Conférence
Chapitres
Notice
Langue :
Français
Crédits
Philippe KERGRAISSE (Réalisation), Direction de l'Audiovisuel de l'EHESS (Dir. Jean-Claude Penrad) (Production), Olivier Cayla (Intervention), Thomas Hochmann (Intervention), Marc-Olivier Baruch (Intervention), Sabina Loriga (Intervention)
Conditions d'utilisation
© Direction de l'Audiovisuel / EHESS / 2014
DOI : 10.60527/t3ha-e773
Citer cette ressource :
Olivier Cayla, Thomas Hochmann, Marc-Olivier Baruch, Sabina Loriga. EHESS. (2014, 29 janvier). 1 - Liberté d’expression et négation de l’histoire Retours sur « l’affaire Dieudonné » , in Liberté d’expression et négation de l’histoire. Retours sur « l’affaire Dieudonné ». [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/t3ha-e773. (Consultée le 23 juillet 2024)

1 - Liberté d’expression et négation de l’histoire Retours sur « l’affaire Dieudonné »

Réalisation : 29 janvier 2014 - Mise en ligne : 10 février 2014
  • document 1 document 2 document 3
  • niveau 1 niveau 2 niveau 3
Descriptif

Liberté d’expression et négation de l’histoire. Retours sur « l’affaire Dieudonné »

1ère partie - intervenants

2ème partie - questions du public

enregistré le mercredi 29 janvier 2014 à l'amphithéâtre de l'EHESS.

Débat organisé par les Cercles de formation de l’EHESS et le Groupe d’études sur les historiographies modernes (GEHM), équipe du CRH.

  • Intervenants : Olivier Cayla, juriste (EHESS), Thomas Hochmann, juriste (Université de Reims), Sabina Loriga, historienne (EHESS). 
  • Présidence et modération : Marc Olivier Baruch, historien (EHESS).

Le droit peut évoluer très vite : en un après-midi, le 9 janvier dernier, une juridiction administrative, le tribunal administratif de Nantes, donna une interprétation des limites de la liberté d'expression qui, moins de trois heures plus tard, fut démentie en appel par le Conseil d'État. On crut lire dans cette succession contradictoire, certes extraordinairement médiatisée, le produit d'un emballement jurisprudentiel.

Ce n'était pas exact. C'est au contraire dans un temps long que cette folle demi-journée doit être lue. Rappelons que dès janvier 1965 Vladimir Jankélévitch s'indignait qu'« applaudir aux fours crématoires [pût être considéré] comme une "opinion" » ; qu'en 1996 la Cour de Strasbourg refusa aux négationnistes français la protection de la Convention européenne des droits de l'homme dont elle estima qu'ils bafouaient le principe même ; qu'en 2009 enfin, par un avis (Hoffman-Glémane, 16 février 2009) étrangement passé inaperçu, le Conseil d'État souligna l'importance symbolique de la « reconnaissance solennelle du préjudice collectivement subi par les personnes victimes des persécutions antisémites ainsi que du souvenir que doivent à jamais laisser, dans la mémoire de la nation, leurs souffrances exceptionnelles et celles de leurs familles ».

La véritable interrogation soulevée par cette affaire, qui n'est sans doute actuellement qu'en veilleuse, réside à nos yeux dans la difficulté de la société intellectuelle à accepter que la loi implique ou qualifie des éléments du passé. Tout se passe comme si, dans notre pays, l'histoire, la politique et le droit composaient les sommets d'un triangle bien peu équilatéral.

Intervention

Dans la même collection

Avec les mêmes intervenants et intervenantes