Conférence
Notice
Lieu de réalisation
Salle de conférence, site Pouchet du CNRS
Langue :
Français
Crédits
Thomas Guiffard (Réalisation), Simon Apartis (Organisation de l'évènement), Guillaume Garcia (Intervention)
DOI : 10.60527/6s7d-7097
Citer cette ressource :
Guillaume Garcia. CNRS_Pouchet. (2026, 25 juin). La fabrication des normes d’anonymisation des données qualitatives. Pour une approche empirique et réflexive de l’anonymisation , in Séminaire les données de la recherche comme instrument de (dé)légitimation des SHS. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/6s7d-7097. (Consultée le 3 novembre 2026)

La fabrication des normes d’anonymisation des données qualitatives. Pour une approche empirique et réflexive de l’anonymisation

Réalisation : 25 juin 2026 - Mise en ligne : 28 août 2026
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Descriptif

L’ouverture des données de la recherche est aujourd’hui au cœur des politiques de science ouverte. Dans ce contexte, l’anonymisation des données qualitatives apparaît souvent comme une exigence allant de soi, encadrée par des prescriptions juridiques, éthiques ou méthodologiques formulées sous la forme de « bonnes pratiques ». Cette communication propose de déplacer le regard de ces prescriptions vers les conditions concrètes de leur mise en œuvre.
Je m’intéresse à la fabrication des normes professionnelles de l’anonymisation et aux disputes qui entourent leur définition. À partir d’un retour réflexif sur l’expérience de beQuali, dispositif dédié à la diffusion et à la réutilisation des enquêtes qualitatives en sciences sociales, je montrerai que l’anonymisation ne relève pas d’une simple application de règles prédéfinies. Elle constitue une activité d’arbitrage sous contrainte, impliquant des choix situés entre protection des personnes enquêtées, préservation de la valeur scientifique des données, contraintes organisationnelles et exigences institutionnelles liées à l’ouverture des données.
L’intervention s’appuie également sur une enquête plus large portant sur les pratiques d’accompagnement au dépôt de données dans différents entrepôts de recherche en sciences sociales. Cette mise en perspective permet de replacer les pratiques d’anonymisation dans l’écologie professionnelle plus vaste de la science ouverte et de mieux comprendre les contraintes structurelles auxquelles sont confrontés les acteurs chargés de leur mise en œuvre : chercheurs et chercheuses, ingénieurs, archivistes, documentalistes, juristes ou délégués à la protection des données.
L’objectif est de contribuer à une sociologie des politiques d’ouverture des données attentive aux pratiques effectives de travail et aux formes de régulation qui les rendent possibles, plutôt qu’à une approche centrée exclusivement sur la diffusion de standards ou de procédures supposés universels.
 

Intervention / Responsable scientifique

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