Conférence
Notice
Lieu de réalisation
Campus Mirail, Université Toulouse - Jean Jaurès
Langue :
Français
Crédits
Nathalie Michaud (Réalisation), Université Toulouse - Jean Jaurès (Production), Le Vidéographe - Maison de l'image et du Numérique / UT2J (Publication), Marie-Christine Pollet (Intervention)
DOI : 10.60527/t0vv-hv87
Citer cette ressource :
Marie-Christine Pollet. UT2J. (2025, 12 juin). Prendre en compte les spécificités disciplinaires pour penser des formations contextualisées à l’écriture scientifique , in Accompagner l'écrit dans le supérieur : formation, évaluation, certification. Le projet écri+ dans le champ des littératies universitaires . [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/t0vv-hv87. (Consultée le 3 novembre 2026)

Prendre en compte les spécificités disciplinaires pour penser des formations contextualisées à l’écriture scientifique

Réalisation : 12 juin 2025 - Mise en ligne : 22 septembre 2026
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Descriptif

L’analyse des liens entre l’écriture académique et les spécificités des contextes disciplinaires a donné lieu, ces trente dernières années, à de nombreuses publications qui ont fait évoluer les perceptions des difficultés d’écriture des étudiants (Delcambre et Lahanier-Reuter, 2010).
À l’aune de ce nouveau regard, les écrits scientifiques dans diverses disciplines ont été particulièrement observés, faisant émerger de nombreuses questions à propos des types de formation à favoriser.

À cet égard, certaines intentions et conduites discursives constitutives de l’écriture scientifique, liées à la nécessité de partir de l’existant pour produire de nouvelles connaissances, peuvent être considérées comme transversales. Néanmoins, leurs manifestations linguistiques sont fortement liées aux contextes disciplinaires, en termes de spécificités non seulement épistémologiques mais aussi culturelles, institutionnelles et, partant, méthodologiques (Delcambre, 2012 ; Pollet, 2019, 2024).

J’évoquerai tout d’abord quelques travaux qui, sans nier les aspects transversaux caractérisant l’activité et l’écriture de recherche, privilégient une approche variationniste plutôt qu’universaliste des écrits scientifiques, tenant compte de la diversité des disciplines et/ou des genres attendus dans tel ou tel environnement. Je me référerai notamment, pour ce faire, aux analyses particulièrement éclairantes de Grossmann (entre autres 2012).

Je me pencherai ensuite sur le cas, particulièrement situé, de l’écriture scientifique dans la filière d’Histoire de mon université. Dès le début du cursus, celle-ci inscrit son enseignement et les travaux demandés aux étudiants dans une tradition de recherche qui, outre les sources secondaires, accorde une extrême importance à l’exploitation et la visibilité des sources primaires.

M’appuyant sur divers supports (guides fournis aux étudiants, entretiens avec les enseignants, travaux d’étudiants, écrits de chercheurs experts) et sur les cours dits « méthodologiques » de la filière, je mettrai la focale sur la spécificité qui guide l’écriture de la recherche en Histoire dans mon institution et représente la principale difficulté pour les étudiants : articuler trois systèmes discursifs (les sources primaires, les sources secondaires, et le propos de l’auteur lui-même) dans un texte cohérent problématisant un objet de recherche.

Dans ce cas précis, c’est cet entrelacs, en tant que fait linguistique particulier, que je voudrais montrer, à la fois comme point d’arrivée de l’analyse d’un fonctionnement disciplinaire et comme point central d’une formation contextualisée à l’écriture scientifique.

Intervention / Responsable scientifique
Thème
Documentation

Delcambre, I. (2012). « De l’utilité de la notion de littéracies pour penser la lecture et l’écriture dans l’enseignement supérieur ». Diptyque, 34, pp. 19-35.

Delcambre et Lahanier-Reuter, D. (2010). « Les littéracies universitaires. Influence des disciplines et du niveau d’étude dans les pratiques de l’écrit ». Dyptique, 18, pp. 11-42.

Grossmann, F. (2012). « Pourquoi et comment cela change ? Standardisation et variation dans le champ des discours scientifiques ». Pratiques [En ligne], 153-154 http://journals.openedition.org/pratiques/1976

Pollet, M.-C (2019). « Les littéracies universitaires : un champ de la didactique pour penser et construire l’intégration des étudiants dans leur communauté discursive », dans G. Messier et L. Lafontaine (éd.), Littératie : entre pratiques scolaires et extrascolaires, Côte-Saint-Luc : éditions Peisaj, pp. 111-126.

Pollet, M.-C (2024). « Pour une didactique des discours dans l’enseignement supérieur. L'explicatif comme curseur de variations génériques ? », Diptyque, 42, pp. 141-156.

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