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Mai 68, ou le triomphe de la ‘Société du spectacle’ ? / Pascal Ory


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Mai 68, ou le triomphe de la ‘Société du spectacle’ ? / Pascal Ory

Mai 68, ou le triomphe de la ‘Société du spectacle’ ? / Pascal Ory, conférence présentée dans le cadre des Savoirs partagés et animée par Emeline Jouve, maitre de conférences en langue et littérature anglaise à Institut National Universitaire Jean-François Champollion, Toulouse, Hôtel d'Assézat, 4 avril 2018.

Ce n’est pas tout à fait un hasard si le mouvement étudiant de Mai 68 a voulu occuper, après la Sorbonne, l’Odéon. Ce n’est pas tout à fait hasard si le lieu où des soixante-huitards ont cherché, en juillet, à rejouer la pièce de mai fut le Festival d’Avignon. Ce n’est pas tout à fait un hasard si le travail théorique le plus novateur en matière politique publié en langue française dans les années qui ont précédé Mai (novembre 1967, pour être précis) s’appelle "La société du spectacle" [de Guy Debord] qui réunit le concept économique de marchandise et le concept culturel de spectacle, renvoyant dos à dos le modèle bolchévique et le modèle capitaliste. Pascal Ory essaie d’interpréter ce hasard qui n’en serait pas tout à fait un et montre en quoi l'Internationale situationniste a influencé la société post mai 68, et aura notamment un impact sur le terrain du théâtre. « La spectacularisation de Mai est évidente dans la manière dont on nous raconte Mai et dans la manière dont Mai s'est d'emblée mis en scène (...) elle met en scène les manifs, les meetings, ce sont évidemment des scénographies ». Il y a aussi les barricades et l'occupation des  lieux de travail « où l'on va trouver comme en [19]36, des artistes qui vont venir par solidarité présenter des spectacles, des chanteurs [comme] le théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis...».
Pascal Ory clôture sa conférence avec l’exemple précis du festival d’Avignon de juillet 1968. Un moment clé, qui a durablement marqué la relation du théâtre et de la politique en France. Sous la direction de Jean Vilar, le festival est pensé comme un lieu d'expression ouvert, libre et moderne mais il cristallise rapidement des mouvements de contestation : la révolution se rejoue à Avignon. La municipalité nouvellement élue, s’oppose notamment à la programmation en censurant les représentations de Paradise Now par le Living Theatre, troupe de théâtre engagé, ce qui provoque de nombreux débordements et manifestations agitées. Au sein même des festivaliers, deux courants de pensée s’opposent entre une vision utopique du théâtre, ennemie du « Supermarché de la culture » et les défenseurs d’une conception plus populaire.

 

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