Conférence
Écologie et existence. Philosophie du corps politique
Réalisation : 7 juillet 2015 - Mise en ligne : 12 mai 2022
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Cette conférence a été donnée dans le cadre du colloque intitulé "Quelles transitions écologiques ?" qui  s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 30 juin au 10 juillet 2015, sous la direction de Dominique BOURG, Alain KAUFMANN et Dominique MÉDA.

Présentation de l'intervenante

Agrégée, docteur et HDR en philosophie, Corine Pelluchon est spécialiste de l'œuvre de Léo Strauss et de philosophie morale et politique, Professeure à l'université de Franche-Comté elle consacre une grande partie de ses recherches et de son enseignement aux questions d'éthique appliquée (éthique médicale et biomédicale, éthique animale et éthique environnementale).

Résumé de la communication

Les éthiques environnementales reprochaient aux philosophies de la liberté de concevoir l’environnement comme un simple décor de l’histoire. Pourtant, elles n’ont pas su articuler l’écologie à une philosophie de l’existence ni rénover la démocratie. Cette double tâche constitue le défi de la philosophie de l’environnement aujourd’hui. Celle-ci prend ici la forme la forme d’une phénoménologie du "vivre de" qui s’appuie sur la matérialité de l’existence et la corporéité du sujet, soulignant l’importance de la spatialité et de l’habitation qui est toujours une cohabitation avec les autres hommes et avec les autres espèces. Il est question non de ressources, mais de nourritures, qui désignent tout ce dont nous vivons. Un tel point de départ modifie le sens de l’éthique et de la justice. Non seulement elles ne se bornent pas aux relations entre les hommes actuels, mais, de plus, notre rapport aux nourritures est le lieu originaire de l’éthique. De même, la justice désigne le partage des nourritures et se distingue des théories distributives. Enfin, à partir du moment où l’on reconstruit l’association civile sur un sujet qui "vit de", on comprend que le contrat social ne peut plus être structuré exclusivement par la conciliation des libertés et des intérêts individuels. D’autres objectifs comme la préservation d’un monde habitable entrent dans la définition du bien commun.

Date de réalisation
Lieu de réalisation

CCIC, Cerisy-la-Salle

Langue :
Français
Citer cette ressource :
La forge numérique. (2015, 7 juillet). Philo . [Podcast]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/169384. (Consultée le 4 novembre 2026)

Philo

par Alonzo FARICELLI, le 23 décembre 2025
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Conférence
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Conférence
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Conférence
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Conférence
Corine Pelluchon
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Conférence
Roberto Terzi
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Conférence
Jacques Colette
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Dans les écrits jusqu'en 1847, notamment ceux signés du pseudonyme Johannes Climacus, Kierkegaard philosophe traite d'abord de l'idée de Dieu, de Dieu non pas comme nom mais comme concept, d'où la confrontation avec Spinoza et Leibniz. Se développe ensuite la problématique existentielle: éternel, Dieu n'existe pas, mais n'est cependant pas sans rapport avec l'existence. A la différence du paganisme, pour le christianisme pas de rapport direct avec le Dieu inconnu, révélé mais secret. L'intériorité cachée n'a de rapport qu'indirect avec un Dieu invisible mais omniprésent. Avec les œuvres d'Anti-climacus, le thème de la foi et du "devant Dieu" prend d'autres accents moyennant les analyses du désespoir et de la possibilité du scandale. On s'attachera principalement ici aux textes du Journal de 1854, au sens non hégélien de la formule, reprise à Hegel, de Dieu comme "subjectivité infinie".
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