que haces, ¿cuál es el...?

    Bueno, es histórico porque es algo real que ocurrió desde el año 65 hasta el 74 que matan a un cura, que fue un cura, fue uno de los primeros curas que en Argentina se ocupó de los pobres. Eso en los años 70 era peligroso; para cierta gente que un cura estuviera ayudando a los pobres, era peligroso y lo mataron. Yo quiero hacer un trabajo en la película, quiero relatar sus últimos seis años de vida, empieza en el Mayo Francés, la película, y termina el día que lo matan en el año 74, el 11 de mayo, entonces la película se va a llamar Mayo. Y es un poco eso, yo quiero relatar la vida de una persona de la Iglesia que se preocupaba por los pobres cuando la Iglesia en general no se ocupa de los pobres. Y me aparece que eso es algo que habla de lo que pasó hace 30 años pero todavía habla de lo que pasa hoy. La Iglesia debería aprender que hay gente que lo está pasando mal y que el Vaticano está bastante lleno de oro.

    Entonces es algo bastante denunciador.

    Veremos, veremos.

    Y para terminar me puedes decir cómo ves el futuro del cine argentino, porque a pesar de este movimiento muy fuerte que tiene bastante peso en el mundo del cine internacional, se queda bastante frágil y vulnerable el cine argentino, ¿cómo lo ves vos ?

    Sí, me parece que muchas veces ocurre que el cine argentino se ve mejor en el resto del mundo que en Argentina mismo.

    ¿Por qué el público argentino...

    No apoya mucho.

    ... no va mucho a ver las películas argentinas ?

    No, y tampoco hay mucho apoyo. Recién ahora están intentando apoyarse un poco mas al cine argentino desde el Instituto de Cine, algunos organismos, pero muy difícil porque el cine argentino tiene que luchar contra el cine norteamericano, lamentablemente, en Argentina mismo, más en el cine norteamericano que el cine italiano, francés, español o sea que tenemos que luchar contra eso. Pero supongo que si se sigue de esta manera, por este camino algo bueno va a pasar. Tengo confianza, sí.

    Muy bien, un mensaje de...

    Algo bueno va a pasar.

    Gracias...

    A vos.

    ...por venir a Toulouse.

    Gracias por invitarme.

    Y hasta la próxima.

    Y hasta la próxima. ¡Pero que sea pronto!

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